"COMMENT LE SPECTRE DU COMMUNISME DIRIGE LE MONDE"

Chapitre 5. L’infiltration de l’Occident (2e partie)

Le spectre du communisme n'a pas disparu avec la désintégration du Parti communiste en Europe de l'Est
août 29, 2021 0:27, Last Updated: septembre 13, 2021 17:54
By L'équipe éditoriale des « Neuf Commentaires sur le Parti communiste »

Epoch Times publie, sous forme de série, un nouvel ouvrage, Comment le spectre du communisme dirige le monde, traduit du chinois et écrit par les auteurs des Neuf Commentaires sur le Parti communiste.

 

Table des matières (suite du Chapitre 5)

6. Les nouveaux marxistes qui vénèrent Satan

7. La Longue Marche de la gauche à l’assaut des institutions

8. Le politiquement correct : la police de la pensée du démon

9. L’emprise du socialisme en Europe

10. Pourquoi nous laissons-nous avoir par les tactiques du démon ?

Références (suite)

* * *

Quand la révolution de rue de la jeunesse occidentale battait son plein dans les années 60, il y en avait un qui ne croyait pas à leur naïveté, leur sincérité ou leur idéalisme. « Si le vrai radical se rend compte qu’avoir les cheveux longs crée une barrière psychologique qui peut nuire à sa communication et à son organisation, il se coupe les cheveux. » Cet homme, c’est Saul Alinsky, un activiste radical qui a écrit des livres, donné des cours et supervisé lui-même la mise en pratique de ses théories, pour finir par devenir l’agitateur « para-communiste » dont l’influence a été la plus néfaste de ces dernières décennies.

En dehors de son admiration pour Lénine et pour Castro, Alinsky a également rendu hommage au diable lui-même. Dans son livre Des Règles pour les radicaux, l’un de ses épigraphes dit : « Prenons soin au moins de rendre rapidement hommage au tout premier radical : parmi toutes nos légendes, toute notre mythologie et toute notre histoire (et qui peut dire où commence la mythologie et où commence l’histoire – ou bien s’il y a même une différence), le premier radical connu des hommes, qui s’est rebellé contre l’ordre établi d’une façon tellement efficace qu’il en a au moins gagné son propre royaume – Lucifer. »

La raison pour laquelle « para-communiste » est un terme qui définit le mieux Alinsky, est que contrairement à la Vieille Gauche (la gauche politique) des années 30 et la Nouvelle Gauche (la gauche sociétale ou culturelle) des années 60, Alinsky a refusé de trop délimiter ses idées politiques. Son point de vue général est qu’il y a ceux qui possèdent, ceux qui possèdent un peu plus, et ceux qui ne possèdent rien. Il enjoint ceux qui ne possèdent rien à se rebeller contre ceux qui possèdent et à utiliser tous les moyens nécessaires pour s’emparer des richesses et du pouvoir, et installer une société complètement « égale ». Tous les moyens sont bons pour s’emparer du pouvoir et détruire l’intégralité du système social existant. On l’a appelé le Lénine de la gauche post-communiste et son « Sun-Tzu ». [1]

Dans Des Règles pour les radicaux, publié en 1971, Alinsky expose en détails sa théorie et les méthodes qu’il avance pour organiser la communauté d’activistes. Parmi ces règles : « Une tactique qui prend trop de temps devient un repoussoir » ou bien « Maintenez la pression » ; « Choisissez une cible, immobilisez-là, personnalisez-la et mettez-la en relief » ; « Ridiculiser l’autre est l’arme la plus puissante des hommes. » [2] Au cœur de ces règles se trouve la conviction que l’on peut sans scrupule recourir à tous les moyens pour atteindre ses buts et obtenir le pouvoir.

Les règles arides d’Alinsky révèlent leur vraie nature une fois mises en pratique dans le monde réel. Alors que la Guerre du Vietnam bat son plein, en 1972, George H. Bush, l’ambassadeur américain aux Nations Unies, est invité à faire un discours à l’université de Tulane. Les étudiants anti-guerre demandent l’avis et les conseils d’Alinsky qui leur dit qu’une manifestation d’opposition classique risquerait de mener à leur exclusion de l’université. Il suggère donc qu’ils portent des habits du Ku Klux Klan, et qu’à chaque fois que Bush défend la guerre au Vietnam, ils se lèvent, brandissent des pancartes et hurlent « le KKK soutient Bush ». Les étudiants ont eu « de très bons résultats et sont parvenus à capter l’attention »[3]

Alinsky et ses partisans se sont également félicités de deux autres manifestations d’opposition qu’il avait planifiées. En 1964, alors qu’il est en pourparlers avec les autorités de Chicago, Alinsky élabore un plan d’action consistant à ce que 2 500 activistes occupent les toilettes de l’Aéroport International O’Hare à Chicago, un des plus importants au monde, et qu’ils bloquent ainsi tout le fonctionnement normal de l’aéroport. Avant de mettre son plan en action, il s’arrange pour faire fuiter son projet auprès des autorités de la ville qui décident alors de négocier avec lui. [4]

Pour obliger Kodak, un important employeur à Rochester dans l’État de New-York, à augmenter son taux de salariés noirs, Alinsky a recours à une tactique similaire : alors que l’Orchestre Philarmonique de Rochester prévoit un évènement culturel majeur dans la ville, Alinksy s’arrange pour acheter des centaines de tickets pour ses activistes et leur demande de ne manger que des flageolets avant le concert. Ainsi, leurs flatulences rempliraient le théâtre et nuiraient au bon déroulement du concert. Si cet épisode n’a pas été mené à terme, il n’en reste pas moins que cette menace, ajoutée à d’autres tactiques d’intimidation, a permis à Alinsky d’être en position de force lors des négociations.

Le livre d’Alinsky laisse l’impression d’un homme sinistre, froid et calculateur. Sa conception de « l’organisation de la communauté » était réellement une sorte de révolution graduelle. [5]

Plusieurs aspects permettent de différencier Alinsky de ses prédécesseurs : tout d’abord, que ce soit la Vieille Gauche ou la Nouvelle Gauche, toutes deux tiennent une rhétorique idéaliste, alors qu’Alinsky dépouille la « révolution » de tout vernis idéaliste et la dépeint comme une pure lutte de pouvoir. Quand il menait des séminaires sur « l’organisation communautaire », il demandait systématiquement à ses élèves : Pourquoi s’organiser ? Certains répondaient que c’était pour aider les autres, mais Alinsky rétorquait triomphalement : « Le but de l’organisation, c’est le pouvoir ! » [6]

Dans le manuel que les élèves d’Alinsky suivaient, on pouvait lire : « Nous ne sommes pas vertueux quand nous ne voulons pas le pouvoir. […] Nous sommes réellement des lâches de ne pas vouloir le pouvoir » ; « le pouvoir est bon » ; « l’absence de pouvoir est mauvais ». [7]

Deuxièmement, Alinksy n’avait pas vraiment une bonne opinion des jeunes rebelles des années 60, qui s’opposaient ouvertement au gouvernement et à la société. Il insistait sur le fait que dans la mesure du possible, il fallait prendre place dans le système, tout en attendant patiemment le moment opportun pour le subvertir de l’intérieur.

Troisièmement, le but ultime d’Alinsky était de subvertir et de détruire et non pas de servir un groupe ; ainsi, dans la mise en pratique de son projet, il était nécessaire de cacher ses véritables intentions en mettant en avant auprès du public des buts factices ou localisés qui donnaient l’impression d’être tout à fait raisonnables et inoffensifs, et ainsi mobiliser des pans plus importants de la société. Quand les gens seraient habitués à être mobilisés, il deviendrait aisé de les convaincre de se mobiliser pour des causes réellement radicales.

Dans Des Règles pour les Radicaux, Alinsky dit : « Toute nouvelle situation révolutionnaire doit d’abord s’appuyer sur une attitude, parmi la masse de notre peuple, qui soit passive, affirmative et non-conflictuelle à l’égard du changement. […] Souvenez-vous : une fois que vous parvenez à mobiliser les gens sur quelque chose d’aussi communément accepté que la pollution, alors vous avez un groupe de gens organisés prêt à se mettre en mouvement. À partir de là, il n’y a qu’un pas pour passer naturellement et rapidement à la pollution politique et la pollution du Pentagone. »

Un chef de file du mouvement SDS (Étudiants en faveur d’une société démocratique), qui a été profondément influencé par Alinsky, a compris l’essence de la radicalisation des contestations sociales : « L’ordre du jour n’est jamais l’ordre du jour ; l’ordre du jour est toujours la révolution. » La gauche radicale postérieure aux années 60 a été profondément influencée par Alinsky et a toujours cherché à transformer les contestations sociales en un mécontentement général à l’égard du statu quo, de façon à faire avancer ses pions sur l’échiquier de la révolution.

Quatrièmement, Alinsky a fait de la politique un champ de bataille sans fin. Lorsqu’il explique sa stratégie d’organisation de la communauté à ses partisans, Alinsky leur dit qu’il faut viser les yeux, les oreilles et le nez de l’ennemi. Comme il le dit dans son livre : « En premier lieu, les yeux : si vous avez une organisation qui mobilise un très grand nombre de gens, vous pouvez faire la démonstration de votre force devant l’ennemi et montrer ouvertement votre pouvoir. Deuxièmement, les oreilles : si votre groupe est un petit groupe, alors utilisez la technique de Gédéon et cachez les membres de votre groupe dans l’ombre tout en faisant un tintamarre qui fera croire à celui qui vous écoute que votre organisation est plus nombreuse qu’elle ne l’est réellement. Et troisièmement, le nez : si votre groupe est encore trop petit pour faire du bruit, alors empestez les lieux. »

Cinquièmement, au regard de ses actions politiques, Alinsky fait appel aux aspects de la nature humaine les plus vils, comme l’indolence, l’avidité, la jalousie et la haine. Il est arrivé que certaines de ces campagnes débouchent sur des victoires mesquines, mais cela n’a eu pour effet que de les rendre encore plus cyniques et malhonnêtes. Dans le but de subvertir le système politique et l’ordre social des pays libres, Alinsky n’hésitait pas à pousser ses partisans au déclin moral. On peut ainsi inférer que s’il devait véritablement être au pouvoir, il ne prendrait pas soin de ses camarades et n’aurait aucune pitié pour eux.

Quelques décennies plus tard, deux figures centrales de la vie politique américaine, qui ont été profondément influencées par Alinsky, ont participé à l’avènement d’une révolution silencieuse qui a subverti la civilisation américaine, ses traditions et ses valeurs. En même temps, la contestation sociale comme l’entend Alinsky, proche de la guérilla et qui ne s’impose aucune limite, est devenue populaire aux États-Unis depuis les années 1970. Cela semble évident lorsqu’on pense à la « manifestation du vomi » en 1999 contre l’Organisation mondiale du commerce à Seattle (lors de laquelle les manifestants prenaient une drogue qui les faisait vomir, et ainsi ils vomissaient collectivement dans la Plaza et dans le centre de conférences), au mouvement Occupy Wall Street, aux Antifas, etc.

Il est intéressant de noter que dans une des pages de l’introduction de l’ouvrage Des Règles pour les radicaux, Alinsky rend « hommage au tout premier radical », Lucifer. Plus tard dans une interview donnée à Playboy quelque temps avant sa mort, Alinsky a dit que, quand il mourrait, il « choisirait sans réserve l’enfer » et commencerait à organiser le prolétariat car « je fais partie de ce groupe de gens »[8]

7. La Longue Marche de la gauche à l’assaut des institutions

C’est Antonio Gramsci, un communiste italien important, qui a émis l’idée de mener une « longue marche à l’assaut des institutions ». Il savait qu’il serait difficile d’inciter les gens de foi à lancer une révolution et renverser le gouvernement légitime ; et ainsi pour faire la révolution, les communistes ont besoin de nombreux petits soldats qui partagent leur vision macabre de la moralité, de la foi et des traditions. La révolution du prolétariat, par conséquent, doit commencer par la subversion de la religion, de la moralité et de la civilisation.

Après l’échec des révolutions de rues des années 60, les rebelles ont fini par intégrer les universités. Ils ont obtenu leurs diplômes et sont devenus des intellectuels, des professeurs, de hauts fonctionnaires de l’État, des journalistes. Ils ont ainsi pu pénétrer le courant principal de la société et mener à bien cette « longue marche à l’assaut des institutions ». Ainsi ils ont infiltré et corrompu les institutions occidentales qui sont cruciales pour le maintien de la moralité des sociétés. Cela comprend l’Église, le gouvernement, le système éducatif, les administrations législatives et judiciaires, le monde des arts, les médias et les ONG.

Les États-Unis, au sortir des années 60, étaient comme un patient atteint d’une infection, mais incapable d’en identifier la cause. Les idées para-marxistes se sont installées au plus profond de la société américaine et ont métastasé.

Parmi les nombreuses théories et stratégies révolutionnaires qui ont été avancées, la stratégie de Cloward-Piven, qu’ont proposée deux sociologues de l’université de Columbia, est l’une des plus connues et elle a pu être mise en pratique avec un certain succès.

Le concept central de la stratégie Cloward-Piven est d’utiliser le système d’aides de l’État pour mettre le gouvernement dans une situation de banqueroute. Selon le gouvernement américain, le nombre de personnes éligibles à des aides sociales dépasse de loin le nombre de personnes qui reçoivent effectivement une aide. Lorsque ces gens seront encouragés et s’organiseront pour bénéficier de ces aides, les fonds de l’État se trouveront rapidement épuisés et le gouvernement sera incapable de s’en sortir.

L’implantation de cette stratégie passe par l’Organisation nationale des aides sociales (NWRO). Selon des statistiques, de 1965 à 1974, le nombre de familles monoparentales bénéficiant d’aides de l’État a bondi de 4,3 millions à 10,8 millions, ce qui correspond à plus du double. En 1970, 28 % du budget annuel de la ville de New-York allait aux aides sociales. En moyenne, une personne sur deux ayant un emploi recevait des aides. De 1960 à 1970, le nombre de gens touchant des aides sociales est passé de 200 000 à 1,1 million. En 1975, la ville de New-York était au bord de la faillite.

La stratégie Cloward-Piven a pour but de mener à la crise. On peut donc la considérer comme une mise en pratique des théories d’Alinsky, l’une d’elles étant : « obliger l’ennemi à assumer son propre système de règles. »

Depuis la révolution bolchévique de Lénine, le Parti communiste a manigancé et comploté. C’est avec un nombre très restreint de gens qu’il a pu créer des « révolutions » et des « crises » de grande envergure et qu’il a pu les utiliser à son avantage. La politique américaine a connu des situations semblables. Par exemple, certaines idées de la gauche aux États-Unis sont tellement radicales aux yeux des gens qu’elles en deviennent incompréhensibles. Pourquoi par exemple est-ce que les législateurs et les élus donnent l’impression de ne se préoccuper que de minorités extrêmes (les transgenres par exemple), et laissent de côté les problèmes importants de la vie de tous les jours de la majorité ? La réponse est simple : ils ne représentent pas l’opinion publique réelle.

Lénine a dit que les syndicats sont « la courroie de transmission du Parti communiste aux masses »[9] Les communistes se sont rendu compte que tant qu’ils contrôlaient les syndicats, ils contrôlaient une grande partie des votes. Tant qu’ils contrôlent les votes, ils peuvent faire élire les officiels et les hommes de loi qui leur conviennent. C’est ainsi que les communistes cherchent à obtenir le contrôle des syndicats, pour contrôler un nombre important de parlementaires et d’élus et ainsi faire de leur programme politique subversif le programme politique des politiciens de gauche.

Cleon Skousen écrit dans son livre Le Communiste mis à nu qu’un des 45 buts des communistes est de « s’emparer d’un ou de deux partis politiques aux États-Unis », et c’est en suivant cette méthode qu’ils y parviennent. De façon à pouvoir conserver la base de leurs droits et de leurs intérêts, les travailleurs ordinaires doivent adhérer à un syndicat et être utilisés par eux comme un pion. C’est le même principe qui consiste à payer des organisations criminelles pour qu’elles assurent votre protection.

L’analyse de Trevor Loudon sur la façon dont les partis communistes prennent en otage les pays démocratiques est signifiante. Il voit trois étapes dans ce processus.

Première étape : la formation de lois. Pendant la Guerre Froide, l’Union Soviétique et ses alliés ont formulé des lois qui visaient directement les pays démocratiques. L’intention était d’infiltrer et de désintégrer ces pays et de les transformer pacifiquement de l’intérieur.

Deuxième étape : l’endoctrinement. Pendant la Guerre Froide, des milliers de communistes de par le monde ont été formés chaque année en URSS et en Europe de l’Est. Ces formations expliquaient comment se servir des mouvements sociaux dans le monde du travail, des mouvements de la paix, des églises et des groupes non-gouvernementaux pour influencer les partis de gauche de leur propre pays.

Troisième étape : la mise en œuvre. Après la Guerre Froide, les groupes socialistes et communistes locaux des pays occidentaux ont commencé à jouer un rôle majeur.

Après les années 70 et 80, un grand nombre d’Américains influencés par les idées communistes sont entrés dans la société conventionnelle. Ils se sont engagés en politique, dans l’éducation ou dans la recherche universitaire, ou bien ont intégré les médias ou les organisations non-gouvernementales. Ils ont utilisé leurs expériences accumulées sur plusieurs générations pour transformer les États-Unis de l’intérieur, et les États-Unis sont déjà quasiment entre leurs mains.

Les systèmes des pays démocratiques ont été élaborés originellement pour des individus d’une certaine disposition morale et d’un certain standard. Pour ceux qui estiment que la fin justifie les moyens les plus maléfiques, ce système a beaucoup de points vulnérables. Il y a beaucoup de façons légitimes en surface de subvertir une société libre.

Il y a un dicton en Chine : « Nous n’avons pas peur que les voleurs volent, nous avons juste peur qu’ils y pensent. » Les communistes, et ceux qui agissent aveuglément pour eux, essayent de subvertir le système politique et social des sociétés libres de la façon qui marche le mieux. Après des décennies de préparation et de manœuvres, les gouvernements et les sociétés des États-Unis et des pays occidentaux ont été sérieusement abîmés, au fur et à mesure que les idées et les éléments communistes ont imprégné la politique américaine.

8. Le politiquement correct : la police de la pensée du démon

Les pays communistes exercent un contrôle strict de la parole et de la pensée. Cependant, depuis les années 80, une autre forme de contrôle de la parole et de la pensée a vu le jour en Occident. Cette police de la pensée utilise la bannière du « politiquement correct » pour faire des ravages dans les médias, la société et le système éducatif, en utilisant des slogans et des critiques à tout-va afin de restreindre la parole et la pensée. Beaucoup se rendent compte que ce contrôle est un pouvoir maléfique mais peu de gens en ont identifié les origines idéologiques.

Des expressions telles que « politiquement correct », ou bien le « progrès » et la « solidarité » ont toutes été utilisées depuis longtemps par les partis communistes. Leur signification superficielle permet d’éviter l’usage de termes discriminants à l’encontre des minorités, des femmes, des handicapés et autres. Par exemple, « les Noirs » doivent être appelés Afro-Américains : les « Indiens » deviennent les « Américains natifs » et les immigrants illégaux des « travailleurs sans papiers », etc.

Cependant, l’implication cachée de ce politiquement correct est de classifier les individus en groupes selon leur statut de victimes. Ceux qui sont le plus opprimés devraient donc recevoir le plus de respect et de courtoisie. Sans prendre en compte la conduite et le talent individuel, ce jugement est fait uniquement sur la base de l’identité et est donc appelé « politique de l’identité ».

Cette façon de voir les choses est très répandue aux États-Unis et dans d’autres pays occidentaux. Selon cette logique, les lesbiennes noires sont celles qui, sur les vecteurs de race, sexe et orientation sexuelle, se placent au premier rang de la victimisation. Au contraire, les mâles blancs hétérosexuels sont les plus privilégiés et, dans la logique de la politique victimaire, sont tout en bas de la gradation.

Ce type de classification est identique à ce qui se passe dans les pays communistes où les individus sont classés selon les « cinq classes de rouge » ou les « cinq classes de noir » selon la richesse et le statut qui était le leur avant la révolution. Le Parti communiste chinois a éliminé et opprimé les propriétaires terriens ainsi que les capitalistes en raison de leur appartenance à la mauvaise classe sociale. Ils ont attaqué les intellectuels en les taxant de « Vieux neuvième puant » et ont claironné que « les pauvres sont les plus intelligents, les nobles les plus bêtes ».

Pour des raisons historiques complexes, notamment pour des raisons d’ordre individuel et social, certains groupes ont des statuts politique et socio-économique inférieurs, qui ne peuvent pas entièrement être expliqués sous l’angle de l’oppression. Mais le politiquement correct trace des frontières artificielles dans l’esprit des gens. Il instaure la règle binaire selon laquelle ceux qui sont d’accord avec les affirmations du politiquement correct sont des personnes morales, tandis que ceux qui ne sont pas d’accord sont accusés de racisme, sexisme, homophobie, anti-islam, etc.

Les universités, qui devraient promouvoir la cuture de la libre expression, sont devenues une prison de l’esprit. Le monde est réduit au silence et est incapable de prendre à bras le corps toutes une série de problèmes politiques, économiques et culturels. Sous prétexte de politiquement correct, certaines organisations repoussent encore davantage les religions traditionnelles en dehors de la sphère publique. De plus, certains pays ont étendu la notion de « propos haineux », l’ont faite voter et se servent maintenant de la loi pour obliger les écoles, les médias et les entreprises d’internet à se conformer à leurs attentes. [10] C’est un pas vers une restriction de la liberté de parole similaire à ce qui se passe dans les États communistes.

Après les élections américaines de 2016, les États-Unis ont été encore davantage divisés. Des marches de contestations ont vu le jour dans les grandes villes et les violations de la liberté d’expression se sont faites plus fréquentes. En septembre 2017, la venue de l’écrivain conservateur Ben Shapiro à l’université de California-Berkeley a été annulée en raison de menace des Antifa prêts à mener des actions violentes. La police de Berkeley a mobilisé trois hélicoptères de police et les dépenses de sécurité ont dépassé les 600 000 dollars [11]. Un journaliste demande à un jeune manifestant : « Que faites-vous du Premier Amendement ? » L’étudiant répond que ce document n’a plus de validité [12]. Il est ironique de voir qu’un des évènements clés ayant marqué le début du mouvement étudiant en 1964 a été la lutte pour défendre la liberté d’expression, à Berkeley même. Ces derniers temps, la gauche utilise la liberté d’expression pour tenter de priver les autres de la légitimité de leur propre voix.

En mars 2017, le scientifique américain Charles Murray était l’invité du Middlebury College dans le Vermont. Une fois sur place, il a été physiquement agressé et un professeur qui l’accompagnait a été blessé. En mars 2018, une professeur de l’université de Droit de Pennsylvanie, Amy Wax, a été interdite d’exercer certains cours après avoir publié un article « politiquement incorrect » [13] D’autres organisations, qui agissent sous la bannière de la lutte contre les propos haineux, ont classé des groupes conservateurs classiques dans la catégorie des « groupes haineux ». De plus, il y a eu des cas d’auteurs et d’intellectuels conservateurs qui ont été menacés alors qu’ils faisaient un discours ou assistaient à des évènements divers.

L’attaque contre la liberté d’expression telle qu’elle est menée par la gauche ne correspond pas au débat d’idées normal entre des gens d’opinions divergentes. Au lieu de cela, c’est le spectre maléfique du communisme qui utilise les gens mal intentionnés et les pousse à masquer la vérité et à réprimer les voix intègres ou tout au moins normales qui veulent s’exprimer. Le politiquement correct est par essence une façon de substituer aux standards de vérité la déviance politique et morale ; il s’agit de la police de pensée du démon.

9. L’emprise du socialisme en Europe

L’Internationale Socialiste est née de la Seconde Internationale, elle-même fondée par Engels en 1889. À l’époque de la création de cette dernière, il y avait plus de 100 partis politiques dans le monde qui étaient d’héritage marxiste. 66 de ces partis étaient des partis de pouvoir qui adhéraient au socialisme dans leur pays respectif. L’appellation d’« Internationale Socialiste » remonte à 1951 au sortir de la Deuxième Guerre mondiale et regroupe les partis sociaux-démocrates de la planète.

Il y a des partis socialistes qui descendent de la Seconde Internationale partout en Europe, et nombre d’entre eux sont devenus des partis de pouvoir. Les premiers socialistes avaient Lénine dans leurs rangs qui prônait la révolution violente, mais aussi des gens comme Kautsky et Burns, qui eux appelaient à des réformes progressives. Au sein de l’Internationale Socialiste, la démocratie socialiste et les sociaux-démocrates étaient quasiment la même chose. Tous deux avançaient l’idée que le socialisme est le nouveau système qui remplacera le capitalisme. Actuellement, l’Internationale Socialiste comprend plus de 160 organisations membres. C’est l’organisation politique internationale la plus grande au monde.

Le Parti socialiste européen (PSE), actif au Parlement européen, est également une organisation alliée à l’Internationale Socialiste. Ses membres sont les partis sociaux-démocrates de l’UE et des pays voisins. C’est également un parti politique au sein du Parlement européen, établi en 1992, et qui adhère à la majorité des organisations européennes, dont le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil de l’Europe.

À l’heure actuelle, le PSE a 32 partis membres venant de 25 pays de l’Union européenne et de la Norvège, huit membres associés et cinq observateurs, soit un total de 45 partis politique. Il est actif sur une très vaste panoplie d’activités. Les objectifs principaux du PSE, tels qu’ils les déclarent eux-mêmes, est de renforcer le mouvement socialiste et social-démocratique au sein de l’Union européenne et de l’Europe en général, et de développer des partenariats étroits entre les partis membres, entre les groupes parlementaires, etc. En d’autres termes, le PSE travaille à la promotion active de la cause socialiste.

Le Parti social-démocrate de Suède, le parti actuellement au pouvoir, affirme ouvertement qu’il a pour cadre théorique les principes marxistes. Pendant les quelques décennies où il a exercé le pouvoir, il a promu les idéologies socialistes d’égalité et d’État-providence. Les portraits de Marx et Engels sont toujours accrochés dans le hall d’entrée du parti aujourd’hui.

Les principes de fonctionnement du Parti travailliste britannique sont basés sur le socialisme fabien. Comme expliqué plus haut, le socialisme fabien n’est qu’une autre version du marxisme, à la différence qu’il insiste sur l’utilisation de méthodes graduelles pour transitionner du socialisme vers le communisme. Il réclame également un niveau de taxation élevé et des aides sociales élevées, entre autres idées socialistes. Le Parti travailliste a été au pouvoir de nombreuses fois ces dernières décennies et a toujours mis en avant ses idées socialistes fabiennes.

Le Parti communiste britannique a également été très actif. Il a cherché à influer sur la vie politique britannique, avec même son propre journal, The Morning Star. Le Parti communiste britannique a été créé en 1920, et à son apogée, il a fait élire des communistes à la Chambre des députés. Alors que la campagne pour les dernières élections allait débuter en Angleterre, le Parti communiste britannique a annoncé soudainement qu’il soutiendrait le chef de file du Parti travailliste actuel, lui-même très à gauche.

Un membre important du Parti travailliste a passé 40 ans à promouvoir la nationalisation des biens ainsi que le socialisme. En septembre 2015, il est devenu le chef du Parti travailliste, avec une part des suffrages très confortable de 60 %. Cet homme politique a été un participant important des évènements et activités LGBT pendant des années. Alors qu’un reporter de la BBC lui demandait ce qu’il pensait de Marx, il a répondu que Marx était un grand économiste et « un personnage fascinant qui a beaucoup observé le monde et dont on peut apprendre beaucoup ».

Le Parti socialiste français est le parti de centre-gauche le plus important. Il adhère à l’Internationale Socialiste et au PSE. Son candidat pour les élections présidentielles a été élu président en 2012.

Le vétéran communiste italien, Antonio Gramsci, n’a pas seulement fondé le Parti communiste italien en 1924, il en a également été le secrétaire général. Jusqu’aux années 90, le Parti communiste italien était très actif, parvenant à maintenir pendant un certain temps son statut de deuxième plus grand parti politique. En 1991, le parti a été rebaptisé Parti démocratique de gauche.

L’Allemagne, l’autre grand pays européen, ne fait pas exception. L’Allemagne est le lieu de naissance de Marx et Engels, et le pays qui a vu naître l’influente École de Frankfort, autre voix importante du marxisme

D’autres pays européens, comme l’Espagne, le Portugal et d’autres, ont tous eu des partis communistes actifs influents. L’Europe entière, et pas seulement l’Europe de l’Est, est dominée par le communisme. Les pays non-communistes du nord de l’Europe, du sud de l’Europe et de l’ouest promeuvent tous, intentionnellement ou non, et se font les instigateurs des idéologies communistes et de ses politiques. Considérer que l’Europe est « entre des mains ennemies » ne relève pas de l’exagération.

10. Pourquoi nous laissons-nous avoir par les tactiques du démon ?

Le sociologue américain Paul Hollander, dans son livre Les Pèlerins politiques, raconte l’histoire de plusieurs jeunes intellectuels tombés amoureux du communisme, qui ont voyagé en Union Soviétique, en Chine maoïste ou en Cuba communiste. Alors que des actes horribles se déroulent là-bas, ces jeunes pèlerins politiques n’en verront rien, et de retour chez eux, écriront des livres enthousiastes à la gloire des politiques socialistes. [15]

L’idéologie communiste est une idéologie du diable, et au fur et à mesure que le temps passe, les gens ont fini par se rendre compte que partout où va le communisme, il sème la violence, les mensonges, la guerre, les famines et la dictature. La question qui se pose est : « Mais pourquoi y a-t-il autant de gens qui répandent les mensonges du diable avec autant d’entrain, au point d’en devenir ses instruments obéissants ? »

Aux États-Unis, par exemple, des gens de différentes époques ont été attirés par le communisme pour différentes raisons. Les tout premiers adhérents du Parti communiste des États-Unis étaient des immigrants. Leur statut économique étant bas, il était difficile pour eux de se fondre dans la communauté. Ils ont ainsi rejoint les rangs du Parti communiste, principalement pour conserver les habitudes de leurs pays d’origine – majoritairement la Russie et l’Europe de l’Est.

Après la crise des années 30, l’influence du marxisme en Occident s’est considérablement développée, et la quasi-totalité des intellectuels occidentaux a commencé à prendre un grand virage à gauche. De nombreux intellectuels partis en visite en URSS ont à leur retour fait des discours et écrit des livres qui faisaient l’éloge de l’idéologie communiste. Parmi eux, beaucoup d’intellectuels influents, des écrivains, des artistes et des journalistes.

La génération du baby-boom a intégré les universités durant les années 60, après avoir grandi dans l’opulence de la période de l’après-guerre. Mais ils ont été trompés par les idéologies proches du communisme et ont pris le chemin de la contreculture sous la forme de l’anti-guerre, les droits des femmes et autres mouvements similaires. La génération suivante d’étudiants ou d’élèves a reçu un enseignement de l’extrême gauche inscrit dans les manuels car les enseignants étaient des « radicaux installés à vie » par le système éducatif. Ainsi la « longue marche à l’assaut des institutions » que prône le communisme a finalement abouti et a commencé un cycle de reproduction pour se maintenir en permanence.

Dans son livre qui dénonce le communisme, Les Maîtres de la duperie, le directeur du FBI J. Edgar Hoover, qui est resté en poste pendant 37 ans, a classé les activités communistes en cinq catégories : les membres déclarés du Parti, les membres non déclarés du Parti, ou clandestins, les compagnons de voyage, les opportunistes – ceux qui soutiennent le Parti pour leur intérêt propre – et les dupes. [16] En réalité, il y a très peu d’activistes purs et durs et malveillants à l’extrême ; n’est-ce pas plutôt que la majorité des membres du Parti communiste s’est faite avoir ?

Le journaliste américain John Silas Reed avec son livre Dix Jours qui ont ébranlé le monde, ainsi que Edgar Snow avec Etoile rouge sur la Chine ont tous deux joué un rôle majeur dans la promotion des idéologies communistes dans le monde. Reed est l’un des trois Américains enterrés dans la Nécropole du Kremlin, signifiant par là qu’il est lui-même un activiste communiste. La description qu’il fait de la Révolution d’Octobre n’est pas un reportage objectif des faits réels, mais bel et bien de la propagande politique bien huilée.

Edgar Snow, lui, était un compagnon de voyage du communisme. En 1936, lors d’une préparation d’interview qu’il soumettait à un membre du PCC, on pouvait lire des dizaines de questions sur la diplomatie, la défense contre l’invasion ennemie, des considérations sur l’égalité des traités, l’investissement à l’étranger ou sur les nazis (socialisme nationaliste) et bien d’autres encore. Plus tard, Mao Zedong rencontrera Snow dans une grotte aménagée à Shanbei, dans le nord de la province de Shaanxi, pour répondre aux questions et ainsi donner une impression favorable que le PCC ne pourrait pas susciter tout seul. Le jeune et naïf Snow a été utilisé comme un simple instrument par les traîtres du PCC pour faire entendre au monde entier des messages mensongers et construits de toutes pièces

Yuri Bezmenov, ancien espion du KGB, se souvient avoir reçu des « amis » étrangers quand il travaillait comme espion. Leur emploi du temps avait été partiellement arrangé par les Service Secrets étrangers de la Fédération russe. On s’arrangeait pour leur faire visiter des églises, des écoles, des hôpitaux, des maternelles, des usines, etc. Ceux qui s’occupaient de les recevoir étaient tous des communistes ou bien des gens particulièrement fiables et ils avaient suivi des formations afin de s’assurer que tous ne parlent que d’une seule voix. Il cite à ce sujet l’épisode où le magazine américain Look, important aux États-Unis dans les années 60, avait envoyé des journalistes en Union Soviétique, et que tout ce qu’ils avaient publié à leur retour avait été le fruit du travail des forces de sécurité soviétiques, les photos comme le reste.

Ainsi la propagande soviétique pouvait toucher le public américain en se servant d’un magazine américain, et tromper les gens. Yuri Bezmenov a dit que le comportement des journalistes ou des athlètes stars et des acteurs était excusable car ils étaient aveugles à ce qui se passait réellement, mais que beaucoup d’hommes et de femmes politiques ont eu une attitude impardonnable. Ils ont alimenté les mensonges et ont cherché à coopérer avec les Soviétiques pour leur propre réputation et leur propre profit, et il dit même que ces gens sont moralement corrompus. [17]

Dans son livre Vous pouvez toujours faire confiance aux communistes […] pour rester communistes, le docteur Fred Schwartz a analysé les raisons pour lesquelles les jeunes gens de familles aisées se prennent de passion pour le communisme. Il y trouve quatre raisons : premièrement, la déception face au capitalisme ; deuxièmement, la croyance en une philosophie de vie matérialiste ; troisièmement, l’envie de reconnaissance intellectuelle ; et quatrièmement, un besoin religieux insatisfait. L’envie de reconnaissance intellectuelle fait référence à ce que vivent les jeunes gens de 18 – 20 ans quand ils deviennent facilement la proie de la propagande communiste en raison de leur compréhension partielle de l’histoire, leur rejet et leur aigreur face à toute autorité, et leurs désirs de se rebeller contre la tradition, l’autorité et la culture ethnique dans laquelle ils ont grandi.

Le besoin religieux insatisfait fait référence au fait que chacun a en lui un instinct de religiosité qui l’appelle à se transcender. Cependant, l’athéisme et la théorie de l’évolution qui imprègnent leur éducation les rend incapables de retirer de la satisfaction des religions traditionnelles. Le fantasme communiste qui prétend pouvoir libérer l’humanité va se servir de ce besoin humain latent et se donner comme ersatz de religion. [18]

Les intellectuels ont tendance à se laisser berner par les idéologies radicales. Un tel phénomène a attiré l’attention d’universitaires. Dans son livre L’Opium des intellectuels, Raymond Aron montre de façon très claire que les intellectuels du XXe siècle ont d’une part été très critiques envers le système politique traditionnel, mais que par ailleurs ils ont largement toléré les dictatures et les massacres des États communistes, quand ils n’ont pas tout simplement fermé les yeux. Il considérait les intellectuels de gauche qui avaient transformé leur idéologie en religion séculaire comme des hypocrites, des malhonnêtes et des fanatiques.

Dans son livre Les Intellectuels : de Marx et Tolstoï à Sartre et Chomsky, Paul Johnson, un historien britannique, analyse la vie et les idées politiques radicales de Rousseau et d’une douzaine d’intellectuels à sa suite. Il s’est rendu compte qu’ils partageaient tous la même faiblesse rédhibitoire d’arrogance et d’égocentrisme. [19]

Dans son livre Les Intellectuels et la société, l’écrivain américain Thomas Sowell dresse lui aussi la liste de l’extraordinaire arrogance de ces intellectuels.

Ces écrivains ont tous basé leurs analyses des intellectuels communistes sur des appréciations et des analyses minutieuses et précises, mais nous souhaiterions avancer une autre raison, dont ils ne parlent pas et qui explique pourquoi les intellectuels sont si facilement bernés. Le communisme est une idéologie démoniaque qui n’appartient à aucune culture traditionnelle dans la société humaine. Parce que cette idéologie milite contre la nature humaine, elle ne peut pas avoir été développée, de façon organique, par l’homme, mais elle doit être renforcée et instillée de l’extérieur. Sous l’influence de l’athéisme et du matérialisme, le monde universitaire contemporain et l’éducation actuelle ont abandonné leur croyance aux divinités. Une croyance aveugle en la science et le culte – rendu à ce qu’ils appellent la raison humaine – sont des facteurs qui font que devenir l’esclave de cette idéologie démoniaque devient possible.

Depuis les années 60, le communisme s’est engagé dans une invasion à grande échelle de l’éducation américaine. Pire encore, beaucoup de jeunes gens, bombardés par les médias de gauche et ne recevant qu’une éducation simpliste, se laissent happer par la télévision, les jeux vidéo, internet et les réseaux sociaux. Ils deviennent ce qu’on appelle désormais des « flocons de neige » – hypersensibilité et grande fragilité émotionnelle – des gens qui manquent de savoir, de perspective, n’ont pas le sens des responsabilités, le sens de l’histoire et ne parviennent pas à surmonter les épreuves. Avec les idéologies communistes ou dérivées du communisme, telles qu’elles ont été instillées par la génération de leurs parents, ils finissent par être endoctrinés et par la suite utiliseront toujours ce cadre de référence tordu quand ils chercheront à évaluer les évènements nouveaux qui se présentent à eux. Pour le dire autrement, les mensonges du communisme sont comme un film tout autour d’eux, qui les empêchent de voir l’authentique manifestation de la réalité.

Pour tromper les gens, le démon a utilisé toutes les faiblesses possibles du genre humain, la stupidité, l’ignorance, l’égoïsme, l’avidité et la crédulité. Pendant ce temps, les rêves idéalistes et romantiques d’une vie merveilleuse sont également détournés pour servir le projet du démon. C’est ce qu’il y a de plus triste : en réalité, l’État communiste est à l’opposé même du fantasme romantique que s’en font les vrais adeptes du communisme. S’ils devaient vivre sous un régime communiste, et non pas seulement faire une visite de réjouissance, ils s’en rendraient compte.

Le spectre communiste a infiltré l’Occident en se dissimulant. C’est seulement lorsque l’on transcende les phénomènes concrets et que l’on se place à un plus haut niveau que l’on peut voir le vrai visage et les vrais buts du spectre.

La vraie raison qui a fait que le spectre a pu atteindre ses objectifs se trouve dans l’abandon par les hommes de leurs croyances aux divinités et dans leur relâchement des standards moraux. C’est seulement en ravivant notre foi en Dieu, en purifiant notre esprit et en élevant notre moralité que nous pourrons nous débarrasser de l’influence et du contrôle démoniaque. Si toute la société humaine peut retourner à la tradition, alors le spectre n’aura plus nulle part où se cacher.

Lire la suite : Chapitre 6 – La révolte contre Dieu

Sommaire

 

Références (suite du Chapitre 5)

[1] David Horowitz, Barack Obama’s Rules for Revolution: The Alinsky Model (Sherman Oaks, CA: David Horowitz Freedom Center, 2009), pp. 6, 16.

[2] Saul Alinsky, “Tactics,” Rules for Radicals: A Practical Primer for Realistic Radicals (New York: Vintage Books, 1971).

[3] David Horowitz, Barack Obama’s Rules for Revolution: The Alinsky Model (Sherman Oaks, CA: David Horowitz Freedom Center, 2009), pp. 42–43.

[4] “Playboy Interview with Saul Alinsky,” New English Review,

http://www.newenglishreview.org/DL_Adams/Playboy_Interview_with_Saul_Alinsky/.

[5] David Horowitz, Barack Obama’s Rules for Revolution: The Alinsky Model (Sherman Oaks, CA: David Horowitz Freedom Center, 2009). https://newrepublic.com/article/61068/the-agitatorbarack-obamas-unlikely-political-education

[6] Ibid.

[7] Ibid.

[8] “Playboy Interview with Saul Alinsky,” New English Review,

http://www.newenglishreview.org/DL_Adams/Playboy_Interview_with_Saul_Alinsky/

POUR EN SAVOIR PLUS (VIDÉOS) :

[9] V. I. Lenin, “Draft Theses on the Role and Functions of The Trade Unions Under the New Economic Policy,” https://www.marxists.org/archive/lenin/works/1921/dec/30b.htm.

[10] Pinkoski, Nathan. 2018. “Jordan Peterson Marks Right And Left’s Side-Switch On Free Expression.” The Federalist. February 2, 2018. http://thefederalist.com/2018/02/02/jordanpeterson-marks-fulcrum-right-lefts-side-switch-free-expression/

[11] “Antifa protests mean high security costs for Berkeley Free Speech Week, but who’s paying the bill?” Fox News, September 15, 2017. http://www.foxnews.com/us/2017/09/15/antifa-protestsmean-high-security-costs-for-berkeley-free-speech-week-but-whos-paying-bill.html.

[12] Chris Pandolfo, “TRUE COLORS: Student Leader Says 1A Doesn’t Apply to Ben Shapiro,” Conservative Review. October 20, 2017. https://www.conservativereview.com/news/true-colorsstudent-leader-says-1a-doesnt-apply-to-ben-shapiro/.

[13] “Penn Law professor loses teaching duties for saying black students ‘rarely’ earn top marks,” New York Daily News, March 15, 2018, http://www.nydailynews.com/news/national/law-professorupenn-loses-teaching-duties-article-1.3876057.

[14] “Campus Chaos: Daily Shout-Downs for a Week,” National Review, October 12, 2017,

https://www.nationalreview.com/corner/campus-chaos-daily-shout-downs-week-free-speechcharles-murray/.

[15] Paul Hollander, Political Pilgrims (New York: Oxford University Press, 1981).

[16] J. Edgar Hoover, Masters of Deceit (New York: Henry Holt and Company, 1958), 81-96.

[17] Tomas Schuman (Yuri Bezmenov), No “Novoste” Is Good News (Los Angeles: Almanac, 1985), 65–75.

[18] Fred Schwartz and David Noebel, You Can Still Trust the Communists… to Be Communists (Socialists and Progressives too) (Manitou Springs, Colo.: Christian Anti-Communism Crusade, 2010), pp. 44-52.

[19] Paul Johnson, Intellectuals: From Marx and Tolstoy to Sartre and Chomsky, 2007 revised edition (Harper Perennial), p. 225.

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