ÉTATS-UNIS

Des centaines de personnes envoyées aux urgences après avoir reçu des vaccins COVID-19

janvier 7, 2021 20:03, Last Updated: janvier 8, 2021 13:09
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Plus de 1000 personnes ayant reçu une injection d’un nouveau vaccin COVID-19 ont subi un effet indésirable et des centaines d’entre elles ont été amenées aux urgences.

Le 16 décembre 2020, une patiente au Michigan, a eu des étourdissements et des vertiges, et a ressenti une oppression thoracique et des picotements dans les mains. Elle a dit à plusieurs reprises aux médecins : « Je pense que je fais une crise de panique. » Elle a été envoyée aux urgences pour y être évaluée.

C’est l’un des 308 rapports de patients envoyés aux urgences des hôpitaux qui sont documentés dans un programme américain de sécurité des vaccins, le Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS). Cela représente 0,0064 % du total des vaccinations effectuées, soit 4,8 millions, jusqu’au 5 janvier.

Dans d’autres cas, les patients ont souffert de nausées, de tremblements, de douleurs lancinantes et d’une respiration sifflante comme lors de crises d’asthme.

Dans un rapport, un homme de 33 ans en Géorgie a dit avoir reçu le vaccin COVID-19 de Pfizer le 17 décembre 2020.

« J’ai tout d’abord dû m’asseoir pendant environ 15 minutes et j’ai senti ma bouche sèche, ma langue picotait un peu, mais n’était pas enflée. On m’a fait passer un examen de choc anaphylactique. J’ai ressenti comme un choc d’adrénaline et j’ai senti mon cœur battre, ma [tension artérielle] est restée élevée aux urgences pendant une heure en observation. J’avais ressenti le même genre de sensation lorsque j’ai eu le COVID en juillet. J’ai eu des frissons tôt ce matin, vers 1 heure, mais tout est parti maintenant », a-t-il écrit.

Le VAERS a été créé en 1990 pour servir de système d’alerte précoce afin de détecter les éventuels problèmes de sécurité des vaccins autorisés aux États-Unis. Il est géré par les Centers for Disease Control and Prevention (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) (CDC) et la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis. Tout le monde peut signaler une réaction indésirable à VAERS.

« Le VAERS n’est pas conçu pour déterminer si un vaccin a causé un problème de santé, mais il est particulièrement utile pour détecter des modèles inhabituels ou inattendus de déclaration d’effets indésirables qui pourraient indiquer un éventuel problème de sécurité d’un vaccin. De cette façon, le VAERS peut fournir aux CDC et à la FDA des informations précieuses sur les travaux et évaluations supplémentaires nécessaires pour évaluer un éventuel problème de sécurité », peut-on lire sur le site web du système.

Les problèmes liés aux vaccins COVID-19 nouvellement approuvés ont commencé presque immédiatement après leur administration. Une employée de la santé de l’hôpital régional de Bartlett, en Alaska, a souffert d’une réaction allergique grave présumée, ou anaphylaxie, après avoir reçu le vaccin de Pfizer. Elle a été conduite aux urgences et y a passé plusieurs nuits avant de recevoir son congé.

Des milliers de personnes ont dit être incapables de travailler ou d’effectuer leurs activités quotidiennes, ou avoir besoin des soins d’un professionnel de la santé, après avoir reçu l’une des doses de la première tranche.

Le système de notification des événements indésirables de la FDA n’a pas encore été mis à jour pour inclure les données du dernier trimestre 2020.

Une pharmacienne dilue le vaccin COVID-19 de Pfizer tout en le préparant pour l’administrer au personnel et aux résidents de la Goodwin House Bailey’s Crossroads, une communauté de personnes âgées à Falls Church, en Virginie, le 30 décembre 2020. (Brendan Smialowski/AFP via Getty Images)

Une porte-parole des CDC a dit à Epoch Times à la fin du mois dernier que l’agence travaillait sur un plan de notification des réactions indésirables aux vaccins COVID-19. Elle n’a pas répondu aux demandes de renseignements ce mois-ci.

Les CDC et la FDA n’ont pas répondu aux questions concernant les centaines de personnes qui, selon le VAERS, ont été envoyées aux urgences. Le système a reçu des rapports sur un total de 1156 événements indésirables. Parmi ceux-ci, 17 ont été « mortels » et deux ont conduit à une « invalidité permanente ».

Une porte-parole de Pfizer a écrit dans un courriel de décembre 2020 à Epoch Times que la compagnie surveillait les rapports sur les éventuelles réactions allergiques.

« Les informations de prescription comportent une mise en garde/précaution claire selon laquelle un traitement médical approprié et une supervision devraient toujours être disponibles en cas de réaction anaphylactique rare à la suite d’administration du vaccin », a-t-elle ajouté.

Dans une déclaration mardi, une porte-parole a dit que la compagnie surveille de près « tous les rapports à la suite d’une vaccination, y compris tout individu ayant un diagnostic confirmé de l’infection COVID-19 ou des symptômes, ajoutant : « Nous examinerons toutes les informations disponibles sur les cas et tous les rapports de toute réaction confirmée après la vaccination. »

Moderna n’a pas répondu aux demandes de commentaires sur le sujet.

Selon les directives fédérales en matière de santé, les personnes allergiques à l’un des composants des vaccins ne devraient pas les recevoir. Les agences fédérales n’ont pas fait le point sur les enquêtes relatives aux réactions indésirables graves ce mois-ci.

Dans un guide mis à jour juste avant la fin de l’année, les CDC soulignent que toute personne ayant eu une réaction allergique après avoir reçu l’un des vaccins ne devrait pas recevoir une seconde dose. Les vaccins sont administrés en deux doses espacées de trois semaines. L’agence a également indiqué que toute personne allergique au polysorbate, qui n’est pas un composant de l’un ou l’autre des vaccins, ou au PEG ne devrait pas recevoir l’un des vaccins.

Pourtant, les responsables de la santé ont dit que les vaccins sont sûrs pour la plupart des gens et ont encouragé de nombreux Américains à se faire vacciner. Ils ont également dit que les vaccins ne sont pas nécessairement à l’origine des effets indésirables.

« Pour l’instant, les rapports sont épars. Mais n’oubliez pas que bon nombre d’entre eux sont des picotements et un rythme cardiaque élevé. Il pourrait s’agir d’une hyperventilation autour du vaccin. Cela ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’un problème de vaccin », a souligné l’administrateur Brett Giroir, secrétaire adjoint à la santé et membre du groupe de travail de la Maison-Blanche sur les coronavirus, lors d’une apparition à la télévision le mois dernier.

Pourtant, les responsables de la santé ont dit que les vaccins sont sûrs pour la plupart des gens et ont encouragé de nombreux Américains à se faire vacciner. Ils ont également dit que les vaccins ne sont pas nécessairement à l’origine des effets indésirables.

« Pour l’instant, les rapports sont épars. Mais n’oubliez pas que bon nombre d’entre eux sont des picotements et un rythme cardiaque élevé. Il pourrait s’agir d’une hyperventilation autour du vaccin. Cela ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’un problème de vaccin », a souligné l’administrateur Brett Giroir, secrétaire adjoint à la santé et membre du groupe de travail de la Maison-Blanche sur les coronavirus, lors d’une apparition à la télévision le mois dernier.

Dans une avant-preuve publiée le 31 décembre, une équipe dirigée par des allergologues du Massachusetts General Hospital a souligné que les réactions allergiques se produisent généralement à un taux de 1,31 cas par million de doses de vaccin. Les réactions sont fréquemment attribuées aux ingrédients inactifs des vaccins, ont-ils dit. Ils ont recommandé aux personnes qui administrent des vaccins de s’informer sur les antécédents de réactions allergiques graves. Si les personnes répondent par l’affirmative à un certain nombre de questions, elles devraient subir un test cutané pour le PEG. Si elles obtiennent un résultat positif, elles ne devraient pas recevoir l’un des nouveaux vaccins.

Correction : Une version précédente de cet article décrivait de manière inexacte le pourcentage de réactions indésirables aux doses injectées. Epoch Times déplore cette erreur.

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