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Doubs: elle organise un sitting devant sa maison squattée par ses locataires

juillet 8, 2022 9:49, Last Updated: juillet 8, 2022 9:49
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Laurence, une quinquagénaire résidant à Arbouans (Doubs), est dans une situation des plus inconfortables. Ayant loué une maison familiale, ses locataires ne veulent pas partir, alors même que le bail vient de prendre fin ce jeudi 30 juin.

Dans la commune d’Arbouans, située près de Montbéliard, les locataires de Laurence Prévot ne veulent pas quitter la maison de ses aïeux. La mère de famille, âgée de 51 ans, doit pourtant récupérer cette maison, ayant vendu la sienne, rapporte France Bleu. Si ces locataires ne partent pas, la famille Prévot risque de se retrouver sans domicile d’ici le 15 août prochain.

« Le 15 août, on doit remettre les clés au nouveau propriétaire »

Il y a huit ans, Laurence, mère de deux garçons, avait hérité de la maison de son père à la suite de son décès. Refusant de s’en séparer, elle avait alors décidé de la louer. Jusque-là, cette vendeuse à domicile n’avait eu aucun problème avec ses différents locataires. Mais ceux qui se sont installés l’été dernier lui donnent du fil à retordre. Depuis février, ils ont commencé à régler les loyers mensuels avec du retard. Raison pour laquelle Laurence a pris la décision de résilier le bail.

Cependant, depuis ce 30 juin, ses locataires sont toujours là et ont décidé de squatter les lieux pour soi-disant terminer d’aménager leur future maison. Mais Laurence et sa famille font désormais face à un deuxième problème. « Avec mon mari, on a décidé de mettre en vente la maison dans laquelle on habite actuellement. Le contrat est signé : le 15 août, on doit remettre les clés au nouveau propriétaire », explique-t-elle à France Bleu.

« Moi, je suis au pied du mur financièrement »

Ayant pour projet d’emménager dans cette maison familiale, le couple Prévot souhaitait néanmoins effectuer des travaux. « Avec les retards de paiement de loyer, je dois taper dans mes économies… J’ai des relances de la banque chaque semaine », s’inquiète encore la mère de famille. Elle ajoute : « Cette histoire, ce n’est pas celle d’une riche propriétaire. Moi, je suis au pied du mur financièrement. Qu’est-ce que je vais dire à mes enfants ? Que je ne vais pas pouvoir payer leurs études à cause de cette histoire ? »

Pour faire un peu pression sur les squatteurs, Laurence a eu l’idée d’organiser un sitting. C’est ainsi qu’elle et une dizaine d’amis se sont retrouvés devant la maison squattée pour un moment convivial. Le maire d’Arbouans, qui était parmi les invités à ce barbecue un peu particulier, a souligné : « C’était symbolique de venir, mais on se sent un peu impuissant de la voir se battre comme ça pour récupérer sa maison. »

Pour l’heure, les locataires ont indiqué à Laurence qu’ils partiraient ce vendredi 8 juillet, mais Laurence ne sait pas trop s’il faut prendre au sérieux cette indication. « Je vais péter une pile ! Ce n’est pas juste, c’est ma maison », conclut-elle.

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