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Guerre en Ukraine : voici 12 aliments dont le prix va augmenter en France

mars 11, 2022 12:11, Last Updated: mars 11, 2022 12:11
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Depuis l’invasion russe en Ukraine, des répercussions économiques se font sentir sur les dépenses des Français, et cela va continuer avec certains produits alimentaires, dont le prix va augmenter cette année.

Jeudi 24 février 2022, la Russie a envahi l’Ukraine. Depuis, les conséquences économiques se sont faits sentir dans toute l’Europe, notamment sur le prix des carburants et du gaz qui ne font qu’augmenter. Cependant, l’Ukraine étant un grand exportateur agricole, de nombreux produits alimentaires vont irrémédiablement augmenter eux aussi. Douze produits sont déjà dans le viseur :

La farine

Actuellement, l’Ukraine fournit 12% du blé mondiale et la France est également un gros producteur de blé. « À première vue, donc, cela ne devrait pas nous impacter puisque l’Hexagone produit son blé pour sa population et exporte à l’étranger, nous ne sommes donc pas dépendants de l’Ukraine pour faire notre farine et notre pain par exemple. Le problème, c’est que le cours du blé est mondial, on l’établit à Chicago. Et comme l’Ukraine, qui en envoie beaucoup à l’étranger, bloque ses exportations en ce moment, les pays en mal de blé vont se ruer sur les autres pays producteurs. Il y aura de la spéculation et les prix vont grimper. La tonne est montée à près de 400 euros ces derniers jours, c’est du jamais-vu ! Le cours du blé n’a jamais été aussi élevé », a expliqué Dominique Anract, Président de la confédération des boulangers pâtissiers, à Actu.fr.

« Pour l’instant, nous n’avons pas constaté de réel impact sur le prix de la farine, car les meuniers sont couverts en blé sur les 3 à 6 prochains mois. Ils ont déjà fait leurs réserves de blé qu’ils ont acheté à un prix raisonnable. Or, si on reste à 400 euros la tonne sur le long-terme, on pourrait observer une augmentation de la farine de 30% environ ! » a-t-il indiqué. Une situation qui affectera obligatoirement les consommateurs.

Le pain

Avec la hausse du blé qui se répercutera sur la farine, le pain devrait logiquement en pâtir aussi. « Si la farine prend 30% d’augmentation, la baguette, quant à elle, ne va pas augmenter du même pourcentage. Elle pourrait tout de même grimper de 5 ou 10 centimes, ce qui reste achetable pour le consommateur », a indiqué Dominique Anract.

En revanche, « la majeure partie du prix de la production de cet aliment se trouve dans les charges fixes des boulangers. Le prix de l’énergie a bondi (gaz, électricité…) depuis le début de la crise ukrainienne, et les boulangers ont de gros besoins en énergie, avec leurs fours à gaz ou électriques et leurs charges d’eau, de loyer, leurs salariés à payer… Tout ça représente environ 20% de leur bilan. S’ils ne bougent pas leurs prix, ça va être compliqué pour eux », a-t-il précisé.

Le porc / la volaille et les œufs

En effet, le blé ne sert pas seulement à faire de la farine et du pain : il permet également de nourrir les animaux dans les exploitations agricoles, tout comme le colza, le maïs et le soja. De plus, pour faire pousser leurs cultures, les agriculteurs ont besoin d’engrais… qui eux viennent d’Ukraine. Le prix de la viande devrait donc lui aussi augmenter, a indiqué Cédric Henri, président de la FDSEA 35 et agriculteur.

Le lait, la crème et le beurre.

Cette fois, les producteurs de lait seront moins impactés par la crise en Ukraine, car les vaches « mangent de l’herbe, donc comme il n’y a pas de marché pour l’herbe, les agriculteurs ne voient pas de grosse différence sur leurs charges », a expliqué Cédric Henri. « En revanche, ils ont toujours besoin de carburants pour leurs tracteurs, et d’énergie en général, donc finalement, cela a des conséquences sur le prix de leurs produits », a-t-il ajouté.

Au final, « c’est toute la chaîne de valeur qui est déséquilibrée ! On rajoute une crise à la crise ! » a-t-il déploré.

Les pâtisseries et gâteaux seront donc aussi impactés. Même chose pour l’huile de colza et de tournesol.

« Le plafond de verre pour les agriculteurs ne s’est pas seulement fissuré, il a explosé ! » a déploré Cédric Henri. En conséquence, les dépenses des Français en pâtiront également.

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