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Normandie: un boulanger prêt à tout pour conserver son entreprise

janvier 9, 2023 19:14, Last Updated: janvier 9, 2023 19:14
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À Harfleur, près du Havre, Alexis Guéroult a pris des mesures radicales afin d’honorer ses factures énergétiques et ainsi conserver les 13 employés de ses deux boulangeries.

Avec 12 000 euros de facture d’électricité à payer en décembre 2022, Alexis Guéroult doit trouver des solutions afin de pouvoir payer cette facture multipliée par 5 en un an.

A 36 ans, ce boulanger installé à Harfleur (Seine-Maritime) depuis 15 ans, n’épargne pas sa peine. Levé « tous les matins à trois heures, je bosse jusqu’à 13 heures, je reprends à 16h30 jusqu’à 20 heures », relate ainsi Alexis sur Actu.fr.

Outre ses 14 heures quotidiennes, le boulanger a pris des mesures afin de faire face à l’augmentation des matières premières et de l’énergie.

« Après l’augmentation des matières premières, la crise énergétique était annoncée, alors avec ma femme, on s’est dit qu’il fallait s’activer pour pouvoir joindre les deux bouts », explique le chef d’entreprise.

Alors, il a d’abord renégocié son contrat d’électricité puis procédé à des travaux afin de diminuer sa consommation: installation d’ampoules LED et suppression de tout ce qui est superficiel.

« On consomme moins mais ça ne suffit pas pour payer », déplore le boulanger qui a décidé d’aller plus loin. Il ne se verse plus de salaire depuis six mois, soit une économie de 1500 à 2000 euros par mois.

Des mesures et des sacrifices en cascade

Mais là encore, ces mesures ne suffisent pas. Or, le boulanger ne souhaite pas se défaire de ses 13 employés, dont 6 apprentis, répartis sur les deux sites de son entreprise.

« On a la chance d’avoir une bonne équipe, les licencier c’est prendre le risque de ne pas retrouver de main-d’œuvre par la suite, ce n’est pas une option. » 

Alors, la mort dans l’âme, Alexis Guéroult a prendre la décision de licencier son épouse. « C’est très dur mais on n’a pas le choix », déclare-t-il, les larmes aux yeux.

Parallèlement, le boulanger a aussi dû augmenter ses tarifs de cinq centimes, perdant au passage le marché de deux écoles.

« Mon chiffre d’affaires est stable du côté de la boulangerie à ce jour, mais ces deux marchés en moins, ça va plomber nos comptes. »

Le couple a aussi demandé un crédit de 30 000 euros. Il pense aussi renégocier une fois de plus son contrat d’électricité.

« C’est la seule solution que je vois… Je pensais que le gouvernement nous accorderait le bouclier tarifaire sur nous, les compteurs jaunes, mais non, toujours pas, » déplore le chef d’entreprise, qui sera amené, pour la première fois, à venir défiler le 23 janvier prochain à Paris.

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