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Confisqués à un temple en Thaïlande pour soupçon de maltraitance, des dizaines de tigres ont perdu la vie

septembre 16, 2019 11:44, Last Updated: septembre 18, 2019 12:30
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Après des soupçons de maltraitance, 86 des 147 tigres qui avaient été confisqués en 2016 à un temple thaïlandais qui les utilisait comme attraction touristique n’ont pas survécu.

Des dizaines de tigres sont morts, ont annoncé lundi les autorités, mettant en cause une anomalie génétique liée à la consanguinité.

Pendant des années, le temple Wat Pha Luang Ta Bua de Kanchanaburi (ouest) a drainé des hordes de touristes venant se faire photographier, contre paiement, au milieu des tigres.

Mais en 2016, les parcs nationaux de Thaïlande ont décidé de confisquer les gros félins, retirés du temple petit à petit, alors que les accusations de maltraitance et d’exploitation se multipliaient.

Des responsables thaïlandais de la faune sauvage chargent un tigre dans une cage à bord d’un camion après l’avoir anesthésié au temple du tigre Wat Pha Luang Ta Bua dans la province de Kanchanaburi, dans l’ouest de la Thaïlande le 30 mai 2016. (Photo : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP/Getty Images)

 

Cette photo prise le 8 avril 2015 montre un tigre assis dans une cage dans un bâtiment du quartier chinois de Ton Pheung, une zone économique spéciale située au nord-ouest du Laos, le long du Mékong, à la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar. (Photo : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP/Getty Images)

Des bébés tigres dans des congélateurs

Des dizaines de bébés tigres morts avaient également été découverts dans des congélateurs, sans doute dans le but de les revendre pour de supposées vertus médicinales. Les morceaux de tigre, très recherchés en Chine et au Vietnam, peuvent atteindre des prix astronomiques.

Les adultes avaient quant à eux été transférés dans deux élevages de la province voisine de Ratchaburi, mais 86 des 147 bêtes n’ont pas survécu.

En 2015, les autorités thaïlandaises de la faune sauvage ont fait une descente dans un temple bouddhiste de la province de Kanchanaburi où 137 tigres étaient détenus, à la suite d’accusations selon lesquelles les moines les élevaient illégalement et faisaient du trafic d’animaux. 40 des 137 tigres ont été sauvés du célèbre « Temple du tigre » malgré l’opposition des autorités du temple. (Photo : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP/Getty Images)

Pattarapol Maneeon, l’un des directeurs des parcs nationaux du pays, a déclaré à la presse : « Il est possible que ce soit lié à la consanguinité. Des anomalies génétiques affectant leur corps et leur système immunitaire ont été trouvées ».

Sunthorn Chaiwattana, un autre responsable, précise que beaucoup d’entre eux « étaient déjà en état de stress après leur transport et leur changement d’habitat, les problèmes de santé sont apparus plus tard ».

Beaucoup souffraient d’une paralysie de la langue, de problèmes respiratoires et de manque d’appétit, ce qui leur a été fatal.

La qualité des soins mis en doute

Mais certains défenseurs des animaux ont mis en doute la qualité des soins prodigués aux tigres depuis leur capture par les autorités.

« Très honnêtement, qui aurait la capacité de prendre en charge autant de tigres à la fois ? » a dénoncé Edwin Wiek, fondateur de l’ONG « Wildlife Friends Foundation Thailand ».

Des cages trop petites, favorisant la propagation des maladies, ce n’est « pas au niveau de ce qui est nécessaire pour un si grand nombre de tigres », a-t-il déploré.

La Thaïlande attire des dizaines de millions de visiteurs par an et le tourisme lié à la vie sauvage y connaît un immense succès, souvent au détriment du bien-être animal.

Les touristes peuvent au choix se balader à dos d’éléphant, jouer avec des macaques ou poser pour des selfies avec des tigres.

Les défenseurs de la nature ne cessent de s’indigner que les animaux soient parfois enchaînés, mal soignés et forcés à se donner en spectacle.

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