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Trump se réjouit malgré les difficultés

octobre 25, 2017 22:31, Last Updated: octobre 25, 2017 22:22
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S’il est resté muet mardi soir après les réquisitoires à son encontre des sénateurs Bob Corker (Tennessee) et Jeff Flake (Arizona), qui l’ont accusé d’être un « danger » pour la démocratie, le président américain a lancé la contre-offensive mercredi.

« Flake et Corker mis à part, la rencontre d’hier avec les sénateurs républicains c’était le grand amour avec standing ovations et idées fantastiques pour les USA! », a-t-il lancé sur Twitter, soucieux de donner l’image d’une famille politique rassemblée au lendemain de sa visite au Capitole.

« Il y a une grande unité au sein du parti républicain », a-t-il martelé peu après lors d’une conférence de presse improvisée dans les jardins de la Maison Blanche, se disant convaincu que le départ de M. Flake était une bonne nouvelle.

Dans un peu plus d’un an, après les élections de mi-mandat, les deux républicains les plus critiques de la présidence Trump, auxquels il faut ajouter John McCain, auront de fait quitté Washington et n’auront plus la prestigieuse et puissante caisse de résonance du Sénat pour faire entendre leurs voix discordantes.

Déjà à la manoeuvre, l’équipe Trump peut nourrir l’espoir – même si une victoire démocrate ne peut être exclue – de voir arriver au Sénat des élus républicains moins irrévérencieux pour leur succéder.

Mais le spectaculaire épisode de mardi vient rappeler les profondes fractures idéologiques qui traversent le parti républicain et donnent des sueurs froides aux stratèges du « Grand Old Party » à l’approche des élections de mi-mandat, prévues en novembre 2018.

L’exercice politique pourrait tourner au casse-tête pour la Maison Blanche qui espère le vote prochain d’une baisse massive des impôts, promesse de campagne emblématique du magnat de l’immobilier.

Donald Trump peut-il à la fois cajoler les élus républicains en place à Washington pour étoffer enfin un bilan législatif squelettique tout en soufflant sur les flammes de la révolte alimentée par son ancien conseiller stratégique Steve Bannon?

Ce denier est à la manoeuvre pour pousser dès qu’il le peut des candidats « anti-système » et bousculer le « GOP » avec, comme bouc-émissaire désigné, le chef du Sénat Mitch McConnell.

L’ex-conseiller sulfureux, contempteur virulent de « l’establishment », s’est réjoui du départ annoncé de Jeff Flake. « Beaucoup d’autres à venir », a déclaré Steve Bannon, dans le style volontiers provocateur qu’il affectionne, au Washington Post.

Autre difficulté pour le 45e président des États-Unis : si Corker et Flake sont sur le départ, il ont encore du temps devant eux pour faire entendre leur petite musique, et tenter de faire des émules.

Enhardis par leurs sorties de mardi, ils pourraient devenir des invités de choix pour les talk-shows du dimanche sur les grandes chaînes de télévision américaines.

« Pour les 14 mois à venir, dégagé des contraintes de la politique, je serai guidé seulement par ma conscience », a averti le sénateur de l’Arizona dans une tribune publiée dans le Washington Post. « Il est temps que nous disions tous: Assez ! ».

Les républicains, qui n’ont qu’une courte majorité de deux voix au Sénat, savent que le combat des mois à venir sera rude. Et qu’après leurs échecs répétés sur l’abrogation d’Obamacare, ils ne peuvent se permettre un nouveau revers.

« Nous somme très unis sur nos objectifs, nous voulons des baisses d’impôts pour la classe moyenne », a martelé M. Trump avant de s’envoler pour le Texas, accusant les médias d’écrire « beaucoup de choses négatives qui ne sont pas vraies ». Mais aussi de le caricaturer.

« Les médias me présentent comme quelqu’un de moins courtois que je ne suis en réalité (…) Je suis allé dans une grande université. J’ai très bien réussi. Je suis quelqu’un de très intelligent », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il avait « l’une des meilleures mémoires de tous les temps ».

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