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1,95 million membres du régime communiste chinois occupent des postes importants dans des consulats, des universités et des grandes entreprises à travers le monde

décembre 14, 2020 14:35, Last Updated: décembre 14, 2020 14:35
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Une base de données récemment divulguée a révélé que 1,95 million de membres enregistrés du Parti communiste chinois (PCC) ont été employés dans des universités, de grandes entreprises et des consulats britanniques à travers le monde.

Certains membres du PCC ont été employés par le constructeur aérospatial américain Boeing et le fabricant pharmaceutique Pfizer.

L’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC), une coalition mondiale de juristes, a récupéré la base de données d’un dissident chinois non identifié, puis a partagé ces informations avec quatre organisations de médias, selon un article du journal britannique The Mail publié le 13 décembre, qui a obtenu la liste et l’a examinée le 12 décembre.

L’IPAC, dans une déclaration du 13 novembre, a affirmé que l’un de ses représentants avait reçu cette base de données d’une « source non gouvernementale » et que l’alliance avait fait vérifier la liste par des experts.

« L’IPAC fera pression pour que les gouvernements et les entreprises réagissent, en leur demandant de déterminer comment ils entendent protéger leurs valeurs face à l’infiltration », a déclaré l’IPAC.

Selon le média, la base de données contenait des noms, des dates de naissance et des informations sur l’origine ethnique, tandis que des adresses et des numéros de téléphone figuraient également dans certains cas. La base de données a d’abord été divulguée grâce à l’application de messagerie cryptée Telegram, après avoir été apparemment extraite en 2016 d’un serveur de Shanghai par des personnes qui semblent être des dissidents chinois.

La plupart des membres du PCC figurant dans cette base de données sont originaires de Shanghai.

The Mail a constaté que les grandes entreprises aérospatiales Airbus, Rolls-Royce et Boeing ont employé des centaines de membres du PCC. En outre, Pfizer et le fabricant de médicaments britannique AstraZeneca emploient au total 123 membres du Parti. Le constructeur automobile britannique Jaguar Land Rover employait également des membres du PCC.

La base de données a également montré que plus de 600 membres du PCC étaient employés dans 19 succursales des banques britanniques HSBC et Standard Chartered.

Des universitaires chinois membres du Parti ont également travaillé dans des universités britanniques, où ils ont participé à des recherches sensibles, notamment en ingénierie aérospatiale et en chimie, a constaté The Mail.

Certains membres du PCC ont travaillé pour des consulats britanniques. Au consulat britannique de Shanghai, un membre du PCC était un haut fonctionnaire dont la fonction consistait notamment à faciliter les visites de fonctionnaires britanniques en Chine. Un autre membre du PCC travaillait « aux côtés d’une équipe d’agents du MI6 opérant sous couverture diplomatique », selon The Mail. MI6 est le nom du service de renseignements britannique.

The Mail a conclu en affirmant : « Aucune preuve ne permet d’affirmer que les membres du parti qui figurent sur la liste ont été des espions pour la Chine ». Cependant, le journal a précisé qu’un groupe d’environ 30 députés a déclaré qu’il déposerait une question urgente concernant cette base de données à la Chambre des Communes, la chambre basse du parlement bicaméral britannique.

« Le gouvernement [britannique] doit maintenant prendre des mesures pour expulser et retirer tout les membres du parti communiste qui se trouvent dans nos consuls à travers la Chine. Ils peuvent être au service du Royaume-Uni ou du Parti communiste chinois. Ils ne peuvent pas faire les deux », a déclaré le député britannique Iain Duncan Smith au journal The Mail.

Un ancien agent de l’Agence Centrale de Renseignement (CIA) et analyste du renseignement de la Maison Blanche, dont le nom n’a pas été divulgué, a affirmé à la rédaction que l’on ne devait pas faire confiance au PCC.

« Ils sont toujours à la recherche d’opportunités qui leur permettent de tirer profit de leurs relations, de leurs amitiés, etc. pour servir les intérêts du Parti communiste », a déclaré l’ancien agent de la CIA.

Les membres du PCC sont tenus de promettre leur loyauté au Parti. Pour devenir membre, ils doivent d’abord prêter serment le poing levé, tout en récitant qu’ils doivent « mettre en œuvre les décisions du Parti, respecter strictement la discipline du Parti … être loyaux envers le Parti … et ne jamais trahir le Parti ».

Selon le média d’État chinois Xinhua, le PCC comptait plus de 91 millions de membres à la fin de l’année 2019, d’après un rapport établi par le département des organisations du régime chinois. La majorité des membres étaient des ouvriers et des paysans, qui représentaient 34,8 % du total. La Chine compte actuellement une population d’environ 1,4 milliard d’habitants.

Le PCC n’est pas la seule organisation du Parti en Chine. Des centaines de millions de personnes ont rejoint les organisations de jeunesse du Parti dans les écoles primaires et secondaires, les Jeunes Pionniers et la Ligue de la jeunesse communiste.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a multiplié les mises en garde contre les menaces que représente le PCC au cours des derniers mois. Au début de ce mois, lors d’un discours à l’Institut de technologie de Géorgie, M. Pompeo a déclaré que « le Parti communiste chinois empoisonne le puits de nos établissements d’enseignement supérieur pour ses propres fins, et … ces actions dégradent nos libertés et la sécurité nationale américaine ».

Le 3 décembre, le Département d’État américain a annoncé de nouvelles restrictions sur les visas des membres du PCC et de leur famille, réduisant à un mois la durée de validité de leurs visas d’affaires B-1 et de tourisme B-2, contre un maximum de 10 ans auparavant.

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