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Chants du coq, sons de cloches, odeurs du fumier : les députés veulent protéger le « patrimoine sensoriel des campagnes »

janvier 22, 2020 19:08, Last Updated: janvier 24, 2020 10:56
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Les chants du coq, les sons de cloches, le bruit des cigales… Seront-ils bientôt protégés ? Les députés ont voté en commission une proposition de loi visant à défendre le « patrimoine sensoriel » des campagnes.

Les députés ont voté en commission une proposition de loi UDI-Agir visant à protéger le « patrimoine sensoriel » des campagnes. Ce texte, soutenu par le ministre de la Culture Franck Riester, sera examiné dans l’hémicycle jeudi 30 janvier lors d’une journée dédiée aux propositions du groupe centriste.

« La ruralité, ce n’est pas les petites fleurs, le silence permanent »

Déposée par le député de Lozère Pierre Morel-à-l’Huissier, soutenue et co-signée par des élus de tous bords, cette proposition de loi entend protéger les ruraux des actions juridiques engagées contre les « bruits et les effluves » de la campagne, au nom de « troubles anormaux du voisinage ».

« Il faut expliquer à ceux qui veulent venir vivre en ruralité que la ruralité, ce n’est pas les petites fleurs, la nature, le silence permanent, c’est aussi des activités, une vie particulière ». « On ne peut pas empêcher les gens d’aller en justice. Mais si ma proposition est votée, le juge pourra leur rappeler qu’il y a ici ou là un patrimoine local protégé », a indiqué à TF1 Pierre Morel-à-l’Huissier.

Le coq Maurice pourra donc continuer à s’égosiller, les sons des cloches pourront carillonner, le cheval Sésame pourra de nouveau paître paisiblement, les grenouilles coasser… Une liste non exhaustive, qui pourrait être protégée par le code du patrimoine.

La vie rurale doit rentrer dans le code du patrimoine

Cet été, le litige autour du coq chanteur « Maurice » de l’Île d’Oléron était devenu le symbole du conflit entre ruraux et nouveaux arrivants. La justice avait rejeté la plainte des voisins indisposés par son cocorico matinal.

Aux yeux des députés de la commission des affaires culturelles, chants du coq, sons de cloches et « émissions olfactives des espaces et milieux naturels » font « partie intégrante de la vie rurale » et doivent rentrer dans le code du patrimoine.

Porté par l’atmosphère bienveillante de la commission, M. Morel-A-L’Huissier a gratifié l’assistance d’un extrait d’une chanson du groupe toulonnais Aïoli « Touche pas aux cigales », tout en prévenant : « C’est un peu cru ».

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