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Disparition d’Émile: il y a 34 ans, un autre petit garçon disparaissait, à 60 km du Vernet

juillet 13, 2023 13:13, Last Updated: juillet 13, 2023 14:58
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L’enquête de terrain pour retrouver Émile n’a rien donné. L’enfant de deux ans et demi, qui se trouvait chez ses grands-parents maternels, dans la commune du Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), a disparu depuis plus de quatre jours. Cette disparition inquiétante en rappelle une autre, survenue 34 ans plus tôt dans la région. 

À une soixantaine de kilomètres du Vernet, le 2 mai 1989, un enfant de 3 ans disparaissait lui aussi. Il s’appelait Yannis. Il jouait près de la maison familiale avec ses frères et sœurs, à Ganagobie, lorsque le drame s’est produit. Depuis, il n’a jamais été retrouvé, rappelle La Dépêche.

Ses frères et sœurs l’avaient laissé seul quelques instants

« Toutes les hypothèses restent d’actualité, aucune n’est privilégiée et aucune n’est exclue », a indiqué mardi soir Rémy Avon, le procureur de la République de Digne-les-Bains, au sujet de la disparition du petit Émile, survenue le 8 juillet dernier. S’agit-il d’un accident, d’un homicide, d’un enlèvement ? Cette question reste pour le moment sans réponse.

Concernant la disparition du petit Yannis, qui aurait aujourd’hui 37 ans, le mystère reste lui aussi entier. En pleine construction d’une cabane, l’enfant avait été laissé seul quelques instants par ses frères et sœurs, ce jour fatidique du 2 mai 1989. Lorsque sa fratrie était revenue, Yannis avait disparu.

Ses affaires réapparaissent mystérieusement un an et demi plus tard

À cette époque, des avis de recherches et des appels à témoins avaient été diffusés partout. Le village de Ganagobie, comptant moins de 100 âmes, avait été passé au peigne fin. Les habitants s’étaient également mobilisés, lors de battues, pour tenter de retrouver le garçon. Tout cela en vain.

Fait aussi troublant qu’inquiétant, les vêtements, les chaussures et la chaîne que portait Yannis le jour de sa disparition sont mystérieusement réapparus 16 mois plus tard, à 300 mètres de la maison familiale, rappelait France 3 Provence-Alpes-Côte-d’Azur en mai 2019. Personne n’a jamais su qui les avait déposés.

Il y a quatre ans, Pascaline Moré, la maman de Yannis, confiait également à France 3 que « le pire, c’est de ne pas savoir comment ça s’est passé, où il est, s’il est vivant, s’il est mort, c’est ça qui est le plus difficile à accepter ». Gérard Puig, le directeur d’enquête concernant cette disparition, avait déclaré à nos confrères : « On fait tout pour pouvoir arriver à trouver la solution, et on ne la trouve pas. On se dit que quelque part la solution existe, mais on ne l’a pas trouvée. L’échec, ça ne s’oublie pas. C’est pour cela qu’on ne l’oublie plus, même après dix ans de retraite. »

À la suite de la prescription, la justice a finalement classé et refermé le dossier.

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