AFRIQUE

Opération Barkhane : un soldat français tué au Mali, annonce l’Élysée

janvier 24, 2022 7:26, Last Updated: janvier 24, 2022 9:37
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Samedi 22 janvier, le brigadier Alexandre Martin a été tué lors d’une attaque au mortier contre le camp de Gao, dans le nord du Mali, a annoncé dimanche la présidence de la République.

Le camp de Gao a été la cible samedi peu avant 17H00, heure de Paris (16H00 GMT), de « plusieurs tirs » d’obus de mortiers, partis d’une position située à « cinq à six kilomètres au nord-est », a indiqué le porte-parole de l’état-major des Armées, le colonel Pascal Ianni.

Âgé de 24 ans, le brigadier Alexandre Martin, grièvement blessé, a « été pris en charge immédiatement par l’antenne chirurgicale sur place mais a succombé à ses blessures », a-t-il précisé.

« Profonde tristesse à l’annonce de la mort au combat du brigadier Alexandre Martin le 22 janvier à Gao au Mali. Je salue son engagement. Toutes mes pensées vont vers sa famille, ses proches et ses frères d’armes », a tweeté le chef d’état-major des Armées, le général Thierry Burkhard.



Neuf autres soldats français ont été « légèrement blessés » mais « leur état n’inspire aucune inquiétude », a précisé l’état-major des Armées dans un communiqué.

L’armée française a « engagé immédiatement des hélicoptères de recherche et d’attaque pour intercepter et neutraliser les assaillants », a poursuivi le colonel Ianni. Un ou plusieurs assaillants ont été tués, a-t-il laissé entendre, sans plus de détails.

Hommage de l’armée

Le Président Emmanuel Macron, chef des armées, a fait part de sa « très vive émotion » en annonçant dimanche le décès du brigadier Alexandre Martin, du 54e régiment d’artillerie de Hyères dans le sud de la France.

La ministre des Armées, Florence Parly, « s’incline avec un profond respect devant la mémoire du brigadier Martin, mort pour la France », a annoncé le ministère dans un communiqué.



La France déterminée à poursuivre la lutte contre le terrorisme

Alexandre Martin était engagé depuis septembre 2015 dans l’armée de Terre. Après des missions en Guyane, en Martinique et à Djibouti, il participait depuis le 19 octobre à l’opération Barkhane. Il était « en concubinage et sans enfant », a précisé l’armée de Terre dans un communiqué.

Il s’agit du 53e militaire français tué au combat au Sahel depuis 2013 et du premier en 2022. Trois l’avaient été l’an dernier, un quatrième soldat étant mort accidentellement.

Quatre soldats français ont déjà été blessés mardi au Burkina Faso lors de l’explosion d’un engin explosif improvisé (IED) au passage de leur véhicule.

La force antidjihadiste française Barkhane s’étend sur cinq pays du Sahel. De l’ordre de 5000 hommes à l’été 2021, elle devrait être ramenée à entre 3500 et 4000 soldats l’été prochain dans le cadre d’une réorganisation de ses missions.

Le Président Macron « confirme la détermination de la France à poursuivre la lutte contre le terrorisme dans la région, aux côtés de ses partenaires », a d’ailleurs souligné l’Élysée.

 


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