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« Pas d’antisémitisme en France qui justifie une mobilisation de l’opinion », selon Jean-Marie Le Pen

février 25, 2019 9:50, Last Updated: février 25, 2019 9:53
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Deux jours après le « grand rassemblement contre l’antisémitisme » organisé mardi dernier par le Parti socialiste (PS), Jean-Marie Le Pen s’est exprimé sur les violences faites aux juifs dans le cadre d’une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube.

Le 21 février, M. Le Pen est revenu sur les actes anti-juifs perpétrés récemment dans le journal de bord qu’il publie une fois par semaine sur sa chaîne YouTube.

Interrogé à propos des profanations des tombes du cimetière juif de Quatzenheim (Bas-Rhin) dans la nuit du 18 au 19 février, Jean-Marie Le Pen a évoqué « l’affaire de Carpentras ».

En 1990, Pierre Joxe, alors ministre de l’Intérieur du gouvernement socialiste de l’époque, avait pointé du doigt le Front national (FN) après la profanation d’un cimetière juif de la ville de Carpentras (Vaucluse).

« On sait très bien [que cette affaire] a été montée par le gouvernement comme une opération de provocation contre le FN, qu’elle a donné lieu à une véritable marche à la tête de laquelle il y avait le président de la République », explique l’ancien candidat aux élections présidentielles.

Selon Jean-Marie Le Pen, les profanations du cimetière juif de Quatzenheim pourraient avoir été commanditées par le gouvernement. Crédit : KENZO TRIBOUILLARD/AFP/Getty Images.

« Il y a des choses qui m’étonnent »

Revenant sur les profanations dont le cimetière juif de Quatzenheim a été la cible, il n’a pas hésité à établir un parallèle entre les deux affaires :

« Je note qu’il y a eu un cimetière qui a été vandalisé et ce, de manière très professionnelle, très propre. Les croix gammées n’ont pas de bavures, c’est impeccable. C’est fait certainement par des spécialistes. On voit à peu près d’où ils peuvent venir. »

« S’il y avait de l’antisémitisme en France, ce genre d’opération aurait eu lieu dans 300, 500 ou 1000 cimetières. Le fait qu’il ait lieu dans un seul cimetière, et justement, comme par hasard, la veille de la manifestation, c’est une bonne opération de com’. D’autant qu’il y avait le dîner du Crif [Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr], le surlendemain», ajoute M. Le Pen.

« Il y a des choses qui m’étonnent », affirme le fondateur du FN à propos de la manifestation contre l’antisémitisme qui s’est déroulée place de la République, à Paris, le 19 février. « Elle a été convoquée la nuit : à 7 heures du soir au mois de février, il fait noir », poursuit l’ancien soldat de l’Indochine et de l’Algérie.

« Le chiffre des manifestants n’a pas été communiqué par la police. D’habitude, c’est le seul qui est communiqué et il l’a été par le Parti socialiste qui l’a évalué à 20 000. Si la police l’avait fait, elle aurait sans doute dit 10 000. Par conséquent, on ne peut pas dire que c’était un grand succès et cela se comprends parce qu’il n’y a pas d’antisémitisme en France qui justifie une mobilisation de l’opinion », ajoute celui qui prépare la sortie du deuxième tome de ses mémoires.

« Plus de l’antisionisme que de l’antisémitisme»

Et le député européen de demander des précisions au ministère de l’Intérieur sur la nature des « exactions » commises contre les juifs en 2018.

« D’ailleurs, on nous parle d’un chiffre de 74 % d’augmentation [des actes antisémites en 2018], par rapport à quoi ? Je demande que l’on donne la liste de toutes les exactions qui ont été commises contre les juifs, de telle manière que l’on puisse faire la différence entre un graffiti, un meurtre, un coup de téléphone ou un croche-pied à l’école. »

« Ce qui est vrai, c’est que l’islamisme radical, extrapolant en quelque sorte le conflit israélo-arabe, transporte ça en France. C’est beaucoup plus de l’antisionisme que de l’antisémitisme », souligne l’ancien président du Front national.

« Toutes les agressions contre les lieux religieux doivent être condamnées »

Si sa fille avait fait part de son indignation après les injures proférées à l’encontre d’Alain Finkielkraut en marge de l’acte XIV des Gilets jaunes, Jean-Marie Le Pen n’a pas hésité à minorer l’événement.

« Quand à l’incident qui a opposé un converti européen à monsieur Finkielkraut, c’est un incident de rue qui ne devrait pas avoir la chance d’être présenté à l’opinion nationale par la télévision », a-t-il déclaré.

« Les agressions contre les bâtiments religieux chrétiens, voire musulmans d’ailleurs, sont beaucoup moins rapportées et prises en considération [que les actes anti-juifs]. Or, toutes les agressions contre les lieux religieux, quels qu’ils soient, doivent être condamnées, évidemment », conclut le natif de la Trinité-sur-Mer.

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