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Pour Viktor Orban, « la nouvelle citadelle de l’Internationale s’appelle Bruxelles et son outil est l’immigration »

février 18, 2019 19:55, Last Updated: février 18, 2019 19:55
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Il y a environ 8 jours, Viktor Orban prononçait son discours annuel sur l’état de la nation devant le Parlement hongrois, à Budapest. L’occasion pour le Premier ministre de se poser en défenseur des « nations chrétiennes » et de lancer sa campagne pour les élections européennes.

Cette année, Viktor Orban avait choisi d’axer le traditionnel discours que le chef du gouvernement doit prononcer devant le Parlement hongrois sur les enjeux liés aux prochaine échéances européennes.

Après avoir rappelé les différents succès économiques rencontrés par son pays sous son mandat et annoncé plusieurs mesures destinées à soutenir la natalité – la Hongrie présente pour l’instant un des indices de fécondité les plus bas de l’OCDE avec 1,49 enfant par femme –, le dirigeant a expliqué que les prochaines élections européennes détermineraient selon lui la survie de l’Europe chrétienne.

« À la veille d’élections paneuropéennes, l’Europe a de nouveau atteint le point où nous devons défendre notre identité hongroise, notre héritage chrétien », a déclaré M. Orban dont les propos ont été relayés par Courrier international.

Et l’homme d’État de regretter « la baisse continuelle de la part de chrétiens » et le « remodelage des pays autrefois chrétiens » en Europe.

Viktor Orban photographié à l’université de la musique et des arts figuratifs de Salzbourg (Mozarteum), en Autriche, en septembre 2018. Crédit : CHRISTOF STACHE/AFP/Getty Images.

« Il y a trente ans, nous pensions que nous avions jeté aux ordures pour de bon la pensée communiste qui avait déclaré la fin des nations, il semble que nous ayons eu tort. De nouveau, ils proclament un monde sans nations, ils veulent des sociétés ouvertes et ils sont toujours là, ceux qui veulent balayer nos traditions et inonder nos pays de cultures étrangères », a-t-il ajouté.

Pour M. Orban – lui-même ancien opposant au régime communiste hongrois – l’Union européenne (UE) exercerait désormais une nouvelle forme de totalitarisme sur le Vieux Continent.

« La nouvelle citadelle de l’Internationale s’appelle Bruxelles et son outil est l’immigration », a-t-il fustigé avant de pourfendre le concept de sociétés multiculturelles.

Outre le fait qu’il s’agisse selon lui d’« une capitulation face aux problèmes démographiques », l’immigration conduirait également « à une augmentation de la criminalité, en particulier contre les femmes, et laisse entrer le virus du terrorisme ».

« Quiconque monte dans ce train express arrivera au terminus, il n’y pas de billet retour », a-t-il affirmé.

Considérant que la politique migratoire de l’UE constitue « tout l’enjeu des élections » à venir, le président du Fidesz n’hésite d’ailleurs pas à parler de « bataille finale » en évoquant le prochain scrutin et se pose en défenseur des valeurs traditionnelles chères à la civilisation européenne.

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