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Sables-d’Olonne : la statue de Saint-Michel terrassant le dragon sera-t-elle déboulonnée ?

novembre 24, 2021 21:55, Last Updated: novembre 25, 2021 7:55
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En attendant que la justice tranche sur la question du déboulonnage de la statue de l’archange Michel aux Sables-d’Olonne (Vendée), cette dernière fait couler beaucoup d’encre. Le verdict sera rendu mi-décembre.

La statue de Saint-Michel des Sables-d’Olonne se retrouve au cœur d’une polémique entre la commune et la Fédération de la libre pensée, rapporte Actu.fr. Une procédure judiciaire est en cours et la statue de l’archange, installée depuis 2018, risque le déboulonnage. Le rapporteur public l’ayant recommandé au tribunal administratif de Nantes, ce jeudi 18 novembre 2021. Ce dernier se prononcera sur la question mi-décembre.

Une dépendance de l’Église ou de l’espace public ?

La statue de Saint-Michel terrassant le dragon trône en effet depuis 2018 sur le parvis de l’église et sur la place du même nom, se trouvant à côté de l’auditorium éponyme. « Oulala ! Vous voyez le drame ? », s’est exclamé sur le ton de l’humour Yannick Moreau, le maire de la commune. Le rapporteur public en a d’ailleurs convenu de prime abord. « Si nous faisions appel à notre seule liberté de pensée, nous pencherions assez aisément pour dire que cette implantation ne manquait pas d’une certaine légitimité », a-t-il convenu.

C’est le président des Libres Penseurs, Jean Regourd, qui a porté l’affaire en justice. « En Vendée, certains confondent commune et paroisse », a-t-il déclaré. L’association de défenseurs de la laïcité a dénoncé le fait que cet « emblème religieux » se retrouve sur « l’espace public ». Au nom de la séparation de l’Église et de l’État de 1905, celle-ci « récuse toute intervention des religions dans les affaires publiques ». En effet, selon la loi française et au nom de la liberté de conscience, il est interdit aux communes d’installer des « emblèmes religieux » sur l’espace public, exception faite des cimetières et des « dépendances » d’édifices religieux, rappelle Actu.fr.

D’après le rapporteur public, la place Saint-Michel n’est pas une « dépendance » de l’église mais appartient bien à l’« espace public ». Me Vincent Horeau (cabinet Landot et Associés), l’avocat qui défend la commune, estime quant à lui que la place Saint-Michel constitue bel et bien une « dépendance » de l’église Saint-Michel, et de ce fait, la statue trouve naturellement sa place sur son parvis.

« Une figure qu’on retrouve dans les trois religions monothéistes »

Pour sa défense, la commune avance la « pluralité de significations » que la statue revêt, étant donné qu’outre sa représentation d’un saint reconnu par les catholiques, elle est également le saint patron des parachutistes. D’ailleurs, une « bénédiction » de la statue avait été organisée en octobre 2018, lors de son inauguration à laquelle un détachement de parachutistes avait été convié.

L’avocat de la commune a rappelé que l’archange est « une figure qu’on retrouve dans les trois religions monothéistes » que sont le christianisme, le judaïsme et l’islam. « Cela ne marque donc pas une préférence religieuse », a-t-il souligné. Le rapporteur public, lui, n’a pas manqué de pointer cette « bénédiction », qui selon lui représente une « persistance de la signification religieuse ».

Le tribunal administratif de Nantes tranchera donc d’ici un mois, sa décision ayant été mise en délibéré, précise Actu.fr.


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