Automobiliste tué à Sevran : le policier mis en examen pour « violences volontaires »

Photo: : Durand Suzanne/The Epochtimes
Le policier dont le tir a causé la mort d’un automobiliste lors d’un contrôle il y a une semaine à Sevran (Seine-Saint-Denis) a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, alors qu’une marche blanche était organisée samedi 2 mars en mémoire de la victime.
Le fonctionnaire de 32 ans, affecté à la brigade anti-criminalité (BAC) d’Aulnay-sous-Bois, a été mis en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », a annoncé le parquet de Bobigny.
L’enquête devra déterminer la chronologie des faits et les responsabilités
La mort de Jean-Paul Elle est intervenue le 26 mars dans l’après-midi, lorsqu’une équipe de policiers de la BAC a voulu contrôler la fourgonnette signalée volée à Alnay-sous-Bois et conduite par la victime. Alors qu’un des policiers s’est approché de la vitre du conducteur, la « camionnette a redémarré brusquement » et « pour des raisons qui restent encore à déterminer, le policier a fait usage de son arme », a détaillé le procureur de Bobigny. L’homme a succombé à ses blessures.
Une semaine après la mort de « JP », ce chauffeur-livreur guyanais de 33 ans, plus de 300 personnes ont participé samedi 2 avril à une marche blanche entre Aulnay-sous-Bois et Sevran, a constaté une journaliste de l’AFP.
La mort de Jean-Paul, originaire de la cité des Beaudottes à Sevran, a causé plusieurs nuits de violences dans sa ville et les communes limitrophes d’Aulnay et Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).
« A ce stade de l’enquête, la chronologie exacte de cet enchaînement très rapide n’est pas encore parfaitement établie », a insisté le procureur.
Les avocats de la famille ont affirmé que la fourgonnette « n’était pas volée » et qu’ « il y avait un différend avec la personne pour qui il travaillait qui refusait de le payer et qu’il a gardé la fourgonnette en attendant d’être payé ».

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