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« Je ne veux pas quitter notre pays » : la journaliste russe Marina Ovsiannikova refuse l’asile de la France

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La journaliste russe Marina Ovsyannikova,

Photo: : -/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 3 Min.

La journaliste russe Marina Ovsiannikova, devenue une égérie anti-guerre après son irruption pendant un journal télévisé pro-Kremlin pour dénoncer l’offensive en Ukraine, a refusé l’offre d’asile du Président français Emmanuel Macron.
« Je ne veux pas quitter notre pays. Je suis patriote, mon fils l’est encore plus. Nous ne voulons en aucun cas partir, nous ne voulons aller nulle part », a-t-elle déclaré dans une interview du magazine allemand Der Spiegel.
Emmanuel Macron s’était dit prêt mardi à offrir « une protection consulaire » à Marina Ovsiannikova, soit à l’ambassade, soit en lui accordant l’asile.
Cette journaliste âgée de 44 ans s’est illustrée en faisant irruption en direct lundi soir pendant le journal télévisé le plus regardé de Russie, sur la chaîne Pervy Kanal, où elle est productrice, avec une pancarte critiquant l’opération militaire de Moscou en Ukraine et dénonçant la « propagande » des médias contrôlés par le pouvoir.
Après avoir été arrêtée, elle a été condamnée dans la foulée à une simple amende et laissée libre. Elle risque cependant toujours des poursuites pénales passibles de lourdes peines de prison, aux termes d’une récente loi réprimant toute « fausse information » sur l’armée russe.

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« Une action pacifiste »
Née d’un père ukrainien et d’une mère russe, la journaliste a critiqué « une guerre contre un peuple frère ! Aucune personne saine d’esprit ne peut l’accepter ». Estimant également que son intervention « était avant tout une action pacifiste :  il est dans l’intérêt de la Russie et du monde de mettre fin le plus rapidement possible à cette guerre ».
Marina Ovsiannikova déclare qu’elle voulait montrer « que les Russes aussi sont contre cette guerre, ce que beaucoup de gens en Occident ne comprennent pas. La majorité des gens intelligents et éduqués ici s’opposent à cette guerre ».
Ses collègues journalistes, d’après elle, « luttent constamment intérieurement entre leur travail et leur propre boussole morale (…) Ils doivent nourrir leur famille, ils savent que dans le climat politique actuel, ils ne trouveront pas d’autre emploi ».
Selon Mme Ovsiannikova, plusieurs journalistes russes de chaînes publiques ont démissionné ces derniers jours pour s’opposer aux restrictions sur l’information.