La police déploie ses chiens sur les manifestants mobilisés contre le confinement à Amsterdam

Par Jack Phillips
4 janvier 2022 17:45 Mis à jour: 4 janvier 2022 17:52

Des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche à Amsterdam, la capitale des Pays-Bas, pour manifester contre les mesures de confinement Covid-19 prises par le gouvernement néerlandais, avant que la police ne sévisse.

Cette décision est intervenue après que le maire d’Amsterdam, Femke Halsema, a publié une ordonnance d’urgence autorisant l’intervention d’un plus grand nombre de policiers sur la place centrale du Musée, lorsque des manifestants ont violé l’interdiction de rassemblement public imposée par la ville, dans un contexte où le nombre de cas de Covid-19 a augmenté.

Les manifestants ont également marché le long d’une artère principale de la capitale, en jouant de la musique et en tenant des parapluies jaunes en signe d’opposition aux restrictions gouvernementales.

Certains participants avaient une banderole sur laquelle on pouvait lire : « Moins de répression, plus de soins », tandis qu’un groupe vêtu de masques et de combinaisons blanches brandissait des pancartes sur lesquelles était écrit : « Il ne s’agit pas d’un virus, il s’agit de contrôle ». Un autre tenait un drapeau « Trump 2024 ».

Des photos et des vidéos mises en ligne montrent comment la police a lâché des chiens sur les manifestants.

Les autorités néerlandaises ont déployé des canons à eau, selon les images, alors que d’autres vidéos montrent des vétérans de l’armée néerlandaise en train de se battre avec la police.

Avant que la police n’intervienne, d’autres images ont montré que plusieurs milliers de personnes ont participé aux manifestations ce dimanche.

En dehors des Pays-Bas, des manifestants en Allemagne ont affronté la semaine dernière la police dans l’est du pays pour protester contre de nouvelles restrictions relatives au Covid-19. Au moins 23 personnes font désormais l’objet de poursuites pénales.

Aux Pays-Bas, les rassemblements de plus de deux personnes sont interdits en vertu des restrictions en vigueur.

À l’instar d’autres pays européens, les Pays-Bas ont imposé ces mesures en raison de la propagation du variant Omicron, bien que des études et même certains responsables politiques aient affirmé que cette souche présente des symptômes plus légers et un nombre d’hospitalisations bien inférieur.

Des personnes assistent à une manifestation anti-confinement à Amsterdam, aux Pays-Bas, le 2 janvier 2022. (Sanne Derks/Getty Images)

Le 19 décembre, les Pays-Bas ont soudainement été confinés. Le gouvernement a ordonné la fermeture de tous les magasins « non essentiels ». Les restaurants, les salons de coiffure, les gymnases, les musées et d’autres lieux publics sont donc fermés jusqu’au 14 janvier au moins selon le décret du gouvernement.

Les ordres de confinement ont été donnés en dépit d’études qui suggèrent que le variant Omicron – bien que très contagieux – est nettement moins dangereux que le variant Delta.

Reuters a contribué à la rédaction de cet article.


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