La campagne de vaccination contre le papillomavirus n’a convaincu que 10% des élèves de 5e

Par Anais Duroy
8 février 2024 19:39 Mis à jour: 8 février 2024 19:39

Environ 10% des élèves de 5e ont reçu la première dose de vaccin contre le papillomavirus, loin des 30% espérés par le gouvernement pour cette première campagne. Un vaccin qui est loin de faire l’unanimité.

« Selon des remontées parcellaires des agences régionales de santé, au moins 92.262 élèves ont été vaccinés dans les collèges au 23 décembre 2023 », a indiqué la Direction générale de la Santé. « À ce stade de la campagne de vaccination HPV (acronyme anglais pour papillomavirus humain) au collège, les chiffres montrent un taux de vaccination des élèves de 5e autour de 10% », selon la même source. L’objectif attendu pour cette première édition de la campagne était d’au moins 30% des élèves de 5e vaccinés, selon le ministère de la Santé début septembre.

Interrogé sur le sujet en novembre par l’AFP, l’ex-ministre de la Santé Aurélien Rousseau avait reconnu que l’objectif ne serait sans doute pas tenu.

Retour sur un vaccin controversé

Mais les vaccins contre les HPV ne font pas l’unanimité, en raison des effets secondaires apparus. L’avocate Camille Kouchner avait lancé l’alerte sur le danger potentiel de ce vaccin après avoir reçu les plaintes de plusieurs clientes. « Mes neuf clientes sont tombées malades peu après leur vaccination », rapporte-elle dans une interview au magazine féminin Elle. Par la suite, pas moins d’une cinquantaine de plaignantes ont pris contact avec l’avocate à ce sujet.

Transmissibles par simple contact sexuel, les virus HPV – il en existe 150 – infecteront huit personnes sur dix en moyenne. La plupart du temps, l’organisme sera capable d’évacuer naturellement le virus. Seulement 15 virus sont susceptibles de développer une lésion cancéreuse qui progressera lentement vers un cancer. Les vaccins de première génération (Gardasil, Cervarix) ne cibleraient que deux virus, responsables de 70% des cancers.

Sur l’efficacité des vaccins, la journaliste indépendante Catherine Riva, émet des critiques. « Les résultats des essais cliniques révèlent qu’il n’y a pas de différence d’efficacité statistiquement significative entre les filles vaccinées non porteuses des HPV ciblés par le vaccin et celles du groupe placebo », rapporte-t-elle au magazine Paris Match. « Quand on regarde les chiffres d’efficacité globale de Gardasil, on constate que les filles vaccinées ont développé pratiquement autant de lésions que les filles du groupe placebo, alors que l’extraordinaire efficacité sur les HPV 16 et 18 aurait dû se solder par une baisse d’au moins 65% dans le groupe vacciné », explique celle qui mène l’enquête depuis une dizaine d’années sur les vaccins anti-HPV.

Des mauvais résultats jamais publiés

Mais cela ne s’arrête pas là. Ces affirmations, elles les tirent de « données d’efficacité non publiées par le fabricant Gardasil (Merck) ». « On imagine sans mal que pour les investigateurs et pour Merck, ces très mauvais résultats issus des essais randomisés contrôlés étaient une catastrophe. »

La journaliste suisse accompagnée de chercheurs « ont identifié des failles éthiques et méthodologiques graves : conflits d’intérêts des auteurs de la revue Cochrane avec les fabricants des vaccins anti-HPV, insuffisances méthodologiques dans le protocole prévu, communication de résultats favorables dans les congrès, bien avant que l’analyse soit terminée et publiée ».

Les soupçons sur l’efficacité du vaccin ont été balayés grâce à la contribution de Cochrane. En effet, « ce réseau international de chercheurs et de professionnels, mondialement réputé pour l’excellence de ses travaux et ses analyses indépendantes de l’industrie pharmaceutique » a écri en 2018 dans sa revue médicale que la balance « bénéfice-risque reste favorable ». « Quand la revue a été publiée, le monde entier, en moins de vingt-quatre heures, disait que les vaccins anti-HPV étaient utiles et qu’il fallait vacciner maintenant qu’on en avait la preuve ultime », rappelle  Mme Riva.

Promise début 2023 par le président Emmanuel Macron, cette campagne de vaccination contre les papillomavirus humain (HPV), lancée en octobre 2023, a concerné tous les collèges publics et les collèges privés volontaires. Tandis qu’en France, la campagne nationale de vaccination suit son cours, « au Japon, il n’est plus recommandé, et aux États-Unis, on indemnise les malades… », note Camille Kouchner.

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide publique et n’appartenant à aucun parti politique ou groupe financier. Depuis notre création, nous faisons face à des attaques déloyales pour faire taire nos informations portant notamment sur les questions de droits de l'homme en Chine. C'est pourquoi, nous comptons sur votre soutien pour défendre notre journalisme indépendant et pour continuer, grâce à vous, à faire connaître la vérité.

EN CE MOMENT