ÉTATS-UNIS

Les enfants sont-ils « sur-vaccinés » aux États-Unis ?

Des scientifiques établissent un lien entre l'augmentation du diabète juvénile de type 1 et l'excès de vaccins
mars 17, 2023 7:59, Last Updated: mars 17, 2023 7:59
By Jennifer Margulis & Joe Wang

Pour de nombreux parents, il y a quelque chose de profondément rassurant dans le fait d’emmener son bébé, en particulier un premier-né, chez le médecin.

Après tout, les visites dites de « bien-être » donnent aux parents l’occasion de parler à un expert du développement de l’enfant, de poser des questions brûlantes sur le moment où le bébé pourra s’asseoir sans aide et sur ce qu’il faut faire en cas de poussées dentaires, de connaître la taille et le poids du bébé, ainsi que les questions relatives à l’administration des vaccins vitaux pour l’enfant.

Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies aux États-Unis (CDC), les vaccinations infantiles permettent d’éviter au moins quatre millions de décès dans le monde chaque année. C’est pourquoi les CDC recommandent un si grand nombre de vaccins pour les enfants américains, à commencer par le vaccin contre l’hépatite B, une maladie sexuellement transmissible, qui est recommandé pour tous les nouveau-nés au cours des premières heures de leur vie.

Directives actuelles concernant les vaccins pour enfants

Chaque année, les plus grands experts nationaux en matière de maladies se réunissent pour décider des vaccins à inclure dans le calendrier de vaccination recommandé par les CDC pour les enfants et les adolescents âgés de 18 ans et moins.

Ce calendrier est recommandé par les CDC, puis « imposé » par chaque État américain afin que les enfants puissent aller à l’école.

Il est approuvé par le CDC, l’Académie américaine de pédiatrie, la Food and Drug Administration et d’autres organismes de santé.

Les parents sont informés que les recommandations actuelles sont basées sur l’examen des informations scientifiques les plus récentes disponibles pour chaque vaccin.

Actuellement, les quatorze vaccins suivants sont recommandés pour les enfants de la naissance à 18 ans :

Hépatite B : 3 doses

Rotavirus : 3-4 doses (selon la marque)

DTaP (diphtérie, coqueluche et tétanos) : 5 doses ; puis une autre dose de Tdap (TdCa)  à l’âge de 11 ans

Hib (Haemophilus influenzae de type B) : 3-4 doses (selon la marque)

PCV (pneumocoque) : 4 doses

Polio : 4 doses

Covid-19 : le nombre de doses dépend de l’âge de l’enfant et du type de vaccin administré.

Grippe : 1-2 doses chaque année

ROR (rougeole, oreillons et rubéole) : 2 doses

Varicelle : 2 doses

Hépatite A : 2 doses

HPV (papillomavirus humain) : 2 à 3 doses

Méningocoques ACWY (infection à méningocoques) : 1-2 doses

Méningocoques B (maladie méningococcique) : 2-3 doses

Bien que les chefs d’établissements disent aux parents que les vaccins sont « obligatoires » pour avant toute inscription à l’école, différents États exigent différents vaccins pour scolariser l’enfant et chaque État des États-Unis autorise des exemptions médicales.

En outre, la plupart des États autorisent des exemptions religieuses et certains États autorisent également des exemptions philosophiques.

Trop d’une bonne chose ?

Depuis la fin des années 1980, le CDC a continué à ajouter des vaccins au calendrier recommandé sans en retirer aucun.

Le nombre de vaccins actuellement recommandés a plus que quadruplé depuis les années 1970.

Dans le même temps, la santé des enfants aux États-Unis a connu un net recul. Bien que ces tendances puissent ou non être liées, de nombreux parents ont commencé à se demander si leurs enfants ont vraiment besoin d’autant de vaccins, aussi tôt dans leur vie, pour rester en sécurité et en bonne santé.

De nombreux parents ont commencé à s’interroger : la «sur-vaccination» pourrait-elle contribuer à certains des problèmes de santé qu’ils constatent chez leurs enfants ?

Ces parents, et les milliers de médecins et de chercheurs scientifiques qui les soutiennent désormais ouvertement, soulignent que si les vaccins font l’objet de tests de sécurité au cas par cas, les vaccins pour enfants ne sont pas testés en combinaison avec d’autres vaccins avant d’être approuvés.

« Je pense qu’il est légitime que les parents aient des questions et des inquiétudes », a déclaré le Dr Collin Lynn, médecin de famille à Redding, en Californie. « Il est tout à fait possible que nous soyons arrivés à un point critique où nous administrons trop de vaccins. Je me demande parfois si, à l’avenir, nous nous souviendrons des années 2000 et si nous nous dirons : « À quoi pensions-nous ? Pourquoi avons-nous administré autant de vaccins ? ».

Outre les inquiétudes concernant l’effet cumulatif de l’administration d’un si grand nombre de vaccins à de si jeunes enfants, les experts s’interrogent également sur l’innocuité de certains ingrédients des vaccins (pdf), notamment l’aluminium et le polysorbate 80.

Parallèlement, les maladies chroniques sont en augmentation aux États-Unis (pdf). À tel point que près de la moitié de la population souffre aujourd’hui d’une maladie chronique. Et ces maladies représentent 86 % des coûts actuels des soins de santé.

Les maladies auto-immunes

Les maladies auto-immunes résultent d’un dysfonctionnement du système immunitaire conduisant ce dernier à s’attaquer aux constituants normaux de l’organisme en produisant des anticorps.

Le diabète juvénile de type 1, la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse, la sclérodermie, le syndrome de Raynaud et le lupus sont des maladies auto-immunes.

Des recherches récentes suggèrent que l’asthme, qui touche aujourd’hui plus de 10 % des jeunes âgés de 20 à 24 ans, est également une maladie auto-immune.

La «sur-vaccination» pourrait être l’une des causes principales des troubles immunitaires, y compris le diabète chez les enfants et les adultes.

En 2022, une équipe de neuf chercheurs japonais a rapporté qu’une femme de 51 ans avait développé un diabète de type 1 avec des complications aiguës six semaines après avoir reçu une seule dose d’un vaccin à ARNm.

Des scientifiques chinois font état d’un cas similaire. En Turquie, les cliniciens ont également observé quatre cas de diabète de type 1 chez des patients ayant reçu directement des vaccins SARS-CoV-2 à base d’ARNm.

Un médecin enquête

John Barthelow Classen, docteur en médecine de l’université du Maryland, a commencé à étudier les troubles auto-immuns dans les années 1990.

En 1996, il a publié dans la revue Autoimmunity un article présentant les résultats d’expériences sur la modulation immunitaire chez les rongeurs. Il a étudié les effets de l’administration de vaccins à des doses censées reproduire celles administrées aux enfants humains.

Il a constaté que les vaccins administrés à la naissance ou dans les deux premières semaines de vie semblaient offrir une certaine protection contre le développement du diabète, alors que les vaccins administrés après deux mois de vie avaient l’effet inverse : ils augmentaient le risque de diabète par rapport aux souris et aux rats témoins.

« Les études animales ont démontré que le calendrier et le contenu des vaccins humains peuvent avoir une incidence sur le développement du diabète », a écrit M. Classen. « Les essais cliniques de nouveaux vaccins humains ne sont pas conçus et n’ont généralement pas la puissance nécessaire pour détecter un effet de l’immunisation sur le développement du diabète insulino-dépendant. Ces études de toxicologie animale indiquent que l’effet des vaccins sur le diabète insulinodépendant humain doit être examiné. »

Selon M. Classen, les pratiques de vaccination pourraient exposer certains enfants à un risque plus élevé de diabète.

Prédisposer les enfants au diabète ?

Le frère de Classen, David C. Classen, est spécialiste des maladies infectieuses à la faculté de médecine de l’université de l’Utah, à Salt Lake City. Les frères Classen ont décidé de rechercher des données susceptibles d’indiquer si les pratiques vaccinales prédisposaient au diabète de type 1 ou protégeaient contre cette maladie.

En 1997, ils ont publié leurs résultats dans la revue Infectious Diseases in Clinical Practice. Ils ont trouvé des corrélations statistiquement significatives entre les changements de vaccination et les taux ultérieurs de diabète.

Les frères Classens ont suggéré que la vaccination à la naissance pouvait avoir un effet protecteur en affectant le système immunitaire de telle sorte que l’organisme était mieux à même de combattre les infections par le virus coxsackie (transmis par la mère pendant l’accouchement), dont on pensait auparavant qu’elles étaient responsables d’environ 27 % des cas de diabète.

Cependant, ils ont également constaté qu’en Finlande, à trois reprises, l’augmentation du nombre de vaccins a été suivie d’une augmentation du nombre de cas de diabète de type 1.

À Christchurch, en Nouvelle-Zélande, l’incidence du diabète a également fortement augmenté (de 11,2 sur 100.000 à 18,1 sur 100.000) après l’introduction de la vaccination contre l’hépatite B.

« Ces études suggèrent que le calendrier des vaccinations pédiatriques peut modifier le développement du diabète de type II chez l’homme », concluent les frères Classens. « Les résultats indiquent également que les essais vaccinaux antérieurs sont défectueux car ils ne sont pas conçus pour détecter les associations entre la vaccination et les maladies auto-immunes. »

Des preuves scientifiques de grande qualité

En 1999, les Classen ont écrit une lettre au rédacteur en chef au sujet d’une autre étude qu’ils avaient réalisée.

« Nous avons comparé un groupe ayant reçu quatre doses de vaccin, un groupe ayant reçu une dose et un groupe n’ayant pas été vacciné », écrivent-ils. « L’incidence cumulative du diabète pour 100.000 dans les trois groupes ayant reçu quatre, une ou aucune dose du vaccin était respectivement de 261, 237 et 207 à l’âge de 7 ans et de 398, 376 et 340 à l’âge de 10 ans. »

En d’autres termes, il y a eu 58 cas de diabète juvénile de type 1 de plus chez les enfants qui avaient reçu quatre doses de vaccin Hib que chez ceux qui n’avaient pas été vaccinés du tout.

Il y avait 22 cas de diabète de plus chez ceux qui avaient reçu quatre doses que chez ceux qui n’en avaient reçu qu’une.

Ces données suggèrent une relation dose-réponse, qui à son tour suggère un lien de causalité.

Le moment de l’apparition du diabète correspond à un mécanisme biologique

L’étude menée par les frères Classen en 2002 a montré que le diabète de type 1 induit par un vaccin mettait généralement trois à quatre ans à se développer.

Les frères ont ensuite décidé de rechercher des groupes de cas de diabète survenus après l’introduction d’autres vaccins.

En 2003, ils ont publié un article intitulé « Clustering of Cases of Type 1 Diabetes Mellitus Occurring 2-4 years after Vaccination Is Consistent with Clustering after Infections and Progression to Type 1 Diabetes Mellitus in Autoantibody Positive Individuals » (« La concentration des cas de diabète de type 1 survenant 2 à 4 ans après la vaccination est cohérent avec la concentration après les infections et l’évolution vers le diabète de type 1 chez les individus positifs aux auto-anticorps.»).

Ils ont constaté que les grappes (groupes de sujets) apparaissaient deux à quatre ans après la vaccination par les vaccins ROR, coquelucheux et BCG.

Ils ont également constaté une diminution de l’incidence du diabète après l’arrêt des vaccins contre la coqueluche et le BCG, ce qui est particulièrement remarquable étant donné que l’incidence du diabète est généralement en augmentation dans le monde entier.

Le délai de deux à quatre ans est cohérent avec les études démontrant qu’il faut au moins deux ans pour que les anticorps anti-pancréatiques détruisent suffisamment d’îlots de Langerhans dans le pancréas pour provoquer un diabète.

Des études ont également démontré que la maladie auto-immune se déclare souvent environ trois ans après la détection d’auto-anticorps multiples dans le sang.

Répondre aux critères de Bradford-Hill pour déterminer le lien de causalité

Le lien de causalité est notoirement difficile à prouver en science médicale.

Comme nous l’avons déjà écrit, Sir Austin Bradford Hill, de l’université de Londres, s’est attaqué à ce problème et a défini en 1965 neuf points de vue à prendre en considération : Force de l’association, cohérence, spécificité, temporalité, gradient biologique (également connu sous le nom de relation dose-réponse), plausibilité, cohérence, expérience et analogie).

Les recherches de M. Classen abordent différents points de vue de Bradford Hill.

Bien que les associations qu’il a trouvées entre chaque vaccin et le développement du diabète de type 1 ne soient pas particulièrement fortes, M. Classen a démontré la cohérence, la spécificité, la temporalité, une relation dose-réponse, la plausibilité biologique et la cohérence.

En outre, il a confirmé ses calculs statistiques par des études prospectives sur l’animal et sur l’homme.

En bref, M. Classen s’est attaché, avec sobriété et méthode, à explorer le lien de causalité sous toutes ses coutures.

Ses travaux démontrent que plus nous vaccinons nos enfants, au moins après l’âge de deux mois, plus ils risquent de développer un diabète de type 1.

D’autres preuves établissent un lien entre le diabète juvénile et les vaccins

Dans un article publié en 2008 (pdf), Bart Classen a analysé des données danoises concernant des enfants nés entre le 1er janvier 1990 et le 31 décembre 2000.

Il a de nouveau constaté des augmentations statistiquement significatives du risque de diabète pour les vaccins Hib, coqueluche à germes entiers, ROR, l’antipoliomyélitique inactivé (VPI) et l’antipoliomyélitique oral (VPO – aucune AMM en France aujourd’hui).

En examinant la recherche de Classen, ainsi que des centaines d’autres études sur les vaccins, le chercheur indépendant Neil Z. Miller, auteur du livre de 2016 Miller’s Review of Critical Vaccine Studies : 400 Important Scientific Papers Summarized for Parents and Researchers, a également trouvé la confirmation d’un lien de causalité entre la «sur-vaccination» et le diabète.

« Les articles scientifiques (…) fournissent des preuves solides que les vaccins infantiles augmentent de manière significative le risque de développer un diabète de type 1 », a écrit M. Miller, pointant en particulier le vaccin Hib, mais ajoutant également : « D’autres articles montrent un risque accru de diabète de type 1 » : « D’autres articles montrent un risque accru de développer un diabète de type 1 après les vaccins contre l’hépatite B, le ROR et la coqueluche. Des épidémies de diabète de type 2, d’obésité et de syndrome métabolique ont également été reliées aux vaccins ».

Cependant, au lieu de réévaluer les pratiques actuelles en matière de vaccination, la communauté médicale conventionnelle ignore les travaux scientifiques réalisés par des chercheurs médicaux tels que messieurs Classen et Miller, ou les dépeint comme des extrémistes anti-vaccins et délirants.

Les scientifiques qui prouvent que des produits pharmaceutiques populaires et rentables peuvent être nocifs risquent de perdre leur gagne-pain ainsi que leur statut au sein de la communauté scientifique.

Le Dr Collin Lynn, qui a accroché au mur de son bureau une pancarte sur laquelle on peut lire : « En science, toutes les questions sont valables et toutes les réponses sont provisoires », estime qu’il est important que les parents posent des questions, surtout si leurs enfants ont des problèmes de santé chroniques, comme l’eczéma, les allergies ou le diabète juvénile.

En fait, le Dr Collin Lynn encourage les parents à devenir de fins limiers médicaux et les aide à adopter l’approche vaccinale qui leur convient le mieux.

« J’encourage les parents qui viennent me voir à poser des questions et à faire des recherches », a t-il déclaré.

En effet, si notre programme de vaccination actuel est partiellement ou totalement responsable de l’incidence croissante du diabète juvénile de type 1 et d’autres maladies chroniques, les parents doivent le savoir.

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