Montargis : décès d’un bébé d’un mois, victime de violences, les parents mis en examen pour « meurtre »

Photo: : Suzanne Durand/The Epoch Times
Les parents d’un nourrisson décédé, né en juillet, ont été mis en examen le 19 août du chef de « meurtre d’un mineur de moins de 15 ans » et placés en détention, a annoncé la procureure d’Orléans.
« Une information judiciaire a été ouverte ce jour des chefs de meurtre d’un mineur de moins de 15 ans, et de violences habituelles sur mineur de 15 ans suivies d’incapacité supérieure à 8 jours », précise la magistrate, Emmanuelle Bochenek-Puren, dans un communiqué.
Le corps de l’enfant d’un mois a été découvert le 15 août par les pompiers et le Samu à Bray-Saint-Aignan dans le Loiret, selon le parquet de Montargis qui avait initialement ouvert une enquête pour « meurtre sur mineur de moins de 15 ans » avant de transmettre le dossier au pôle criminel d’Orléans.
Les secours avaient reçu un appel de la grand-mère qui disait « l’avoir découvert décédé dans son berceau », a indiqué vendredi dans un communiqué le procureur de la République de Montargis Loïc Abrial.
« De nombreuses fractures »
L’autopsie réalisée mercredi à l’institut médico-légal de Tours a révélé « de nombreuses fractures au niveau des côtes de l’enfant, certaines anciennes, d’autres très récentes », a précisé la même source.
« Des ecchymoses au niveau du cuir chevelu » ont aussi été relevées par le médecin légiste qui « concluait à un décès de cause asphyxique », selon M. Abrial.
« Au regard de ces éléments, il ne faisait aucun doute que le bébé avait subi des violences de la part d’une ou plusieurs personnes », a ajouté le magistrat.
Les parents placés en garde à vue
Placés en garde à vue mercredi, « le père et la mère de l’enfant, âgés respectivement de 20 et 22 ans, sans profession et sans condamnation antérieure par la justice », n’ont pas reconnu être à l’origine du décès de l’enfant, selon le procureur.
Une enquête « du chef de meurtre sur mineur de moins de 15 ans » a été ouverte. « Compte tenu de la peine encourue pour ce crime, à savoir la réclusion criminelle à perpétuité », le magistrat a annoncé se dessaisir du dossier au profit du procureur d’Orléans, « aux fins d’ouverture d’information criminelle ».
Les investigations sont confiées à la brigade de recherches de Gien et la brigade de gendarmerie de Sully-sur-Loire.
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