Des mules et des ânes

Par Dinesh D'Souza
9 mai 2022 21:26 Mis à jour: 10 mai 2022 16:35

Aujourd’hui, je lance un nouveau film documentaire intitulé « 2000 Mules ».

Le film sorti dans 300 salles de cinéma les 2 et 4 mai dernier, et a été diffusé pour la première fois en ligne le 7 mai. Il est désormais possible de le télécharger sur deux plateformes sans censure : la plateforme Locals, propriété de Rumble, et la plateforme Salem Media, SalemNow.

J’ai réalisé six documentaires, à l’ère de la censure, et par expérience je sais qu’il est important d’innover dans la façon de distribuer ses films.

Ici, je vais parler des mules et des ânes.

Stricto sensu, une mule est un croisement entre un cheval et un âne. Quelques mois après mon arrivée aux États-Unis, alors que j’étais un étudiant indien venu dans le cadre d’un échange universitaire, ma famille d’accueil m’a emmené voir le Grand Canyon en Arizona.

« Nous pouvons essayer de descendre à pied », m’ont-ils dit, « ou nous pouvons monter sur une mule ».

Nous avons choisi de marcher, mais en descendant, nous avons vu des mules transportant des touristes et se frayant avec assurance un chemin sur les sentiers périlleux jusqu’au fond du canyon.

2000 Mules : Bande-annonce

Le terme « mule » est couramment utilisé dans le trafic de drogue et le trafic sexuel. La mule, c’est l’intermédiaire, celui qui fait le transport. Mon amie Catherine Engelbrecht, qui dirige l’organisation dédiée à l’intégrité électorale True the Vote, a emprunté ce terme pour l’appliquer aux agents rémunérés du trafic de bulletins de vote. Les mules travaillent pour le compte d’organismes de gauche afin de livrer des bulletins frauduleux et illégaux dans des boîtes de vote par correspondance.

Passons maintenant aux preuves rassemblées dans le film réalisé par l’organisation True the Vote.

True the Vote a acheté pour 10 billions de signaux « pings ». Chaque téléphone émet des signaux ping spécifiques afin de renseigner sa position sur un réseau. Ces signaux sont collectés, compactés en lots.

True the Vote a donc acheté des lots de données traduisant le mouvement de tous les téléphones cellulaires de zones urbaines cruciales dans cinq États clés (swing states) pendant les élections.

Pour cibler les mules, True the Vote a ensuite utilisé un algorithme de recherche visant à repérer ceux qui ont fait la navette entre des organisations de gauche et au moins une dizaine d’urnes de vote par correspondance.

Une capture d’écran du documentaire « 2000 Mules » de Dinesh D’Souza, qui est sorti le 2 mai 2022. (Capture d’écran/2000 Mules)

L’algorithme a été établi à partir d’un nombre élevé d’urnes (au moins dix) afin d’éviter les faux positifs et de capturer les mules vraiment actives. Après tout, on peut très bien s’arrêter au niveau d’une organisation militante locale et se rendre ensuite à, disons, deux boîtes de dépôt. Il se peut qu’on glisse son bulletin de vote dans la première et qu’on s’arrête par hasard au niveau de la deuxième située un peu plus bas. À partir du moment où une personne s’arrêtait dans au moins dix urnes, les enquêteurs ont considéré que le hasard n’entrait plus en jeu.

True the Vote dispose des identifiants des téléphones portable de plus de 2 000 mules embauchées par des organisations de gauche pour faire du trafic de bulletins de vote à Atlanta, Phoenix, Detroit, Milwaukee et dans la grande région de Philadelphie. Ces mules ont déposé à elles seules environ 400 000 bulletins de vote illégaux. Lorsque l’on dissèque cette fraude État par État, on constate qu’elle a été plus que suffisante pour faire basculer les élections. C’est donc bien Trump qui aurait dû gagner et non Biden.

Des vidéos viennent corroborer les preuves de géolocalisation, des vidéos de surveillance officielles prises par les États eux-mêmes. True the Vote a obtenu plus de 4 millions de minutes de vidéo, et le film montre une mule suivie d’une autre puis d’une autre encore.

Gregg Phillips (C) du Groupe OPSEC a mené l’enquête géospatiale sur le trafic de bulletins de vote présentée dans le documentaire « 2000 Mules » de Dinesh D’Souza. (Capture d’écran/2000 Mules)

Généralement, cela se passait au milieu de la nuit. Dans de nombreux cas, on peut voir les mules remplir plusieurs bulletins de vote. Certaines mules portent des gants, afin de ne pas laisser d’empreintes digitales. Les mules prennent généralement des photos des bulletins avant de les insérer, de toute évidence pour prouver qu’elles ont bien rempli leur tâche et être rémunérées.

Tout ceci est complètement illégal. Pour comprendre le phénomène, il y a une distinction importante à faire. Dans certains États le fait d’envoyer un mandataire déposer un vote dans une urne est légal. Autrement dit, j’envoie un ami déposer mon bulletin pour moi, car je manque de temps, par exemple, pour le faire.

En revanche payer quelqu’un pour qu’il dépose de nombreux votes pour tout un ensemble d’électeurs est parfaitement illégal, d’une part parce qu’il le fait contre rémunération et d’autre part parce que cela sous-tend un trafic de bulletins de vote.

On parle de trafic de bulletins de vote lorsque les votes sont imposés en échange d’argent, de services ou autres. Autrement dit, l’électeur ne choisit pas son candidat mais désigne celui qu’on lui suggère pour une raison x ou y.

En pratique, parfois, ce type d’électeur ne remplit même plus son bulletin. Tous les bulletins de ces personnes sont collectés puis récupérés par des intermédiaires (les mules) qui se chargent de les déposer pour eux, et dans certains cas de les remplir.

La fondatrice de True the Vote, Catherine Engelbrecht, témoigne devant la commission judiciaire du Sénat le 29 janvier 2015. (Capture d’écran/CSPAN)

Qui engage des mules ? Ce sont les ânes, tout simplement… les démocrates en d’autres termes, l’âne étant l’animal emblématique du parti. Nul n’ignore que les ânes sont passés maîtres dans la fraude électorale. Ils la pratique depuis le 19e siècle. À l’époque du Tammany Hall, par exemple, les démocrates couraient saluer les immigrants fraîchement débarqués, leur demandaient de signer des bulletins de vote qu’ils se chargeaient ensuite de remplir eux même, en échange d’une bouteille d’alcool ou en les orientant avec des garanties vers un lieu où ils pourraient trouver du travail.

Lors de l’élection de 2020, la fraude a atteint des proportions inégalées, fortement facilitée par les règles instituées en raison du Covid-19. Soudain, c’est par dizaine de millions que les Américains ont dû voter correspondance. Du jour au lendemain, les urnes de vote à distance ont proliféré, dans les zones acquises aux démocrates plus particulièrement. Il n’est pas étonnant que les fraudeurs aient vu l’occasion d’intensifier leurs opérations – et ils l’ont fait.

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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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