La Norvège est le premier pays à bannir la déforestation

Les pays nordiques sont souvent pris en exemple par d’autres pays. Leur système d’éducation, leurs salaires, l’implication de l’État dans l’assistance sociale, un système d’imposition équitable, leur système de santé, leur faible taux de chômage et leurs niveaux élevés de bonheur sont une source d’admiration pour de nombreux pays. Et la liste s’allonge : ces modèles ont maintenant décidé de s’engager pour préserver la planète.

La Norvège a fait un grand pas pour limiter l’impact humain sur l’environnement. Début 2016, elle est devenue le premier pays au monde à interdire la déforestation, comme le rapporte un communiqué de presse de l’US Climate Action Network.

« Cela représente une victoire cruciale dans le débat viser à protéger les forêts tropicales », a exprimé dans ce communiqué Nils Hermann Ranum, président de l’ONG Rainforest Foundation Norway.

Un long combat

La lutte contre la déforestation était l’un des principaux objectifs de cette ONG. Lors du Sommet sur le climat de New York en 2014, la Norvège, l’Allemagne et le Royaume-Uni se sont engagés « à mettre en place des des comités nationaux afin de promouvoir des chaînes logistiques libres de la déforestation ».

Pour arriver à cela, ils ont dû mener une politique publique et chercher des moyens durables pour produire de l’huile de palme, du soja, de la viande, du bois et d’autres matières.

Les données sur la déforestation

Les informations disponibles sur la déforestation sont alarmantes. Selon des données compilées par l’agence Climate Action, la production d’huile de palme, d’huile de soja, de viande et de bois ont contribué dans sept pays avec des taux élevés de déforestation (l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Paraguay, L’Indonésie, la Malaisie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée) à 40 % de la déforestation tropicale et à 44 % des émissions de dioxyde de carbone entre 2000 et 2011.

Cela n’est pas la première mesure que la Norvège a prise afin de combattre la déforestation. En 2008 la Norvège avait déjà offert un milliard de dollars au Brésil afin de limiter ce fléau. Grâce à cette donation, le Brésil a pu limiter la déforestation de 75 % en 2015. Plus de 8,5 millions d’hectares de forêt amazonienne ont ainsi été épargnés, et l’émission de 3,2 millions de tonnes de CO2 a ainsi été évitée.

Le drame environnemental sur le petit écran

Le rôle et le positionnement de la Norvège contre le changement climatique, avec ses causes et ses conséquences, ont également été portés en fiction. À une époque où la conscience environnementale et la société sont en crise, la série télévisée Okkupert présente un futur dystopique abordant les thèmes de l’écologie, de la politique et des relations internationales.

Créée par Jo Nesbø et produite par la chaîne TV2 en coopération avec la chaîne franco-allemande ARTE, la série présente des situations fictives extrêmes mais facilement imaginables : le monde n’a plus accès au pétrole du Moyen-Orient en raison de conflits incessants ; les États-Unis ferment leurs frontières, et l’Europe se dirige vers une grave crise énergétique.

La Norvège, consciente de la crise à l’horizon, décide par son Mremier ministre « d’arrêter sur le champ l’utilisation d’énergies fossiles ». Le pays se dédie alors uniquement à la production d’énergie renouvelable.

Les réactions sont extrêmes. Les Norvégiens sont ravis à la perspective d’un futur vert, ce qui alarme le reste de l’Europe. Il s’agit bien entendu d’une approche extrême et dystopique, mais comment le monde réagirait-il si une telle décision était aujourd’hui prise à une échelle mondiale ?

Version roumaine : Norvegia, prima ţară care interzice defrişările

 
VOIR AUSSI