Un nouvel accord de lutte contre l’immigration illégale

Par Romain Delisle
19 novembre 2022 07:31 Mis à jour: 21 novembre 2022 04:32

Depuis la fin de la crise sanitaire, l’afflux de migrants tentant de passer la Manche pour gagner l’Angleterre a, de nouveau, atteint des sommets pour dépasser la barre des 40.000 cette année, contre 30.000 « seulement » en 2021.

C’est ce qui a motivé la signature d’un nouvel accord, dans la continuité du traité Sandhurst de 2018, de coopération entre la France et le Royaume-Uni pour tenter d’endiguer, tant bien que mal, le phénomène.

Celui-ci ne comporte aucun objectif chiffré d’interception de migrants et se contente de prévoir une enveloppe additionnelle de 72,2M€ que les Britanniques verseront aux Français pour déployer de 800 à 900 policiers et gendarmes supplémentaires sur les côtes françaises.

D’autres moyens, tels que des drones de surveillance ou des chiens de détection, seront engagés et des places en centres d’accueil (CADA) seront, en outre, créées.

Intervenant pile au moment de l’affaire de lOcean Viking et des déclarations lénifiantes du ministre de l’Intérieur sur la question, la mollesse de cet accord a de quoi laisser perplexe. Comment se fait-il qu’une administration pléthorique ne soit pas en mesure de remplir une mission de police aussi classique ?

Sans doute parce l’État ne se dote pas de tous les moyens pour gérer ce problème, d’autant que le droit européen n’en facilite pas la résolution. Plusieurs solutions fonctionnent à l’étranger comme la mise en place de hotspots à l’extérieur des frontières européennes, pour que le processus de demande d’asile s’effectue avant que les populations n’arrivent dans l’espace Schengen. Il serait aussi judicieux de supprimer l’aide médicale d’État qui contribue à l’attractivité de nos territoires.

Sans insulter l’avenir, il est peu probable que le projet de loi asile et immigration, qui sera examiné au Sénat en janvier, se départisse d’une telle apathie.

Article écrit par Romain Delisle, avec l’aimable autorisation de l’IREF.

L’IREF est un « think tank » libéral et européen fondé en 2002 par des membres de la société civile issus de milieux académiques et professionnels dans le but de développer la recherche indépendante sur des sujets économiques et fiscaux. L’institut est indépendant de tout parti ou organisation politique. Il refuse le financement public.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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