Omicron se propage plus rapidement que Delta chez les personnes vaccinées, selon une étude danoise

Par Naveen Athrappully
6 janvier 2022
Mis à jour: 6 janvier 2022

Une étude danoise portant sur près de 12 000 foyers a révélé qu’Omicron se propage plus rapidement que Delta chez les personnes entièrement vaccinées, et encore plus chez celles ayant reçu des injections de rappel. C’est une preuve solide que le variant échappe au système immunitaire des personnes vaccinées.

Selon l’étude menée par des chercheurs de l’université de Copenhague, de l’institut statistique du Danemark et de l’institut du sérum Statens, le variant Omicron se soustrait à l’immunité des personnes vaccinées à un rythme beaucoup plus rapide que le variant Delta, et à un rythme plus élevé que les personnes non vaccinées.

« En comparant les foyers infectés par le variant Omicron à ceux infectés par le variant Delta, nous avons constaté un taux d’attaque secondaire (TAS) 1,17 fois plus élevé chez les personnes non vaccinées, 2,61 fois plus élevé chez les personnes entièrement vaccinées et 3,66 fois plus élevé chez les personnes ayant reçu un vaccin de rappel, ce qui démontre clairement que le variant Omicron échappe au système immunitaire des personnes vaccinées », indique le prétirage de l’étude. Le terme TAS désigne le taux d’attaque secondaire.

Toutefois, l’étude a également révélé que les personnes non vaccinées propageaient le virus plus facilement que celles qui étaient pleinement vaccinées, tandis que la transmission était réduite entre les personnes ayant reçu des injections de rappel.

Au total, 11 937 foyers ont participé à l’étude, dont 2 225 étaient déjà atteints par Omicron. Après un à sept jours, l’équipe a effectué un suivi auprès des ménages et a constaté 6 397 infections secondaires. Le taux d’infection secondaire s’est avéré être de 31 % avec le variant Omicron et de 21 % avec le variant Delta.

Omicron s’est répandue dans 90 pays du monde et est devenue le variant dominant aux États-Unis. Toutefois, cette souche provoque des symptômes plus légers que les variants antérieurs comme Delta. Il entraîne moins d’hospitalisations.

« Le variant Omicron est trois à six fois plus contagieux que les variants précédents, avec un court temps de doublement, notamment les premières estimations provenant des pays à forte couverture vaccinale qui indiquent des temps de doublement de 1,8 jour (Royaume-Uni), 1,6 jour (Danemark), 2,4 jours (Écosse) et 2,0 jours (États-Unis) », selon l’étude.

Les chercheurs ont également suggéré de réfléchir à d’autres méthodes pour combattre l’infection. « Nos données indiquent que les interventions non pharmaceutiques qui ont été utilisées pour contrôler les précédents variants du SRAS-CoV-2 ont également des chances d’être efficaces contre le variant Omicron. »

Soixante-dix-huit pour cent des citoyens danois sont entièrement vaccinés avec deux doses, tandis que près de la moitié ont reçu une injection de rappel. Plus de 80 % ont reçu le vaccin de Pfizer-BioNTech.

L’efficacité des vaccins est réduite à environ 40 % pour les symptômes et 80 % pour les formes graves de la maladie avec le variant Omicron. Les chiffres sont meilleurs avec les injections de rappel, car l’efficacité n’est réduite qu’à 86 % pour les symptômes et à 98 % respectivement pour les personnes souffrant d’une infection grave.

L’efficacité de la vaccination avec Pfizer-Biotech pour prévenir l’infection par le variant Omicron n’est que de 35 %, selon l’étude. « Il semble que le variant Omicron présente la particularité de combiner une transmissibilité élevée et des capacités accrues d’échappement immunitaire. »

« Nous pensons donc que des vaccins adaptés ou améliorés seront peut-être nécessaires pour atténuer la propagation du variant Omicron. »

L’équipe danoise a précisé que d’autres études seront nécessaires pour mieux comprendre le dernier variant Covid-19. Elle a conclu : « Nos résultats confirment que les injections de rappel peuvent réduire la transmission du variant Omicron dans les foyers, même si la vaccination en tant que stratégie de contrôle des épidémies est de plus en plus remise en question car le variant Omicron échappe au système immunitaire des personnes vaccinées. »

Une version préliminaire de l’étude a été publiée le 27 décembre et n’a pas encore été examinée par des pairs.

Taux d’attaque secondaire : Ce taux décrit le nombre de foyers secondaires apparaissant à partir d’un foyer primaire. Il indique la facilité d’une infection à se propager dans un lieu clos (foyer…).

En Anglais : secondary attack rate (SAR)


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