Paris: les goélands attaquent les drones de la police les prenant pour une menace

Une dizaine d’incidents entre les volatiles et les appareils de la préfecture ont été recensés ces derniers mois, selon Le Parisien.

Depuis quelques mois, la présence des goélands dans la capitale donne du fil à retordre à la préfecture de police. En effet, ces oiseaux marins font preuve d’une hostilité manifeste face aux drones, qu’ils considèrent comme une menace dans les air. Plus d’une dizaine de cas d’attaques de drones de la police par des goélands ont été recensés par la préfecture de police de Paris, ces dernières semaines.

L’affaire est si sensible, semble-t-il, que la préfecture de police a refusé de répondre aux journalistes sur le sujet.

Les drones sont pris comme une menace venant des airs

La fréquence des attaques correspond à la période de nidification – mars à mai — de cette espèce, dont on compte plus d’une centaine de couples à Paris, selon Frédéric Malher, délégué régional pour la Ligue de protection des oiseaux (LOP) d’Ile-de-France. « Ils n’en veulent pas aux drones en tant que tels, explique-il, pédagogue. Ils les prennent pour des prédateurs et cherchent simplement à protéger leur territoire et leurs œufs. »

Par ailleurs, ces oiseaux ne sont pas les seuls à attaquer les drones dans le ciel parisien. Récemment, l’un d’entre eux aurait ainsi été attaqué par une « horde d’oiseaux non identifiés »

Pour éviter la confrontation, le pilote n’a pour l’instant d’autres choix que de faire atterrir l’appareil.

La police parisienne à la recherche de solutions

Dans plusieurs villes françaises, et notamment à Nice, les appareils volants sont en effet utilisés pour pulvériser sur les œufs un liquide stérilisant, afin d’empêcher la prolifération des goélands. À Paris, ce type de pratique n’est pas encore utilisée, mais les forces de l’ordre font de plus en plus appel aux drones pour filmer et surveiller les manifestations sur la voie publique.

Face à la menace des goélands, mais aussi d’autres espèces d’oiseaux, la police parisienne réfléchirait actuellement à une solution pour éloigner durablement les oiseaux de ses drones en activités. Une solution qui pourrait, toujours selon le Parisien, prendre la forme de drones effaroucheurs, équipés de micros, et capables de diffuser des cris de rapaces ou des ultrasons pour effrayer tout assaillant potentiel.

 
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