COVID-19

Chez les moins de 40 ans, le risque d’inflammation cardiaque est plus élevé avec le vaccin Moderna qu’avec le Covid, révèle une étude

décembre 17, 2021 14:37, Last Updated: décembre 17, 2021 14:37
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Pour les personnes de moins de 40 ans, le risque de développer une forme d’inflammation cardiaque est plus élevé après avoir reçu le vaccin Moderna qu’après avoir contracté le Covid-19, selon une nouvelle étude.

Le vaccin Moderna est généralement administré en deux doses. Les chercheurs ont trouvé 15 cas supplémentaires de myocardite pour 1 million de personnes ayant reçu cette seconde dose, contre 10 cas supplémentaires après un test positif au Covid-19.

La myocardite est une forme d’inflammation cardiaque. Outre le risque bien plus élevé de développer cette pathologie après la deuxième dose du vaccin Moderna, sont apparus 8 cas supplémentaires pour 1 million de personnes dès la première dose.

« Il est temps d’abandonner la croyance selon laquelle le risque de myocardite lié au Covid-19 est toujours plus élevé que le risque de myocardite lié au vaccin à ARNm. Pour certains individus, les risques de myocardite du ou des vaccins sont plus élevés que ceux de la maladie », a écrit sur Twitter Euzebiusz Jamrozik, spécialiste en maladies infectieuses de l’Université d’Oxford.

Ce risque élevé concerne Moderna mais non les vaccins Pfizer-BioNTech et AstraZeneca-Oxford. En effet, quel que soit l’âge, le risque de contracter une myocardite avec le Covid-19 s’avère plus élevé qu’avec l’un ou l’autre de ces vaccins.

« Cette étude basée sur la population mesure pour la première fois le risque de plusieurs effets indésirables cardiaques rares associés aux trois vaccins Covid-19 ainsi qu’à l’infection par le SRAS-CoV-2. La vaccination contre le SRAS-CoV-2 chez les adultes était associée à une légère augmentation du risque de myocardite dans la semaine suivant l’administration de la première dose des vaccins adénovirus et ARNm, et après la deuxième dose des deux vaccins ARNm. En revanche, l’infection par le SRAS-CoV-2 était associée à une augmentation substantielle du risque d’hospitalisation ou de décès par myocardite, péricardite et arythmie cardiaque », ont écrit les chercheurs.

SARS-CoV-2 est un autre nom pour le virus du PCC (Parti communiste chinois), qui entraîne le Covid-19.

L’étude publiée dans la revue Nature et a été réalisée par des professeurs de plusieurs universités, dont celle d’Oxford qui avait participé à l’élaboration du vaccin AstraZeneca.

Les chercheurs ont utilisé les données nationales britanniques sur la vaccination, et ont donc pu analyser les informations de toutes les personnes vaccinées en Angleterre, soit 38,6 millions d’individus au 24 août.

Mais l’étude présente des limites, n’offrant pas une analysé exhaustive et approfondie des statistiques. En effet, des études antérieures indiquent que le risque de myocardite lié aux vaccins est beaucoup plus élevé chez les adolescents ou que le vaccin Moderna n’était pas disponible au Royaume-Uni avant avril.

Les représentants de Moderna, Pfizer et AstraZeneca n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.

Le siège de Moderna à Cambridge, Massachusetts, le 30 novembre 2020. (Maddie Meyer/Getty Images)

La myocardite et une autre forme d’inflammation cardiaque, la péricardite, ont été identifiées comme des effets secondaires graves après la vaccination avec Moderna et Pfizer, les deux vaccins qui reposent sur une technologie à ARN messager. Une étude américaine analysant les rapports soumis au Vaccine Adverse Event Reporting System (un programme américain pour la sécurité des vaccins) a révélé que les adolescents étaient plus susceptibles de souffrir d’une inflammation cardiaque à la suite de l’administration des vaccins Pfizer ou Moderna plutôt que par une hospitalisation consécutive au Covid-19.

Certains pays, dont la Finlande, ont arrêté d’administrer le vaccin Moderna aux jeunes précisément en raison des inquiétudes suscitées par cet effet secondaire.

« Les données préliminaires ont montré que chez les moins de 30 ans, l’incidence de la myocardite et de la péricardite était plus élevée que prévu », a déclaré en novembre à Epoch Times le Dr Hanna Nohynek, médecin en chef de l’unité de contrôle des maladies infectieuses et des vaccins de l’Institut finlandais de la santé et du bien-être.

L’U.S. Food and Drug Administration (FDA) a repoussé fin octobre sa décision d’autoriser, ou non, le vaccin Moderna pour les jeunes âgés de 17 ans et moins. Moderna a déclaré que cette décision avait été prise afin que les autorités de réglementation des médicaments puissent analyser de plus près le rapport bénéfice-risque.

Dans un communiqué en novembre, Moderna avait déclaré que son vaccin, dont la dose est plus forte que celle de Pfizer, offrait une meilleure protection mais comportait également plus de risques de myocardite.

Une étude canadienne préliminaire publiée la semaine dernière a révélé que l’incidence de l’inflammation cardiaque était 5,1 fois plus élevée chez les hommes âgés de 18 à 24 ans ayant reçu une deuxième dose du vaccin Moderna que chez ceux de la même population ayant reçu une deuxième dose du vaccin Pfizer.

Selon les chercheurs, le risque de myocardite après la vaccination était beaucoup plus faible chez les jeunes ayant reçu la deuxième dose à un intervalle plus long. Certains pays ont prolongé le délai entre la première et la deuxième dose de vaccin suite à des études similaires.


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