Shen Yun, c’est « faire honneur à la Chine ancestrale », explique un commandant de la Marine marchande

Shen Yun, c’est « faire honneur à la Chine ancestrale », explique un commandant de la Marine marchande

Marie-Hélène et Christian Bellego à l’occasion du spectacle Shen Yun le mercredi 16 février 2022 à la Cité des Congrès de Nantes. (NTDTV)

1 mars 2022

NANTES – Du 15 au 20 février, Nantes célébrait les 5000 ans d’Histoire de la Chine avec la venue de la compagnie Shen Yun Performing Arts à la Cité des Congrès.

Le château des Ducs de Bretagne en est le témoin, Nantes, la Loire-Atlantique et la Bretagne ont constitué une entité culturelle bien marquée au sein de la France historique.

Aussi, comprendraient-ils d’autant plus l’histoire de la Chine, formée d’une mosaïque de cultures et d’ethnies, si bien célébrées dans Shen Yun ?

Ce mercredi après-midi, couples, amis et familles se retrouvaient autour des tableaux dansés et chantés des artistes de Shen Yun.

Une émotion partagée

Marie-Hélène Bellego est infirmière à la retraite, elle était présente à la Cité des Congrès avec son époux, Christian Bellego, commandant retraité de la Marine marchande.

« J’ai trouvé cela fabuleux ! Les costumes, les danses, les acrobaties… les décors sur l’arrière avec les personnes qui plongent… qui partent dans le ciel, etc. C’était vraiment magnifique ! », a t-elle déclaré, l’émotion la submergeant au point de lui faire couler des larmes.

Pratiquante de qigong, Mme Bellego confie avoir essayé de retrouver certains mouvements dans les danses.

En effet, la danse classique chinoise est une pratique ancestrale qui s’est étoffée au cours des différentes dynasties, afin de devenir l’un des systèmes de danse les plus complets au monde. Elle aura aussi inspiré certaines techniques d’arts martiaux.

Qu’importe ! Pour Mme Bellego, Shen Yun véhicule « des notions de paix, d’amour », elle explique que « c’est important parce qu’en ce moment ce n’est pas très très drôle, on va dire… Et c’est comme ça dans le monde entier. Donc, je pense que ça fait beaucoup de bien. C’est peut-être pour ça que je suis tellement émue d’ailleurs… »

Cette émotion se retrouve chez nombre de spectateurs, à l’image d’Alain Kauffman, commandant de gendarmerie à la retraite, qui attendait de voir le spectacle depuis deux ans déjà.

« Tout m’a touché parce que chaque tableau est quelque chose de différent. Donc, en fin de compte, on se retrouve il y a deux mille ans, puis on se retrouve là, avec le portable… ça marque ! Parce que ça permet de voir l’évolution… Là-bas, c’est comme chez nous… peut être plus encadré, c’est pas toujours bien, mais c’est comme ça… Les deux chanteurs, la femme et l’homme, c’était vraiment grandiose, d’une intensité ! »

Étant lui-même musicien, M. Kauffman a perçu l’harmonie présente entre l’orchestre et les artistes sur scène, danseurs ou chanteurs.

« Ça touche plus en fait, parce que là, on est proche en plus… J’étais en première ligne, c’était bien, juste devant l’orchestre. Donc, on sent l’émotion, les sensations. Quand c’est un disque, c’est moins… Là, ça va au rythme de la danse, on voit que les musiciens suivent le danseur qui est sur la scène… il ralentit quand il faut ralentir… Cela donne une touche supplémentaire, je pense »

Selon le militaire à la retraite, cette émotion était aussi palpable dans le public : « On sent de l’émotion sur scène… Ils nous la transmettent, et en même temps, on a envie de monter sur scène avec eux. C’est bien ! ça change l’esprit ! le plaisir de se retrouver tous ensemble ! Les gens bougeaient en même temps, on les sentait vibrer avec les danseurs et avec les chanteurs ! »

Quand la Chine ancestrale et la Chine contemporaine se retrouvent…

L’ancien commandant de gendarmerie a aussi été sensible au tableau contemporain présentant la persécution de pratiquants de Falun Dafa par le régime communiste chinois.

« Cela permet peut être de montrer aux gens, en Europe, ce qui se passe là-bas, parce que, bon, on n’a pas toujours connaissance… C’est un peu fermé, la Chine, et on voit que ce qu’on nous montre, c’est toujours le plus joli… Mais bon, on se doute bien… Ce qui c’est passé avec la championne qui a accusé quelqu’un de viol et qui, d’un seul coup, disparaît et elle revient, elle n’est plus libre…. On se rend bien compte. Donc çà n’est pas mal de faire ça, ça permet aux gens de se poser les bonnes questions ! », souligne t-il.

Christian Bellego a aussi apprécié le message transmis par Shen Yun. « La tradition chinoise est tellement ancestrale qu’il faut la garder… Il faut la montrer et puis lui faire honneur ! C’est ce que Shen Yun fait avec ses danses. Et c’est important de retrouver les racines de ce pays qui est immense et très, très ancien ! », explique-t-il.

Tout comme son épouse, M. Bellego y aura perçu des valeurs : « Ce sont des tableaux avec plein de moralité. Toutes les valeurs d’amour, de convivialité, d’effort et de support… Oui, c’est très joli ! un beau spectacle ! »