4 actions contre un génocide du 21e siècle

Un génocide est défini comme un meurtre de masse dirigé vers un groupe particulier de personnes, selon un critère de race, de croyance, d’ethnie ou de nationalité. Lorsque l’on pense à un génocide, il nous vient en tête l’holocauste des Juifs en Europe, mais plusieurs nations ont connu des épisodes génocidaires dramatiques dans leur histoire. Néanmoins peu sont au courant qu’un génocide d’une forme nouvelle se déroule actuellement en Chine, prenant pour cible des Chinois pratiquant le Falun Dafa.

Le Falun Dafa (aussi appelé Falun Gong) est une pratique de qigong bouddhiste, popularisée en Chine dans les années 1990, et qui a connu un succès fulgurant. Promulguée dans un premier temps par le Parti communiste chinois (le ministère de la Santé publiait en 1997 le chiffre de 70 000 millions de pratiquants), il a ensuite été persécuté à partir des années 2000.

Depuis cette date, le régime communiste chinois a utilisé des méthodes d’une grande perversité pour persécuter la partie de son peuple pratiquant le Falun Gong : lavage de cerveau, camps de travaux forcés, tortures généralisées (passages à tabac, chocs électriques, viols collectifs, etc.), etc. L’ensemble de l’appareil d’État chinois a suivi la politique de répression voulu par Jiang Zemin, qui ordonnait en 1999 : « Brisez leur réputation, ruinez-les financièrement, et anéantissez les physiquement ».

Mais la persécution ne s’est pas arrêtée là. En 2006, l’ancien secrétaire d’État canadien David Kilgour et l’avocat international des droits de l’homme David Matas ont révélé une réalité bien plus morbide: pour rentabiliser la persécution des pratiquants de Falun Gong, le régime chinois a organisé un vaste réseau de prélèvements d’organes forcés. David Matas, nominé au prix Nobel de la Paix, avait qualifié cet acte « d’une perversité jamais vue sur la planète ».

Pendant 10 ans, des avocats et des spécialistes des droits de l’homme ont enquêté pour dénoncer en Chine la pratique systématique de prélèvements d’organes forcés sur les pratiquants du Falun Dafa à des fins commerciales. Il s’agissait pour les hôpitaux d’État chinois d’avoir à disposition une banque d’organes vivante pour alimenter le lucratif marché de la transplantation internationale. En juin 2016, un rapport a estimé que 60 000 à 100 000 transplantations d’organes par an ont été effectuées en Chine entre 2000 et 2015. La source principale de ces organes étaient (et est toujours) les corps des pratiquants de Falun Dafa emprisonnés. Il s’agit bien là d’un génocide, prenant une forme inhumaine tout à fait nouvelle.

La Chine est maintenant au centre de l’économie mondiale et pratiquement tous les gouvernements et organisations font affaire avec ce pays. Mais la réponse de la communauté internationale sur ces crimes contre l’humanité a toujours été faible.

Alors, chacun d’entre vous peut se demander : « Que puis-je faire à mon niveau pour aider à arrêter cela ? ». Il existe des moyens pour faire pression sur la Chine. Plus il y aura des personnes informées et s’opposant à ce génocide, plus rapide sera la prise de conscience et le changement généré en retour.

Voici quelques actions que vous pouvez entreprendre par rapport à cette situation.

1. Parlez-en à votre famille et à vos amis

La réponse de la plupart des médias occidentaux devant ce génocide est très faible. En raison d’intérêts avec la Chine ou faisant l’écho de la diffamation des médias d’État à propos du Falun Dafa (depuis 1999, le régime chinois a organisé une campagne massive de diffamation et de désinformation pour justifier la persécution), les journaux mondiaux n’ont pas ou très peu rapporté la vérité sur ce génocide.

Un des exemples de désinformation les plus médiatisés fut l’épisode de « l’immolation de la place Tian’anmen », une tragédie organisée par le régime chinois pour décrédibiliser la pratique. Ainsi, vous pouvez connaître la vérité sur ce génocide en cours en  Chine et en parler objectivement à vos proches et vos connaissances.

2. Faites-en part sur les réseaux sociaux

(Carl Court / Getty Images)

De nos jours, l’effet des médias sociaux est exponentiel. Partagez les informations que vous jugez pertinentes sur ce génocide et sur les prélèvements d’organes forcés. Vous pouvez partager cet article ou des articles de notre site.

3. Signez la pétition

Des touristes s’informant et signant la pétition DAFOH (Doctors Against Forced Organ Harvesting) destinée aux Nations-Unies pour mettre fin au prélèvement d’organes en Chine, lors d’un événement sur la persécution du Falun Dafa organisé sur le Parvis des droits de l’homme à Paris en été 2016. (ClearHarmony)

Vous pouvez signer la pétition en ligne sur le site de DAFOH (Doctors Against Forced Organ Harvesting – Médecins contre les prélèvements forcés d’organes). Ceci est un petit pas vers une résistance pacifique et pour indiquer votre positionnement par rapport à ces crimes menaçant la condition humaine.

Si vous êtes dans une grande ville, vous pouvez trouver des stands d’informations dans les lieux touristiques (comme sur le Parvis du Trocadéro de Paris chaque dimanche) pour signer la pétition et parler avec des bénévoles informant depuis plusieurs années sur cette persécution.

4. Regardez le documentaire Human Harvest

Vous pouvez le voir à ce lien : https://vimeo.com/ondemand/humanharvestdoc

Le documentaire primé Human Harvest rapporte l’enquête menée par les nominés du prix Nobel de la Paix, David Matas et David Kilgour sur les prélèvements d’organes forcés et la persécution de millions de personnes innocentes en Chine. Ce film, accessible en ligne, présente des témoignages de médecins, de policiers, de spécialistes et de personnes ayant reçu une transplantation d’organes en Chine. Il révèle le sinistre commerce d’État organisé par le régime chinois, constituant l’un des plus terribles génocides du 21e siècle.

Version espagnole : 5 acciones que puedes tomar para detener el genocidio del Siglo XXI

(Note de la rédaction: cet article est une traduction de l’édition espagnole, qui présente à l’origine 5 actions. La 5e consiste en la diffusion gratuite du documentaire Human Harvest. Nous n’avons pas trouvé de contact en France, nous avons donc retiré ce point de l’article).

 
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