L’ail épluché importé de Chine pourrait avoir été préparé par des mains ensanglantées

Par Epoch Times
2 juillet 2019 21:19 Mis à jour: 20 août 2020 19:33

Les Anciens tenaient l’ail en haute estime. Pour les amateurs, c’est un ingrédient indispensable. En France, plusieurs villes se sont décernées le titre de « capitale de l’ail », et de célèbres foires à l’ail sont organisées dans diverses régions. Il existe des labels aussi bien régionaux qu’européens comme indicateurs de la qualité de l’ail.

L’ail est un ingrédient qui fait partie intégrante de la cuisine asiatique. Sans la saveur piquante de l’ail, les plats chinois nécessitant cet ingrédient ne seraient pas aussi bons.

Il n’est pas difficile de trouver de l’ail dans les supermarchés. Par exemple, sur le marché américain, l’ail peut déjà être épluché et conditionné dans de jolis emballages et a l’air impeccable. Mais est-il vraiment propre ? Vous êtes-vous déjà demandé d’où vient cet ail et comment il est traité ? Et pourquoi a-t-il l’air si blanc à l’extérieur ?

Illustration – Shutterstock | Krasula

Comme indiqué sur le site Web du Centre de ressources pour la commercialisation agricole, la Chine est de loin le plus grand producteur d’ail. En 2016, le pays a produit les deux tiers des 26.6 millions de tonnes d’ail du monde.

Et c’est ce qui dérange beaucoup de gens.

Dans une interview accordée au journal The Age, Henry Bell, de l’Association de l’industrie de l’ail en Australie, a déclaré que l’ail de Chine pourrait avoir été traité avec des inhibiteurs de croissance pour l’empêcher de germer sur les rayons des marchés, blanchi au chlore pour obtenir son aspect blanc parfait et fumigé au bromure de méthyle, une substance imposée par la loi chinoise servant à tuer les insectes et les plantes.

« Je sais de source sûre que certains producteurs d’ail là-bas utilisent des eaux usées humaines non traitées pour fertiliser leurs cultures », a souligné M. Bell.

Ce qui est encore plus choquant, c’est que la plupart des gousses non pelées peuvent avoir été manipulées par des prisonniers dans des prisons chinoises, révèle le documentaire Rotten Garlic (ail pourri) de Netflix. On dit que les détenus épluchent l’ail avec leurs dents quand leurs ongles sont tombés.

Selon Minghui.org, un centre d’échange d’informations qui publie des récits de première main sur la persécution du Falun Gong en Chine, les prisons chinoises, les camps de travaux forcés, les centres de désintoxication et les centres de détention se sont associés à des marchands pour mener cette sinistre opération économique.

Illustration – Pixabay | kropekk_pl

Les prisonniers sont obligés d’éplucher l’ail jour et nuit pour respecter leurs quotas dans des conditions révoltantes, pires que celles des ateliers de misère. Le plus souvent, il y a une toilette partagée par tous les détenus dans la même cellule où l’ail est pelé, et aucun lavabo pour se laver les mains.

Le travail est si pénible qu’à la fin de la journée, les mains, les pieds et les lèvres des prisonniers s’abîment, saignent et du pus suinte ; c’est un phénomène courant.

Ming Xin, un pratiquant de Falun Gong en Chine, a été emprisonné illégalement en 2004 simplement pour avoir lu un livre de Falun Gong. Ming Xin, bien que n’étant pas un criminel, a été forcé d’éplucher l’ail au centre de détention de la voie ferroviaire de la ville de Lanzhou, dans la province du Gansu.

« J’avais pensé qu’éplucher l’ail était une tâche facile, mais ce n’était pas du tout ce que j’avais imaginé », explique M. Ming dans un témoignage publié sur Minghui en janvier 2013.

« Nous avons fabriqué des gants grâce à des emballages de lait pour protéger nos doigts. Sinon, nos ongles auraient craqué tôt ou tard, et le jus de l’ail serait passé sous nos ongles et aurait brûlé notre peau. »

M. Ming ajoute que s’ils étaient trop lents à éplucher l’ail, ils étaient réprimandés et torturés par les gardes. Des cris et des gémissements pouvaient être entendus quand des détenus étaient torturés parce qu’ils ne respectaient pas leur quota. Certains détenus étaient obligés de rester debout jusqu’à 3 heures du matin pour éplucher l’ail.

De plus, ils étaient punis s’ils endommageaient trop d’ail. « Par conséquent, chaque jour, nous n’avions pas d’autre choix que de cacher les gousses endommagées aux gardes. »

Illustration – Shutterstock | abinkung

En général, les personnes qui épluchent l’ail ne sont pas autorisées à faire une pause. Les pratiquants de Falun Gong détenus illégalement dans ces prisons ont fait remarquer que certains détenus expriment leur colère en crachant et en se mouchant le nez sur l’ail.

De nombreux prisonniers du camp de travaux forcés du district de Yuzhong et de plusieurs centres de détention de la province du Gansu sont malades. Certains souffrent de maladies transmissibles, dont le VIH, l’hépatite et la phlébite (atrophie des tissus).

Parmi les détenus se trouvent une poignée de pratiquants innocents du Falun Gong, des prisonniers de conscience.

Lorsque ces pratiquants du Falun Gong refusent de travailler en expliquant qu’ils ne sont pas des criminels, les gardiens ont recours à divers moyens cruels pour les punir, comme l’électrocution avec des matraques électriques, la torture sur des lits qui les étirent à l’extrême, l’incarcération dans de minuscules cellules d’isolement et la prolongation de leur détention.

Reconstitution de la torture à des fins d’illustration seulement (©Minghui)

Dans le tristement célèbre camp de travaux forcés de Masanjia, les gardes ont ignoré les procédures sanitaires et de sécurité alimentaire afin d’augmenter encore plus leurs profits.

Là-bas, des détenus travaillant sur des produits toxiques pour l’exportation recevaient également l’instruction d’éplucher l’ail. Les sacs d’ail ont été déchargés sur des aires de travail contaminées ou sur le sol de la prison couvert de résidus chimiques toxiques, de poussière et de gravier. Les gousses d’ail pelées ont ensuite été placées dans les mêmes bols et bassins non hygiéniques qui servaient à contenir des objets d’art et d’artisanat toxiques.

Chaque année, des cargaisons de ces gousses d’ail épluchées contaminées sont livrées à l’extérieur des camps, puis emballées et vendues à des supermarchés, hôtels et restaurants en Chine et à l’étranger.

©Minghui

Le Parti communiste chinois a annoncé en 2013 qu’il allait fermer les camps de travaux forcés et abolir le système de « rééducation par le travail ». Toutefois, Amnesty International a fait observer que ces changements n’étaient que cosmétiques.

En fait, l’esclavage par le travail forcé se poursuit aujourd’hui, selon Wang Zhiyuan, porte-parole de WOIPFG (Organisation mondiale pour enquêter sur la persécution du Falun Gong).

« Beaucoup de gens ont tout simplement été placés en prison à la place », a déclaré M. Wang à Epoch Times. « Le terme [rééducation par le travail] a été supprimé, mais il n’y a aucun changement réel. »

Illustration – Shutterstock | abinkun

À présent, que pensez-vous de l’ail « produit en Chine » ?

La réalité est que beaucoup d’innocents, des prisonniers d’opinion qui ne sont pas des criminels, languissent toujours dans les prisons chinoises et continuent d’éplucher à la main l’ail pour l’exportation.

Cela vaut la peine d’y réfléchir sérieusement la prochaine fois que vous trouverez de l’ail chinois, ou d’autres produits bon marché fabriqués en Chine.

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