Découvrez des exercices simples pour améliorer l’équilibre et la stabilité des patients atteints de la maladie de Parkinson

Par Jingduan Yang
22 juillet 2023 17:43 Mis à jour: 22 juillet 2023 17:43

La maladie de Parkinson est un trouble du mouvement causé par la perte de cellules nerveuses dans certaines parties du cerveau.

Selon l’Association américaine de la maladie de Parkinson, plus de 10 millions de personnes dans le monde vivent avec la maladie de Parkinson. La maladie de Parkinson est particulièrement fréquente chez les personnes de plus de 50 ans. Ces patients tombent souvent en marchant, ce qui peut entraîner des blessures graves. Il est essentiel d’améliorer l’environnement des patients atteints de la maladie de Parkinson et de leur fournir des moyens de réduire les risques de chute. Des études ont montré que la pratique du tai-chi peut réduire le nombre de chutes des patients.

Pourquoi les patients atteints de la maladie de Parkinson sont-ils sujets aux chutes ? Une forte tension musculaire à l’avant du torse pousse la personne à se pencher en avant, ce qui la déséquilibre. La démarche parkinsonienne, comme on l’appelle, fait que la personne fait de petits pas instables. En retour, les patients accélèrent leur rythme, ce qui les rend plus susceptibles de tomber. De plus, les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont souvent des problèmes de vue, avec une vision double ou floue qui les empêche de voir le chemin devant elles. Au fur et à mesure de l’évolution de la maladie, les activités physiques du corps diminuent et la force musculaire s’affaiblit.

Outre le ralentissement des mouvements, le cerveau du patient ne parvient plus à réguler les nerfs autonomes, ce qui entraîne de brusques variations de la pression artérielle. En outre, la prise de médicaments contre la maladie de Parkinson peut également entraîner une baisse de la tension artérielle, ce qui provoque facilement des évanouissements lors de changements soudains de posture.

Comment empêcher les patients de tomber ? Vous pouvez commencer par modifier l’environnement et apprendre des stratégies d’auto-entraînement.

Aspects environnementaux

Certains environnements peuvent être particulièrement difficiles pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Avant de pouvoir pratiquer des exercices visant à réduire les risques de chute, vous devez vous préparer à réussir en adaptant votre environnement à vos besoins.

1. L’environnement de vie doit être clair et suffisamment éclairé.

2. Réorganiser la disposition des meubles et des installations pour éviter qu’ils ne gênent. Ranger les objets qui pourraient faire trébucher quelqu’un, comme les jouets des enfants.

3. La texture du sol ne doit pas être glissante et il faut toujours nettoyer les liquides renversés ou les surfaces glissantes.

4. Porter des chaussures bien ajustées, plates et antidérapantes.

5. Installer des tapis antidérapants et des mains courantes dans les salles de bains et les toilettes.

6. Éviter les barrières de lit excessives ou les obstacles qui posent des problèmes aux personnes à mobilité réduite.

Auto-formation

Les mesures suivantes peuvent vous aider, vous ou vos proches atteints de la maladie de Parkinson, à réduire les risques de chute.

1. Faire de l’exercice pour maintenir la souplesse des muscles et des articulations. Même si un patient ne peut pas se déplacer facilement, il est important de l’aider à bouger ses articulations en exerçant une force extérieure ou en faisant des exercices passifs d’amplitude de mouvement. Cela permet d’éviter les raideurs et les contractures articulaires, qui peuvent survenir lorsque les articulations restent immobiles pendant de longues périodes.

2. Pratiquer la « marche attentive ». Consacrer toute son attention à la marche. En marchant, garder le corps droit, regarder vers l’avant et faire des pas contrôlés. Être conscient de la taille de chaque pas et être cohérent. Être concentré et éviter de penser à autre chose pendant en marchant.

3. Utiliser un miroir pendant la marche comme aide à la correction. Si on commence à pencher d’un côté et qu’on ne lève pas le pied assez haut, cela sera visible dans le miroir et pourra être corrigé rapidement.

4. Faire des mouvements lents et réguliers en changeant de position, par exemple quand on passe de la position assise à la position debout ou de la position debout à la position couchée.

5. Si nécessaire, utiliser des béquilles, un déambulateur ou un fauteuil roulant.

6. Aux premiers stades de la maladie de Parkinson, alors que les symptômes sont moins marqués, la pratique du taï-chi peut aider à entraîner le corps à maintenir un meilleur équilibre.

Un essai clinique contrôlé et randomisé publié dans The New England Journal of Medicine en 2012 a montré que la pratique du taï-chi peut réduire le risque de chute chez les patients atteints de la maladie de Parkinson à un stade initial ou intermédiaire. L’étude a réparti au hasard 195 patients en trois groupes : Un groupe a pratiqué le taï-chi, un autre a reçu un entraînement de résistance à la charge et le troisième a effectué des exercices d’étirement. Vingt-quatre semaines plus tard, la pratique du taï-chi a permis aux patients d’adopter des postures plus stables et d’améliorer leur mobilité et leur équilibre.

Le point de vue de la MTC (médecine traditionnelle chinoise) sur la maladie de Parkinson

La cause de la maladie de Parkinson n’est pas bien comprise. Elle peut être due à une maladie cérébrovasculaire, à une intoxication au monoxyde de carbone , à un manque de nutriments essentiels dans le cerveau et à d’autres facteurs environnementaux ou génétiques.

Du point de vue de la médecine traditionnelle chinoise (MTC), les viscères constituent un système interconnecté et le syndrome de Parkinson est étroitement lié au foie et aux reins. Vous pouvez demander l’aide d’un médecin expérimenté en MTC pour recevoir des soins à long terme utilisant la médecine chinoise ou l’acupuncture. Des études cliniques ont montré que les patients atteints de la maladie de Parkinson qui reçoivent des traitements d’acupuncture combinés à des traitements de médecine occidentale peuvent améliorer leurs symptômes de manière significative par rapport à ceux qui ne reçoivent que des traitements de médecine occidentale.

En outre, de nombreux médicaments utilisés pour traiter la maladie de Parkinson ont des effets secondaires et les interactions entre les différents médicaments peuvent être compliquées. Il est conseillé de consulter un médecin pour réduire le nombre de prescriptions ou modifier les dosages.

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