OPINION

Le diable et Karl Marx

septembre 16, 2020 23:12, Last Updated: avril 2, 2021 19:03
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Paul Kengor, professeur de sciences politiques américain, vient de publier son livre The Devil and Karl Marx (Le diable et Karl Marx) – une analyse scrupuleuse du côté diabolique de Karl Marx. Ce livre est sorti à un moment important de notre histoire, lorsqu’un grand nombre d’Occidentaux, en particulier des jeunes, sont tombés sous le charme du chant des sirènes du socialisme que leur a enseigné l’élite universitaire. Dans ce contexte, on pourrait se rappeler que, selon la théorie marxiste-léniniste, le socialisme n’est que l’étape initiale du communisme.

Le Livre noir du communisme, édité par Stéphane Courtois, détaille le bilan des victimes du marxisme-léninisme au XXe siècle. En voici la répartition : URSS – 20 millions de morts ; Chine – 65 millions ; Vietnam – 1 million ; Corée du Nord et Cambodge – 2 millions chacun ; Europe de l’Est – 1 million ; et environ 3,5 millions en Amérique latine, en Afrique et en Afghanistan. Ces chiffres sont sous-estimés par rapport aux chiffres présentés en détail par le professeur Rudolph J. Rummel dans son livre Death by Government (Mort par le gouvernement). Il constate que, de 1917 jusqu’à son effondrement en 1991, l’Union soviétique a assassiné ou causé la mort de 61 millions de personnes, pour la plupart ses propres citoyens. De 1949 à 1976, le régime communiste chinois de Mao Zedong a été responsable de la mort d’au moins 78 millions de ses citoyens.

L’élite intellectuelle mondiale se concentre volontiers sur les atrocités meurtrières d’Adolph Hitler, mais ignore celles des socialistes du monde entier. Mao Zedong a été longtemps admiré par de nombreux universitaires et gauchistes des pays occidentaux. On les voyait marcher et chanter ses louanges en brandissant son petit livre rouge Citations du président Mao Zedong. En juin 2009, lors de son discours d’ouverture du lycée épiscopal de St Andrews à la cathédrale nationale de Washington, Anita Dunn, responsable de la communication de Barack Obama, a déclaré que Mao était l’un de ses héros.

Qu’il s’agisse de la communauté universitaire, de l’élite médiatique ou des activistes des différentes organisations occidentales, on y voit une grande tolérance pour les idées du socialisme – un système qui a causé plus de morts et de misère humaine que tous les autres systèmes réunis. Les gauchistes, les socialistes et les progressistes d’aujourd’hui se mettraient en colère à la moindre suggestion que leur programme diffère peu de celui des tueurs de masse nazis, soviétiques et maoïstes. N’oublions pas qu’il n’est pas nécessaire d’être en faveur des camps de la mort ou des guerres de conquête pour être un tyran. Il suffit de croire en la primauté de l’État sur les droits individuels.

Dans son livre, Paul Kengor met en évidence une autre caractéristique de Marx, ignorée par ses partisans. Cette caractéristique du marxisme devrait déranger Patrisse Cullors, la co-fondatrice de Black Lives Matter, qui a déclaré qu’elle et ses collègues sont des « marxistes de formation ». Je me demande si elle partage le point de vue de Marx sur la race. Le beau-fils de Marx, Paul Lafargue, était considéré comme ayant du sang africain dans les veines. Marx l’a dénigré en le qualifiant de « négrillon » et de « gorille ».

Marx avait une haine similaire pour les Juifs. Il qualifiait son collègue syndicaliste socialiste Ferdinand Lasalle de « Juif graisseux » et de « négro-juif ». En 1844, Marx a écrit un essai intitulé Sur la question juive dans lequel il demandait : « Quel est le culte profane du Juif ? Le trafic. Quel est son dieu profane ? L’argent. »

Au fil des ans, les gauchistes ont établi une équivalence morale entre le totalitarisme communiste/socialiste et la démocratie. Le sociologue, historien et écrivain américain William E.B. Du Bois, a martelé, en 1953, dans le National Guardian : « Joseph Staline était un grand homme ; peu d’autres hommes du XXe siècle s’approchent de sa stature. » Le journaliste britannique Walter Duranty a appelé Staline « le plus grand homme d’État vivant … un homme calme et discret. » Un autre Britannique, le célèbre écrivain et dramaturge George Bernard Shaw, a exprimé son admiration pour Mussolini, Hitler et Staline. Le fameux économiste canado-américain John Kenneth Galbraith a visité la Chine de Mao et a fait l’éloge de Mao Zedong et du système économique chinois. Michel Oksenberg, expert du président américain Jimmy Carter sur la Chine, s’est plaint que « l’Amérique est condamnée à se dégrader jusqu’à ce qu’un changement radical, voire révolutionnaire, modifie fondamentalement ses institutions et ses valeurs » et a exhorté les Américains à « emprunter des idées et des solutions » de la Chine.

Paul Kengor a fait un travail méticuleux pour mettre en évidence les maux du marxisme. La question est de savoir si les Occidentaux vont suivre sa leçon ou s’ils vont devenir la proie de fausses promesses et vivre les horreurs du socialisme. À propos, si la Suède et le Danemark ont un système de protection sociale bien développé, ils ont des économies de marché et non des économies socialistes, comme le prétendent certains gauchistes.

Le Dr Walter E. Williams est professeur émérite d’économie à l’université George-Mason de Fairfax, Virginie. Auteur de plusieurs livres et lauréat de nombreux prix et distinctions, il siège également à plusieurs conseils d’administration et comités consultatifs, dont la Hoover Institution, le Grove City College, le Cato Institute, l’Institute of Economic Affairs et autres.

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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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