La doyenne des hôtesses de l’air du monde est catégorique, elle ne compte pas s’arrêter de voler

Pour célébrer le jubilé de diamant d’une hôtesse de l’air de 82 ans en novembre 2017, American Airlines lui a offert une paire de boucles d’oreilles en diamants provenant de Tiffany & Co. Si elle est probablement la doyenne des hôtesses de l’air du monde, elle a commencé sa carrière alors que les billets d’avion ne coûtaient que 10,59 € (12 $), l’octogénaire n’a étonnamment pas encore prévu de prendre sa retraite.

Lorsque Bette Nash a commencé à travailler comme agente de bord chez Eastern Airlines, aujourd’hui disparue, le 4 novembre 1957, elle n’avait que 21 ans.

Bette a su qu’elle voulait devenir hôtesse de l’air après son premier vol à l’aéroport national Ronald Reagan de Washington, quand elle n’avait que 16 ans.

Selon American Airline Newsroom, elle est tombée sous le charme de « l’apparence élégante et des manières gracieuses des membres de l’équipage ».

©Getty Images | ERIC BARADAT

À l’époque, il fallait avoir une certaine taille et ne pas dépasser un certain poids pour se qualifier pour le poste.

« Si jamais vous preniez quelques kilos, vous deviez surveiller votre poids, et si vous ne perdiez pas le surplus, on vous coupait votre paie ! », a confié Bette Nash sur les ondes de ABC 7.

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À l’époque, les billets d’avion coûtaient 10,59 € pour un aller simple et les horaires des vols étaient inscrits à la craie sur des tableaux noirs.

« Le matin on écrivait à la craie la liste de tous les vols de la matinée et de l’après-midi, et on l’effaçait (à la fin de la journée) pour y inscrire les vols suivants », a déclaré Bette, dans une interview accordée à WUSA9.

À cette époque, les passagers les plus aisés des premières classes étaient tirés à quatre épingles. Au dîner, ils se voyaient servir du homard et du canard à l’orange dans de l’argenterie et de la porcelaine.

Pendant ce temps, les passagers les moins aisés de la classe « touriste » avaient des sandwiches à 0,40 euro (50 centimes) et du lait à 0,14 euros à (15 centimes).

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Six décennies plus tard, Bette continue de voler avec American Airlines sur la ligne Washington-Boston-Washington.

Elle se lève à 2 h 10 du matin, lorsque ses deux réveils sonnent et que sa journée commence. Après avoir préparé le repas de son fils handicapé, elle se rend au travail.

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Vêtue d’un costume sombre accentué d’une écharpe de couleur, Bette Nash a remarqué que ses uniformes avaient changé au fil des ans, selon l’AFP. Sous le mandat de John Kennedy en tant que président des États-Unis, ils ont même porté des « mini-shirt durant une courte période ».

Et elle se rappelle avoir servi les Kennedy. « Jackie Kennedy était sur un de mes vols, pareil pour Bobby Kenney, Ethel Kennedy, Ted Kennedy », énumère-t-elle.

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Soixante ans dans le métier, Bette est toujours passionnée par son travail, car elle aime les gens. S’exprimant à Condé Nast Traveler, un magazine de voyage de luxe, elle a expliqué : « Ce que j’ai préféré au bout de toutes ces années de vol, a été d’accueillir mes passagers à l’embarquement et au débarquement. Les gens sont fascinants, et ça a vraiment été une joie. »

« Tout le monde a besoin d’un peu d’amour », a-t-elle dit à CNN.

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En parlant de sa retraite, l’octogénaire repousse l’échéance : « Je ne veux pas y penser ! Je continue », affirme-t-elle.

Bette n’est-elle pas une femme inspirante ? Elle mérite certainement notre respect, car elle nous montre qu’il n’y a pas d’âge obligatoire pour prendre sa retraite.

Regardez ci dessous la vidéo qui lui est consacrée :

Version originale

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