SCIENCES

Etats-Unis: un meurtre résolu grâce à la généalogie génétique

juin 23, 2018 18:42, Last Updated: juin 23, 2018 18:44
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Le mystère de l’agression sexuelle suivie du meurtre d’une adolescente américaine en 1986 a été résolu 32 années plus tard grâce à la technique extrêmement novatrice de la généalogie génétique, ont annoncé les autorités de l’Etat de Washington. Un homme de 66 ans, Gary Hartman, a été interpellé mercredi et écroué. Il doit comparaître lundi pour se voir signifier les charges pénales pesant contre lui dans cette affaire qui avait choqué la commune de Tacoma, à l’extrémité nord-ouest des Etats-Unis.

Le 26 mars 1986, Michella Welch, 12 ans, avait disparu alors qu’elle jouait avec ses deux jeunes sœurs dans un parc public de la ville. Un chien policier avait retrouvé dans la soirée son corps, abandonné dans un ravin.  L’enquête s’était ensuite enlisée, le dossier devenant un « cold case », c’est-à-dire une affaire non résolue. Les avancées technologiques en matière d’ADN ont permis de relancer l’enquête en deux étapes.

D’abord, en 2006, la police scientifique a réussi à reconstituer une empreinte ADN à partir d’éléments collectés sur les lieux du crime. Celle-ci n’a cependant révélé aucune correspondance avec les fichiers de délinquants connus aux Etats-Unis.  Douze ans plus tard, la percée a été réalisée grâce à la technique de la généalogie génétique, qui a recours aux bases de données et archives généalogiques incluant notamment des personnes ayant cherché à connaître leur ascendance.

« La généalogie génétique utilise la technologie de l’ADN pour associer un profil inconnu à un membre de sa famille. On a alors recours à la généalogie traditionnelle pour construire un arbre généalogique grâce aux sites internet disponibles publiquement », a expliqué vendredi dans une conférence de presse Donald Ramsdell, le chef de la police de Tacoma.

Ceci a permis d’isoler deux frères, dont l’âge et le lieu de résidence en 1986 en faisaient des suspects éventuels. Ils ont été placés sous surveillance, les policiers guettant la possibilité de pouvoir vérifier leur profil génétique. Gary Hartman s’est récemment rendu dans un restaurant, sans savoir qu’un client d’une table voisine était un enquêteur à l’affût. Il a utilisé une serviette en papier, que le policier a ensuite collectée et confiée à un laboratoire d’analyse.

L’ADN correspondait avec celui prélevé sur Michella Welch. « Cette affaire est véritablement à la croisée du bon vieux travail policier traditionnel, combiné avec les progrès technologiques », a commenté le chef Ramsdell. « Nous avons désormais atteint un point où, si vous êtes un criminel et que vous laissez votre ADN sur les lieux de votre méfait, alors autant vous rendre: on vous aura », a prévenu de son côté Mark Lindquist, le procureur du comté de Pierce.

La généalogie génétique a permis d’arrêter fin avril en Californie un homme suspecté d’être le « tueur du Golden State », soupçonné d’être l’auteur de 12 meurtres et une cinquantaine de viols dans les années 1970 et 80.

DC avecAFP

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