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Femme démembrée retrouvée à Paris: son mari mis en examen et incarcéré pour meurtre par conjoint

février 28, 2023 8:36, Last Updated: février 28, 2023 9:46
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Douze jours après la découverte dans un parc de Paris du corps démembré d’Assia, 46 ans, son mari, qui a reconnu l’avoir tuée tout en contestant avoir voulu sa mort, a été mis en examen pour meurtre par conjoint et incarcéré samedi.

A l’issue de 48 heures de garde à vue, Youcef M. a été présenté samedi à un juge d’instruction qui l’a mis en examen pour meurtre par conjoint, a indiqué le parquet de Paris.

« En dépit des faits post mortem, aujourd’hui ce n’est plus la qualification d’assassinat qui est retenue mais celle de meurtre sur conjoint », a observé devant la presse son avocate, Me Dominique Beyreuther-Minkov.

Le parquet avait ouvert une information judiciaire le 17 février pour assassinat, atteinte à l’intégrité d’un cadavre et recel de cadavre. Le magistrat instructeur chargé de ce dossier a donc requalifié les faits, estimant, à l’aune de ses déclarations, que l’époux, né en 1972, n’avait pas prémédité son geste.

Le quinquagénaire a ensuite été placé en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention (JLD), a précisé le parquet.

Le mari meurtrier est toujours dans un état de sidération

Avant que le huis clos ne soit prononcé pour l’audience devant le JLD, Youcef M., vêtu d’une veste en cuir et d’un jean, est apparu accablé.

« Mon client, qui est effondré, s’est humainement expliqué le plus qu’il a pu » durant sa garde à vue, a dit son avocate.

Il a reconnu devant les enquêteurs de la Brigade criminelle, saisis de l’enquête, avoir tué son épouse, dont les restes avaient été découverts dans le parc des Butte-Chaumont.

« Mon client a toujours contesté qu’il avait voulu donner la mort à son épouse, il s’est retrouvé dans un tourbillon de sidération totale », a déclaré Me Beyreuther-Minkov. Selon l’avocate, « il s’agissait d’un couple uni, marié depuis 26 ans avec trois enfants qui a surmonté bien des difficultés mais au sein duquel n’y avait pas de violence ».

Employé polyvalent dans un supermarché, en arrêt maladie depuis peu, Youcef M. « s’est trouvé dans l’incapacité de pouvoir dire à ses enfants que le décès de la maman était de son fait », a-t-elle encore relaté.

« Toute la famille est sous le choc et en plein état de sidération. Ils n’ont aucun recul sur la situation et peinent encore à réaliser », a réagi auprès de l’AFP Me Antoine Ory, avocat de la famille de la victime et des trois enfants du couple.

Retour sur les faits

Selon son avocate, Youcef M. avait signalé le 3 février à la police la disparition de son épouse de l’appartement familial situé à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Sur les réseaux sociaux, il avait évoqué son absence dès le 31 janvier.

Le 6 février, il avait été entendu par la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) qui avait alors lancé une enquête.

Puis le corps démembré d’une femme avait été découvert les 13 et 14 février.

Le lundi 13, en début d’après-midi, un sac plastique contenant le bassin et les cuisses avait été retrouvé par des agents municipaux des parcs et jardins, sous un tas de déchets verts aux Buttes-Chaumont, un grand parc paysager du XIXe arrondissement de la capitale (nord-est).

Il avait choisi « l’un des plus beaux parcs de Paris » pour sa femme

Très prisé des promeneurs et joggeurs, le parc vallonné qui s’étend sur 25 hectares avait été immédiatement évacué et fouillé par les policiers.

Le lendemain, d’autres restes, dont la tête, avaient été retrouvés.

La victime avait été identifiée grâce à l’analyse de ses empreintes digitales.

Le mari, qui avait ainsi disséminé les morceaux du corps à plusieurs kilomètres de chez lui, a prétendu l’avoir fait parce que « c’est l’un des plus beaux parcs de Paris et qu’il souhaitait intimement qu’Assia ne disparaisse pas (…) et qu’on vienne l’interpeller », a plaidé son avocate.

Plusieurs médias avaient révélé quelques jours après la découverte du corps démembré que les déclarations du mari, jugées incohérentes, avaient éveillé les soupçons des policiers.

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