Grande distribution : les employés ne recevront pas tous la « prime Covid »

Par Emmanuelle Bourdy
28 mai 2020 20:03 Mis à jour: 28 mai 2020 20:03

Des primes oui, mais pas pour tout le monde, et sous conditions !

À l’annonce du confinement, les enseignes de la grande distribution française s’étaient engagées à verser une prime à leurs salariés, pour les remercier de leur engagement pendant la crise du coronavirus. Mais quelques semaines plus tard, la réalité est différente, et tous les salariés de la grande distribution ne percevront pas cette prime.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, avait recommandé une prime de 1 000 à 2 000 € défiscalisée, pour récompenser les salariés, relate Ouest-France. À la suite de quoi, le secteur de la grande distribution avait approuvé en annonçant le versement de celles-ci. Mais aujourd’hui, la réalité est un peu différente, il y aura finalement des conditions et chaque enseigne va gérer de manière indépendante la distribution de ces primes.

Plusieurs cas de figure pourront se présenter. Soit la prime sera versée au prorata des heures ou jours travaillés, soit elle sera distribuée sous forme de bonus ou de bons d’achat (valable dans le magasin dans lequel l’employé travaille), elle pourra également être calculée selon le bon vouloir de chaque directeur de magasin.

Chez Carrefour, la prime sera versée à tous les salariés, qu’ils travaillent à temps plein ou à temps partiel, mais avec un minimum de 26 heures. Lidl va verser une prime aux salariés présents entre mars et juin, s’ils ont un contrat d’au moins 30 heures. Dans le cas des salariés dont le contrat serait inférieur à 30 heures, cette prime sera calculée en fonction du temps de travail, précise Ouest-France. Chez Auchan, la prime sera versée aux salariés présents entre le 15 mars et le 9 mai et sera calculée au prorata du temps de travail.

CORONAVIRUS : CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR

Quant à l’enseigne Leclerc, son président Michel-Édouard Leclerc avait annoncé le 23 mars sur son blog que « les 650 magasins indépendants du réseau E. Leclerc définiront, en fonction de leur statut et de leur politique sociale, les modalités d’organisation d’une juste gratification ». D’après plusieurs syndicats, les magasins de l’enseigne n’ont pas versé de primes pour le moment et n’ont rien promis.

La réalité est donc plus compliquée qu’une simple annonce de primes, et les inégalités sont parfois saillantes.

En effet, là où le bât blesse, c’est que certains salariés ont contracté le coronavirus dès les premiers jours du confinement. Ceux-ci subissent donc de plein fouet une pénalité quant au calcul de ces primes. De plus, certains malades n’ont même pas pu être testés en raison de la pénurie de tests, il n’y a donc aucune preuve officielle de contamination pour ces employés. D’autres encore n’avaient que des contrats précaires, c’est le cas notamment des étudiants, lésés dans la distribution de ces primes.

De plus, certains caissiers de la grande distribution estiment qu’ils ont été bien plus exposés que ceux qui travaillent dans les bureaux, ils trouvent donc cette distribution de primes injuste.

La question des primes provoque donc de nombreux débats, la problématique étant souvent accentuée par le manque de transparence.

Le saviez-vous ?

Epoch Times est un média indépendant. Il est différent des autres organisations médiatiques, car nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsable envers notre public. Nous n’avons pas d’autres agendas que d’informer nos lecteurs et les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant nos principes de vérité et de tradition comme guide dans notre travail.

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide publique et n’appartenant à aucun parti politique ou groupe financier. Depuis notre création, nous faisons face à des attaques déloyales pour faire taire nos informations portant notamment sur les questions de droits de l'homme en Chine. C'est pourquoi, nous comptons sur votre soutien pour défendre notre journalisme indépendant et pour continuer, grâce à vous, à faire connaître la vérité.