OPINION

La «guerre froide» ne s’est jamais terminée: la Chine continue de se battre secrètement depuis près de trois décennies

décembre 11, 2019 15:45, Last Updated: décembre 12, 2019 13:34
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Le monde occidental a applaudi et célébré l’effondrement du communisme en Europe de l’Est avec la chute du mur de Berlin en 1989, puis celle de l’Union soviétique en 1991. La guerre froide était terminée et la menace de conflit mondial dissipée. Il semblait alors que la paix et la prospérité tant attendues par tous allaient enfin arriver.

Mais, en observant l’intensification de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine depuis 2018, nombreux sont ceux qui croient voir émerger une nouvelle guerre froide.

La vérité est que Washington s’est finalement rendu compte que la guerre froide n’avait jamais pris fin et que le Parti communiste chinois (PCC) avait durant toutes ces années mené une guerre cachée contre l’Occident.

Pour dire les choses simplement, l’Occident a pensé avoir remporté une véritable victoire il y a 28 ans, mais ce n’était pas une victoire complète. Le PCC, survivant a poursuivi secrètement la guerre froide, d’une manière très différente de celle de l’ex-Union soviétique. Ce n’est qu’en 2018 que les États-Unis ont relevé le défi, que nous appellerons la nouvelle guerre froide.

Erreur de jugement de l’Occident

La guerre froide a couvert près d’un demi-siècle, entre 1947 et 1991, cristallisant la confrontation entre les États-Unis et l’Union soviétique.

Pendant cette période, les présidents américains ont tous adopté une stratégie de division du camp socialiste, en tentant par exemple de séparer le régime communiste chinois du reste du camp communiste.

Après l’arrivée au pouvoir du régime communiste chinois en 1949, sa politique étrangère n’a favorisé que l’Union soviétique. De plus, poussé à cela par Staline, le PCC a participé à la guerre de Corée pour lutter contre les Américains.

Cependant, la Chine et l’Union soviétique n’ont pas été alignées très longtemps. L’ancien dirigeant chinois Mao Zedong a tenté de rivaliser avec l’Union soviétique pour la domination du camp socialiste. En conséquence de quoi les deux pays sont devenus hostiles l’un envers l’autre à la fin des années 1950. En 1964, le conflit s’est intensifié lorsque la Chine et l’Union soviétique se sont séparées alors qu’elles tentaient de régler leurs différends frontaliers, et de nombreux affrontements militaires ont eu lieu le long de la frontière en 1969. La Chine a déployé 810.000 soldats et l’Union soviétique 1.180.000 soldats en préparation à une guerre. De hauts dirigeants chinois ont alors évacué Pékin parce qu’ils craignaient que l’Union soviétique ne déclenche à tout moment une attaque nucléaire contre la Chine.

Les États-Unis, heureux de découvrir que le « communisme monolithique » s’effritait, ont décidé d’aider la Chine. L’administration Nixon a menacé de riposter avec des armes nucléaires contre l’Union soviétique en cas d’attaque de la Chine et a ainsi aidé le PCC à éviter une grande crise.

En 1972, lorsque Nixon s’est rendu en Chine, le PCC y a vu une occasion précieuse de nouer des liens avec l’Occident afin de contrer l’Union soviétique. En d’autres termes, le PCC a pris l’initiative de se séparer du camp socialiste européen. Dans les années qui ont suivi, il a arboré une posture neutre au milieu de la guerre froide, donnant ainsi l’impression d’être très différent des autres pays socialistes.

Après la désintégration de l’Union soviétique en 1991, l’Occident croyait donc que la guerre froide était terminée. Malgré les avertissements de ceux qui soulignaient que la Chine était toujours un pays à l’idéologie socialiste, qu’elle continuait à commettre de graves violations des droits de l’homme et qu’elle n’avait fait aucune tentative pour corriger ses erreurs au moment des massacres de la place Tiananmen, la plupart des Occidentaux n’ont pas vu la menace que représentait le PCC, et ne se sont pas rendus compte par la suite que celui-ci n’était jamais sorti de la guerre froide.

La guerre froide secrète du PCC

Les États-Unis et leurs alliés occidentaux n’ont plus prêté attention à la possibilité d’une menace communiste après l’effondrement de l’Union soviétique. De plus, ils ont aidé la Chine communiste à adhérer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ont offert des fonds importants et ont fourni des technologies de pointe, croyant qu’un jour le PCC réformerait son système politique et améliorerait les droits humains. Le PCC a exploité ceci à plein.

De nombreux responsables communistes chinois sont rapidement devenus millionnaires à cause de la corruption. Ils ont appris à s’habiller dans des vêtements coûteux, ont envoyé leurs enfants dans des écoles privées à l’étranger et ont transféré leurs fonds à l’étranger.

Avec l’arrivée en Chine d’un grand nombre d’entreprises financées par l’étranger, des millions de travailleurs chinois bon marché ont non seulement travaillé pour des entrepreneurs étrangers, mais ont aussi permis l’accumulation continuelle de devises étrangères exploitables par le PCC. Le PCC a découvert que le fait d’attirer les investissements étrangers était le meilleur moyen pour exploiter le peuple chinois.

Au début, les dirigeants chinois ont été effrayés par l’effondrement de l’Union soviétique. Étant l’un des rares pays communistes restants, ils pensaient que la Chine serait la cible de l’ensemble du monde occidental. Mais lorsque les nations occidentales ont baissé leur garde et offert à la Chine le cadeau de la « modernisation », les dirigeants chinois ont été ravis.

L’ancien chef du Parti communiste, Deng Xiaoping, avait proposé une stratégie de « garder profil bas et accroître nos forces secrètement », qui a toujours été conservée comme une ligne directrice importante par ses successeurs. Cela signifiait simplement qu’en même temps que la Chine luttait contre la guerre froide, le PCC gardait ses véritables motivations cachées, afin de se donner suffisamment de temps pour accumuler plus de réserves étrangères, voler plus de technologies et s’infiltrer en Occident. Le plan était – et est toujours – de contester l’hégémonie américaine.

Les États-Unis ont également permis au PCC de maîtriser les technologies de l’information. Au niveau national, le PCC a mis en place le pare-feu internet, le « Bouclier d’or », pour empêcher la circulation de l’information vers le public chinois. À l’échelle internationale, le PCC a non seulement embauché un grand nombre d’experts de l’Internet au sein de son équipe de propagande étrangère, mais a également formé d’innombrables pirates informatiques pour voler des informations ou endommager les sites les mieux classés des pays occidentaux.

Il s’agit d’une nouvelle forme de guerre froide, très différente de la précédente car elle est unilatérale et menée en secret alors qu’il n’y a pas de confrontation politique frontale et que la Chine tire pleinement parti de la mondialisation économique. Les États-Unis et leurs alliés occidentaux se sont pendant longtemps laissé manipuler.

Le PCC sort sa  » guerre froide  » au grand jour

Le PCC a mené cette guerre froide secrète pour anéantir secrètement les pays démocratiques occidentaux libres, mais il prétend que sa relation avec l’Occident est une relation de coopération amicale. Ce n’est qu’au cours des dernières années que le PCC a progressivement mis sa guerre froide au grand jour.

Sur le plan diplomatique, le PCC est devenu de plus en plus hostile à l’Occident, se disputant les voix au sein des Nations Unies et devenant même membre du Conseil des droits de l’homme. Il lutte également pour prendre un rôle de leadership dans d’autres organisations internationales. Les porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères parlent maintenant d’un ton beaucoup plus arrogant et dur que par le passé.

De plus, le PCC contrôle et manipule des pays voyous tels que la Corée du Nord, l’Iran et Cuba – des pays qui commettent ouvertement des crimes, et que la Chine soutient tout en leur donnant des instructions secrètes.

Le PCC a également séduit des pays du tiers monde et des nations moins influentes avec son initiative « One Belt, One Road » (OBOR, également connue sous le nom de nouvelle route de la soie), ce qui équivaut presque à établir un nouveau camp multinational dirigé par le régime chinois, et est une préparation stratégique pour que le PCC puisse déployer sa force militaire à l’échelle mondiale.

Pour renforcer ses forces armées, le PCC saisit toutes les occasions de voler des technologies militaires de pointe aux pays développés, investit des sommes considérables dans la modernisation militaire, mène de temps à autre des exercices militaires très médiatisés et construit des îles artificielles en mer de Chine méridionale comme bases militaires, provoquant la colère des pays voisins. Pire encore, les missiles à moyenne et longue portée du PCC visent principalement le territoire américain.

En même temps, il convient de souligner que le PCC se vante de sa force nationale en fabriquant des données économiques. Par exemple, Pékin affirme que, en tant que deuxième économie du monde, la Chine a maintenu un taux de croissance élevé de son PIB. Cependant, les données économiques de la Chine sont fortement gonflées et un large pourcentage de sa population vit toujours dans la pauvreté.

De même, lorsque le PCC proclame qu’il a développé une technologie de pointe, cela signifie généralement qu’il en est encore au stade de pillage et de  copie, les chercheurs chinois ayant beaucoup à apprendre et à expérimenter pour bien la comprendre.

Avec le développement rapide de l’économie d’exportation de la Chine, l’ambition du PCC a connu une croissance exponentielle. Il tente de prendre le contrôle de l’économie mondiale, de surveiller les données du réseau internet mondial et de jouer un rôle de leader au sein de la communauté internationale. Elle se sert de sa puissance financière accrue pour imposer un contrôle sévère sur les dissidents à l’intérieur du pays – Falun Gong, Tibétains, musulmans et chrétiens du Xinjiang – tout en érodant les libertés de Hong Kong et en infiltrant Taiwan pour saper son système démocratique.

En d’autres termes, le PCC est progressivement passé de son ancienne stratégie « discrète » à une guerre ouverte avec

Cependant, la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle de 2016 a conduit à un grand changement aux États-Unis. Pendant la campagne électorale, M. Trump a souligné que l’énorme déficit commercial avec la Chine et le vol de propriété intellectuelle devaient être résolus, ce qui l’a aidé à recevoir le soutien de nombreux électeurs américains.

Après sa prise de fonction, Trump a commencé à s’attaquer au déséquilibre commercial avec la Chine et à imposer des droits de douane. Cela a aidé les Américains et d’autres pays occidentaux à prendre conscience du fait que le PCC a toujours été en guerre froide. Les occidentaux abandonnent maintenant l’espoir naïf de voir le PCC s’améliorer un jour. Plus important encore, les pays occidentaux commencent à restructurer leurs propres stratégies pour faire face à la guerre froide du PCC.

Les États-Unis relèvent le défi

Le président Trump a déjà atteint son premier objectif dans la guerre commerciale en imposant des droits de douane sur les produits chinois. Le PCC a perdu l’élément clé de sa croissance économique. La pénurie de devises et la rapide détérioration de l’économie ont montré la situation réelle de la puissance nationale de la Chine. Le PCC a dû freiner son expansion mondiale et a été contraint de céder.

À l’heure actuelle, une guerre technologique entre les États-Unis et la Chine est également en cours. Washington a ciblé et imposé des sanctions contre Huawei, ZTE et plusieurs autres entreprises chinoises de haute technologie qui ont violé les règles et normes internationales. De plus, le FBI enquête sur les participants au  » Programme des mille talents  » chinois, un programme spécialement conçu pour faciliter le vol de propriété intellectuelle et les transferts de technologie illicites.

Des experts financiers américains discutent maintenant déjà de la prochaine bataille : la « guerre financière ».

Après que le directeur général des Houston Rockets, Daryl Morey, ait posté un tweet pour soutenir les manifestants pro-démocratie de Hong Kong, la Chinese Basketball Association a suspendu ses relations avec les Rockets, et le consulat chinois a fait une déclaration publique montrant sa grande insatisfaction qui a conduit à des grandes courbettes de NBA américaine. Cet incident a montré aux États-Unis que le PCC non seulement s’accroche à son idéologie, mais essaie aussi d’influencer le peuple américain.

Lorsque la violence policière s’est intensifiée à Hong Kong, le Sénat américain a accéléré son vote sur le projet de loi sur les droits de la personne de Hong Kong et l’a adopté à l’unanimité le 19 novembre. Par la suite, Trump l’a promulgué.

Le plan de Trump pour reconstruire l’armée américaine et sa stratégie dans le Pacifique vise directement à contenir le PCC. Dans bon nombre de ses discours publics, M. Trump parle de réorganisation militaire, ce qui montre sa détermination à repousser l’expansion militaire de chinoise en renforçant l’armée américaine.

Récemment, la CIA et la « Five Eyes Alliance » ont pris des mesures pour cibler les agents spéciaux chinois. La défection de l’espion chinois Wang Liqiang en Australie, et le fait qu’il ait révélé de nombreux secrets du PCC, conduiront certainement à d’autres défections. De nombreuses autres histoires devraient suivre, chacune révélant un épisode intéressant sur les activités d’espionnage et d’infiltration du PCC dans l’Ouest.

Alors qu’il luttait contre la guerre commerciale, le PCC s’est peut-être rendu compte qu’il avait commis une erreur en renonçant à la stratégie du « profil bas ». Aujourd’hui, il craint que l’économie chinoise ne soit privée du marché américain et craint que l’Occident ne reprenne la guerre froide contre la Chine. Cependant, le PCC ne peut pas retourner se cacher à nouveau. La véritable nature du PCC a été pleinement révélée par la manière dont Pékin a traité les protestations de Hong Kong et par son grand mensonge sur le respect de la politique « un pays, deux systèmes ».

La nouvelle guerre froide a donc commencé. Ce n’est plus un monologue joué par le PCC. Les États-Unis et leurs alliés la prennent plus au sérieux. Cette guerre froide ne durera probablement pas des décennies, comme la précédente, parce que le camp de la démocratie surpasse largement la Chine à tous égards.

Le PCC pourrait donc bientôt s’effondrer, comme l’ex-Union soviétique, son ancien « grand frère ».

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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