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Crise dans les hôpitaux de Paris : 900 lits actuellement fermés faute de personnels soignants

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Photo: d'illustration : Pixabay

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Durée de lecture: 4 Min.

Confrontée à des difficultés de recrutement et de fidélisation chez les soignants, 900 lits sont actuellement fermés à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP).
Des postes budgétés mais non pourvus : faute de personnel, 900 lits sont actuellement fermés à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), confrontée à des difficultés de recrutement et de fidélisation chez les soignants, notamment les infirmières, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.
Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, a annoncé ce chiffre mardi en commission médicale d’établissement (CME, sorte de parlement des médecins), a précisé son entourage à l’agence France Presse (AFP).
Dans un discours introductif, consultable en ligne sur le site de la CME, Martin Hirsch a rappelé les « difficultés de recrutement, particulièrement marquées et concentrées sur certains métiers », rencontrées par le CHU francilien.
Ces difficultés, « plus diffuses depuis un an, puisque par exemple, elle touchent de nombreuses » infirmières, avec 400 postes vacants, « sont en partie liées à des questions indéniables de rémunération, accentuées en Ile-de-France », a déploré le directeur général.
En outre, « les « attraits du grand CHU » ne viennent plus assez contrebalancer la part irréductible d’écart de rémunération entre privé et public », a ajouté M. Hirsch.

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La rémunération, une des premières raisons
Conséquence, 900 lits sur un total de 20 000 sont fermés faute d’effectifs suffisants pour assurer les soins. Un comble à l’heure où certains syndicats, alliés au collectif Inter-Urgences – à l’origine depuis près de sept mois d’une grève qui touchait toujours 267 services mercredi – réclament embauches et réouvertures de lits.
« Il faut redonner envie aux gens de venir travailler à l’hôpital public, les gens s’en vont parce qu’ils n’en peuvent plus », a déploré jeudi l’infirmier Pierre Schwob Tellier, membre d’Inter-Urgences, lors d’un point presse.
La rémunération des personnels paramédicaux est « un problème de fond » et « probablement la première raison » des tensions à l’AP-HP, a reconnu Martin Hirsch mardi.
Lui vise des améliorations salariales à court terme de 10 à 20% pour « 10 ou 20% des agents », via divers leviers comme les primes prévues pour les personnels des urgences, quand les grévistes réclament des hausses de salaires générales de 300 euros par mois.

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Dans une interview aux Échos parue mercredi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a exprimé son souhait de « travailler sur les débuts de carrière » à l’hôpital public, promettant un « chantier spécifique sur l’Ile-de-France où le problème du pouvoir d’achat est particulièrement criant ».