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Zemmour veut un « mur » aux « frontières européennes » extérieures de l’Union européenne

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Photo: : BERTRAND GUAY/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 3 Min.

Le candidat à la présidentielle Éric Zemmour a réclamé mercredi 9 février la construction d’un « mur » à « toutes les frontières » extérieures de l’Union européenne pour lutter contre l’immigration. Il veut également soutenir financièrement les pays prêts à en bâtir. 
« J’y suis favorable, la France et l’Allemagne refusent. La commissaire européenne suédoise (Ylva) Johansson refuse », mais « moi je ferai basculer la majorité européenne en faveur du mur, qui sera financé sur fonds européens », a-t-il lancé sur BFMTV.
« Les pays qui ont fait un mur comme la Hongrie défendent la civilisation européenne », a estimé le candidat Reconquête ! à la présidentielle. Favorable à « l’immigration zéro », Éric Zemmour veut un mur à « toutes les frontières européennes » extérieures terrestres. La France, du fait de sa géographie, ne serait pas concernée, a-t-il précisé.
Et « on fera une police spéciale » avec des « garde-frontières aux frontières françaises », a-t-il ajouté.
Fin janvier, la Pologne avait indiqué entamer la construction d’une nouvelle clôture à sa frontière avec le Bélarus pour bloquer la pénétration de migrants illégaux, à l’origine d’une crise entre Varsovie et Minsk l’an dernier. Le mur doit coûter quelque 353 millions d’euros et doit être achevé au mois de juin.
Réclamer un mur aux frontières européennes rappelle aussi la politique de l’ancien président américain Donald Trump, avec l’érection d’un mur à la frontière mexicaine.
Durant l’émission sur BFMTV, un échange tendu a en outre eu lieu entre Éric Zemmour et une habitante d’Aubervilliers. L’ancien polémiste a fustigé la « société multiculturelle », « ça veut dire la guerre de civilisations et ça veut dire que ce sont les plus nombreux qui gagnent, en l’occurrence l’islam », a-t-il lancé.
Le candidat a par ailleurs évoqué le pass vaccinal face au Covid-19 et l’espoir du gouvernement de pouvoir le lever « fin mars-début avril ». Éric Zemmour a ironisé sur ce « hasard » de calendrier avant la présidentielle des 10 et 24 avril.
« Je ne suis pas du tout suspicieux mais je soupçonne quand même le gouvernement d’avoir inventé cette machine qui ne sert à rien, parce qu’on savait qu’Omicron (le variant) était un virus de fin d’épidémie, si j’ose dire, pour pouvoir faire ce cadeau électoral. Mais vous allez dire que j’ai mauvais esprit », a-t-il conclu sur ce point.