La fuite de Covid-19 d’un laboratoire taïwanais aiguise le débat sur l’origine de la pandémie

La récente fuite de Covid-19 dans une installation BSL-3 à Taïwan intensifie les questions relatives à une fuite dans un laboratoire BSL-2 à Wuhan
Par Hans Mahncke et Jeff Carlson
16 décembre 2021 16:12 Mis à jour: 16 décembre 2021 20:58

Le 9 décembre 2021, Taïwan a annoncé qu’une chercheuse travaillant dans un laboratoire de biosécurité niveau 3 (BSL-3) à Taipei a été testée positive au variant Delta du Covid-19 « alors qu’elle faisait des expériences sur le virus dans le laboratoire ». Chen Shih-chung, chef du Central Epidemic Command Center (CECC) de Taïwan, a confirmé que la chercheuse a été testée positive au Covid-19 après avoir été « exposée à l’agent pathogène » au cours de recherches menées à la mi-novembre au Centre de recherche génomique de l’Academia Sinica à Taipei.

Fait notable, Taïwan n’a pas connu de cas récents de Covid-19, comme l’a rappelé Chen Shih-chung : « Nous pensons que la possibilité d’une infection sur le lieu de travail est plus élevée car nous n’avons aucune infection confirmée dans la communauté. »

On a, par la suite, appris que la chercheuse avait été mordue par une souris au cours de deux incidents distincts. Selon le maire adjoint de Taipei, Huang Shan-shan, la laborantine était une « assistante de recherche ». Il a déclaré qu’elle avait été mordue par une souris de laboratoire porteuse de la souche Gamma du virus le 15 octobre, mais ensuite, elle avait été testée négative pour l’infection.

Le ministre de la Santé et des Affaires sociales de Taïwan, Chen Shih-chung, arrive à une conférence de presse au siège des Centres de contrôle des maladies à Taipei, le 11 mars 2020. (Sam Yeh/AFP via Getty Images)

Cependant, un peu plus d’un mois plus tard, le 19 novembre, elle a de nouveau été mordue par une souris dans le laboratoire. Cette fois, pour des raisons restées inconnues, la chercheuse n’a subi de tests après la deuxième morsure que bien après avoir développé des symptômes physiques. Selon Taïwan News, la femme a développé une toux fin novembre qui s’est intensifiée au cours de la première semaine de décembre, mais elle n’a pas cherché à passer de tests avant le 8 décembre.

James Liao, le président de l’Academia Sinica, a cité six manquements distincts ayant contribué à cette infection : « L’omission de signaler la morsure d’un scientifique par des souris de laboratoire, le fait de ne pas travailler dans une enceinte de sécurité biologique alors qu’on manipule des souris de laboratoire, le non-respect des protocoles d’enlèvement des combinaisons de protection, le manque de formation adéquate du nouveau personnel, le manque de supervision et de contrôle pendant les expériences et le laxisme dans la gestion des pratiques de laboratoire. »

La fuite à Taïwan s’est produite malgré l’utilisation d’un laboratoire de haute sécurité

Le centre de recherche en génomique de l’Academia Sinica à Taipei, Taïwan, le 6 février 2018. (Lysimachi/CC BY-SA 4.0)

La fuite de Covid-19 dans le laboratoire de Taïwan a eu lieu dans un laboratoire BSL-3, qui impose l’utilisation d’équipements de protection individuelle, d’enceintes de biosécurité, d’un flux d’air directionnel soutenu sans recirculation, ainsi que de portes verrouillées à fermeture automatique. En revanche, les expériences de gain de fonction menées sur les coronavirus à l’Institut de virologie de Wuhan ont été réalisées dans des laboratoires BSL-2, beaucoup moins sûrs.

Pour nous éclairer, le biologiste Richard Ebright de l’Université Rutgers écrit : « BSL-2 est le niveau de biosécurité d’un cabinet de dentiste américain (c’est-à-dire une porte verrouillée, des fenêtres grillagées, un stérilisateur, une blouse et des gants). » Le Pr Ebright déclare au Financial Times : « Si des travaux [sur le coronavirus] étaient menés, ils n’auraient certainement pas dû l’être dans un laboratoire BSL-2, qui correspond à peu près au cabinet standard d’un dentiste. »

L’utilisation des laboratoires BSL-2 pour des expériences de gain de fonction par l’Institut de virologie de Wuhan est fortement critiquée par de nombreux scientifiques. Michael Lin, bio-ingénieur à l’Université de Stanford, explique au MIT Technology Review que le fait d’autoriser le travail sur des virus de chauve-souris potentiellement dangereux dans un laboratoire BSL-2 est « un véritable scandale ».

Un partisan de la première heure du narratif des origines naturelles, l’éminent virologue Ian Lipkin de l’université Columbia, a changé d’avis sur l’origine du virus après que l’Institut Wuhan a admis avoir mené ses expériences sur le coronavirus dans un laboratoire BSL-2.

« Cela n’aurait pas dû arriver », soutient Ian Lipkin. « Les gens ne devraient pas étudier les virus de chauve-souris dans des laboratoires BSL-2. »

Désormais, Ian Lipkin considère une fuite de laboratoire comme une théorie viable, admettant que son « point de vue a changé. »

La réponse de Taïwan à la fuite en contraste avec celle du PCC à Wuhan

En outre, la manière ouverte et immédiate dont le gouvernement taïwanais a géré l’incident de la fuite de laboratoire contraste fortement avec la manière dont la Chine a géré la pandémie de Covid-19. Les responsables du Parti communiste chinois (PCC) ont refusé de reconnaître l’épidémie jusqu’à ce que Taïwan en informe les autorités internationales le 31 décembre 2019. Mais, malgré le refus du PCC de reconnaître l’existence d’une épidémie, les personnes en poste à Wuhan avaient déjà émis des avertissements.

Selon le consul général des États-Unis à Wuhan, la ville a été frappée par une épidémie de grippe inhabituellement virulente en octobre 2019. Et un rapport de renseignement de novembre 2019 du National Center for Medical Intelligence de l’armée américaine a émis un avertissement face à la contagion. Le rapport signalait que « cela pourrait être un événement cataclysmique ». Les autorités chinoises auraient retrouvé la trace des premiers cas de Covid-19 à la mi-novembre.

Un homme porte un masque en marchant dans la rue à Wuhan, en Chine, le 22 janvier 2020. (Getty Images)

Notamment, au moment où l’épidémie de Wuhan semblait atteindre un point critique, le Centre de contrôle et de prévention des maladies de Wuhan (WHCDC), qui menait des recherches sur les coronavirus aux côtés de l’Institut de virologie de Wuhan, a soudainement déplacé son laboratoire le 2 décembre 2019, à un endroit situé à quelques centaines de mètres du marché aux fruits de mer de Huanan – marché considéré initialement comme l’origine des premiers cas de Covid-19. Le nouvel emplacement du laboratoire s’avèrerait directement adjacent à un autre foyer de cas ultérieurs de Covid-19, l’Union Hospital, où un groupe de médecins a été infecté pour la première fois.

La séquence génomique du Covid-19 a été découverte au plus tard le 27 décembre 2019. Les scientifiques chinois et occidentaux en ont obtenu des copies à ce moment-là. Mais, sous la pression du PCC, ni les scientifiques chinois ni les scientifiques occidentaux n’ont partagé l’information publiquement. Lorsqu’un scientifique chinois de Shanghai a finalement publié la séquence le 11 janvier 2020, le PCC a fermé son laboratoire.

La dissimulation du PCC et la capitulation des scientifiques ont permis au virus de continuer à se propager à un moment critique. Cela a permis au PCC de gagner du temps pour dissimuler les origines du virus et créer un narratif sur l’origine naturelle du virus centré sur le Huanan Seafood Market.

En outre, bien que le rapport initial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les origines de l’épidémie ait affirmé qu’une fuite de laboratoire était extrêmement improbable, l’enquêteur principal de ce rapport, Peter Ben Embarek, a déclaré à une équipe de reporters danois que la théorie de la fuite de laboratoire était probable. Il a suggéré qu’un chercheur chinois aurait pu être infecté par une chauve-souris en prélevant des échantillons lors de recherches menées dans un laboratoire de Wuhan.

Une enseigne de l’Organisation mondiale de la santé à Genève, en Suisse, le 24 avril 2020. (Fabrice Coffrini/AFP via Getty Images)

Peter Ben Embarek a également admis qu’un accord avait été conclu entre l’équipe d’enquête de l’OMS et ses homologues chinois. La théorie de la fuite en laboratoire pouvait être mentionnée dans le rapport final de l’OMS, mais seulement à la condition que le rapport ne recommande aucune étude spécifique pour approfondir cette hypothèse.

La censure chinoise a pris de nombreuses formes. Récemment, Peter Daszak, président d’EcoHealth, l’organisme par l’intermédiaire duquel le Dr Anthony Fauci a financé l’Institut de virologie de Wuhan, a déclaré aux National Institutes of Health (NIH) qu’il n’était pas en mesure de remettre aux NIH les données de séquences génétiques demandées pour ses expériences de gain de fonction, car ces données étaient soumises à une procédure d’approbation par les autorités du PCC.

Peter Daszak, membre de l’équipe de l’OMS, quitte son hôtel après que l’équipe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a terminé son enquête sur les origines du coronavirus Covid-19 à Wuhan, dans la province centrale chinoise de Hubei, le 10 février 2021. (Hector Retamal/AFP via Getty Images)

Cet arrangement avec le PCC constitue une violation des termes et conditions de la subvention des NIH du Dr Daszak, qui exigeaient spécifiquement que toutes les données de séquences génétiques soient rendues publiques. La surveillance et le contrôle du PCC ne faisaient pas partie de l’accord conclu avec le Dr Daszak.

Le fait que des données de séquences génétiques pouvant avoir un lien direct avec l’origine de la pandémie restent sous le contrôle du PCC soulève également des questions quant aux affirmations de Peter Daszak et des NIH selon lesquelles leurs expériences à Wuhan n’ont pas pu entraîner la pandémie.

Les fuites de laboratoire, un phénomène fréquent

L’incident survenu à Taïwan relance le débat sur l’origine de la pandémie. Selon Yanzhong Huang, expert chinois en santé publique au Council on Foreign Relations, « s’il est confirmé que la laborantine a été infectée sur son lieu de travail, cela ajoutera de la crédibilité à la théorie de la fuite de laboratoire ».

Cette affaire soulève de nouvelles questions sur la probabilité qu’un laboratoire soit à l’origine de la pandémie. Les fuites de laboratoire ne sont pas aussi rares que les médias voudraient le faire croire au public.

La pandémie de grippe espagnole de 1918 a marqué la première apparition du virus H1N1. Bien que l’épidémie initiale ait été naturelle, la réapparition soudaine du virus à la fin des années 1970 était en fait due à une fuite de laboratoire d’une souche stockée du virus H1N1. Nous le savons parce que la séquence génétique du virus de l’épidémie des années 1970 était presque identique à celle de souches vieilles de plusieurs décennies. En d’autres termes, le virus n’avait pas évolué pas pendant cette période, donc il était stocké dans un laboratoire. En effet, les NIH notent qu’un « manquement à la biosécurité dans un laboratoire de recherche est maintenant le plus souvent cité comme la cause de la réémergence de la souche du virus de la grippe H1N1 en 1977-1978. »

Des policiers de Seattle portent des masques en tissu blanc pendant la pandémie de grippe espagnole, en décembre 1918. (Domaine public)

En 1979, des spores d’anthrax se sont échappées d’un laboratoire en Union soviétique, tuant des dizaines de personnes. À l’époque, les autorités soviétiques ont dissimulé l’origine de l’épidémie, affirmant qu’elle provenait de viande contaminée. Dans une tournure qui rappelle étrangement l’enquête sur les origines du Covid-19 de l’OMS, un biologiste moléculaire de l’université de Harvard, Matthew Meselson, a été autorisé à se rendre en Union soviétique pour enquêter sur l’épidémie.

À son retour, il a publié un rapport qui soutenait la version soviétique des événements, affirmant que l’épidémie avait débuté dans une usine de transformation de la viande contaminée. Matthew Meselson a déclaré que cette explication était « plausible et conforme à ce que l’on sait de la littérature médicale et des expériences humaines enregistrées en matière d’anthrax ». Autre fait similaire au narratif des origines naturelles du Covid-19, où les marchés illégaux d’animaux sauvages ont initialement été tenus pour responsables de la pandémie, Matthew Meselson avait affirmé que l’épidémie avait été causée par « la vente illégale de viande ».

Après la chute de l’Union soviétique, il a finalement été révélé en 1992 que l’épidémie provenait en réalité d’un centre de recherche militaire.

La première épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), en 2003, a fait la une des journaux du monde entier. Cependant, un fait moins connu est que le virus du SRAS s’est échappé de divers laboratoires au moins 6 fois. Le premier incident s’est produit à Singapour – un pays connu pour sa méticulosité et son souci du détail – peu après la fin de l’épidémie initiale. D’autres fuites de laboratoires ont eu lieu à Pékin ainsi qu’à Taïwan en 2003 et 2004.

Les années 2013 et 2014 ont été particulièrement néfastes avec de nombreux accidents de laboratoire. Notamment,  beaucoup d’accidents survenus à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, où des souris se sont échappées du laboratoire de l’université à au moins 8 reprises, y compris des souris été infectées par les virus du SRAS et  du H1N1. En réaction, les NIH déclaraient alors : « Il semble que les mesures prises par l’Université de Caroline du Nord pour réduire la probabilité de ces événements n’aient pas été efficaces. »

La mauvaise biosécurité à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill est d’autant plus marquante que l’université abrite le laboratoire de Ralph Baric. Or on sait qu’en 2015, Ralph Baric, un pionnier des expériences à gain de fonction, collaborait avec la directrice de l’Institut de virologie de Wuhan, Shi Zhengli, pour créer une version hybride d’un coronavirus de chauve-souris. Il s’agissait d’une version adaptée pour se développer chez les souris et imiter la maladie humaine.

La virologue chinoise Shi Zhengli dans le laboratoire P4 à Wuhan, capitale de la province chinoise du Hubei, le 23 février 2017. (Johannes Eisele/AFP via Getty Images)

Richard Ebright, qui avait averti en 2015 que le seul impact des travaux sur le gain de fonction était « la création, dans un laboratoire, d’un nouveau risque non naturel », affirme que ces fuites antérieures soulignent le fait qu’il « est éminemment plausible qu’un employé du laboratoire de Wuhan manipulant des coronavirus liés au SRAS ait été infecté et ait ensuite transmis l’infection au grand public, déclenchant la pandémie ». Il convient de noter que l’avertissement lancé par le Pr Ebright en 2015 concernait les expériences menées par le Pr Baric et Shi Zhengli.

Au cours des dix dernières années, les fuites de laboratoire ont impliqué des agents pathogènes particulièrement dangereux, notamment la dengue, l’anthrax, le virus H5N1, la variole, le virus Ebola et le virus Zika.

Les incidents de fuite de laboratoire sont trop nombreux pour être énumérés ici, mais un cas reste particulièrement pertinent – l’accident de laboratoire de novembre 2019 en Chine, lorsque près de 200 employés de l’Institut de recherche vétérinaire de Lanzhou ont été infectés par la brucellose, également connue sous le nom de fièvre méditerranéenne. Par la suite, des milliers d’habitants de Lanzhou seraient également tombés malades. Les autorités du PCC ont nié la responsabilité de l’institut de recherche vétérinaire, imputant l’épidémie à des gaz d’échappement pollués provenant d’une usine pharmaceutique, qui auraient été transportés par le vent jusqu’à l’institut de recherche. Ironiquement, même si la version des faits du PCC est exacte, il s’agirait toujours d’un accident de laboratoire.

La fuite de Taïwan recentre le débat sur l’origine du Covid-19

L’épidémie de Lanzhou, qui s’est produite presque exactement au même moment que celle de Wuhan, aurait dû servir de signal d’alarme immédiat pour quiconque s’intéresse aux origines du Covid-19. Mais l’épidémie de Lanzhou a largement été ignorée par les médias. L’incident a mis en avant non seulement que les accidents de laboratoire se produisent avec une régularité inquiétante, mais aussi que le PCC a pour habitude de les dissimuler.

En 2019, Yuan Zhiming, le vice-directeur de l’Institut de virologie de Wuhan, a rédigé une revue des nombreuses lacunes en matière de sécurité au sein des nombreux laboratoires chinois. Il a noté que « plusieurs BSL de haut niveau ne disposent pas de fonds opérationnels suffisants pour des processus de routine pourtant essentiels », précisant que de nombreux laboratoires chinois de niveau BSL-3 « fonctionnent avec des coûts opérationnels  minimes à l’extrême ou, dans certains cas, inexistants ».

Tout juste un an plus tôt, en 2018, des fonctionnaires de l’ambassade des États-Unis ont visité l’Institut de virologie de Wuhan et ont averti le ministère des Affaires étrangères que la sécurité était « insuffisante dans ce laboratoire, qui menait des études risquées sur les coronavirus des chauves-souris ». Ils ont également signalé le manque de personnel qualifié à l’Institut de virologie de Wuhan.

Le commissaire désigné de la FDA, Scott Gottlieb, témoigne lors d’une audience de la commission sénatoriale de la Santé, de l’Education, du Travail et des Pensions au Capitole, à Washington, le 5 avril 2017. (Zach Gibson/Getty Images)

L’ancien responsable de la Food and Drug Administration américaine (FDA), Scott Gottlieb, a déclaré que « les fuites de laboratoire sont fréquentes ». Lors d’une interview accordée en mai 2021 à l’émission Face the Nation, M. Gottlieb a dévoilé : « En Chine, les six dernières épidémies connues de SRAS-1 ont eu lieu dans des laboratoires, y compris la dernière épidémie connue, une épidémie assez étendue dont la Chine n’a pas voulu révéler initialement qu’elle provenait d’un laboratoire. » M. Gottlieb a ajouté : « À la fin seulement, des journalistes ont révélé que cette épidémie provenait d’un laboratoire. »

La transparence et la réaction avec lesquelles Taïwan a géré sa récente défaillance en matière de biosécurité contrastent fortement avec les efforts continus de la Chine pour entraver toute enquête sur les origines de la pandémie. Les efforts de la Chine pour contrecarrer toute véritable enquête sur l’origine du virus soulèvent également des questions quant à la raison pour laquelle les États-Unis fournissaient des technologies et des fonds pour des expériences de gain de fonction à un régime communiste connu pour son manque de transparence.

L’ancien chef du MI6 (le service de renseignements extérieurs du Royaume-Uni), Sir Richard Dearlove, a récemment résumé l’approche de la Chine face à la pandémie dans l’Australian : « Je suis pratiquement sûr que les Chinois, après l’épidémie de Wuhan, et ils sont très doués pour cela, se sont assis et ont mis au point leur propre campagne d’information, presque certainement sous l’impulsion du ministère de la Sécurité d’État et sous la direction de la RPC, afin de s’assurer que toute suggestion selon laquelle leur version des faits n’était pas la bonne était supprimée. »

Sir Dearlove s’est fait l’écho des inquiétudes de beaucoup en déclarant : « Ce qui me préoccupe et m’inquiète, c’est la mesure dans laquelle l’Occident s’est laissé faire. »


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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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