Les tarifs douaniers imposés par Trump à la Chine ont rapporté 150 milliards de dollars

Par Petr Svab
2 septembre 2022 03:08 Mis à jour: 2 septembre 2022 03:38

Les droits de douane qui ont été imposés aux importations chinoises par le président Donald Trump ont permis de récolter plus de 150 milliards de dollars au cours des 50 derniers mois, selon les données fournies par les douanes et la protection des frontières.

Donald Trump a imposé des droits de douane en 2018 et 2019 sur 350 milliards de dollars d’importations, en représailles aux pratiques commerciales injustes menées par la Chine, qui étranglait l’accès des entreprises américaines sur les marchés chinois, procédait à des transferts forcés de technologies, volait la propriété intellectuelle américaine et manipulait les devises.

Les droits de douane font quelque peu baisser la demande de produits chinois en les rendant plus coûteux. Une partie de la charge est également supportée par les vendeurs, qui sont contraints de réduire leurs prix.

La Chine a répondu en imposant des droits de douane sur les produits américains, ce qui a semblé faire chuter les exportations américano‑chinoises en 2019. Les exportations ont rebondi en 2020 et ont augmenté de 20% de plus l’année dernière.

Outre les mesures qui visaient spécifiquement la Chine, Donald Trump a également imposé des droits de douane sur les importations de panneaux solaires, de machines à laver, d’acier et d’aluminium. Ces mesures ont rapporté plus de 17 milliards de dollars depuis lors.

L’administration Biden a maintenu les droits de douane, même si la secrétaire au Trésor Janet Yellen a suggéré de les lever pour atténuer l’inflation des prix. L’inflation a atteint son niveau le plus élevé depuis près de quarante ans après des dépenses publiques sans précédent engagées pendant la pandémie de Covid‑19. La hausse des prix est principalement due à l’énergie et aux denrées alimentaires qui n’ont pas été particulièrement touchées par les tarifs douaniers.

Les plans destinés à lever les droits de douane ont été mis de côté par l’administration lorsque le Parti communiste chinois (PCC) a intensifié sa position agressive à l’égard de Taïwan au moment où la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, s’est rendue sur l’île au début du mois d’août, ont déclaré des sources anonymes à Reuters.

La porte‑parole de la Maison Blanche, Saloni Sharma, a déclaré que « rien n’a été mis de côté ou en attente ».

« Le président n’avait pas pris de décision avant que les événements ne se produisent dans le détroit de Taïwan et n’a toujours pas pris de décision, point final », a‑t‑elle déclaré.

La secrétaire d’État au Commerce, Gina Raimondo, a affirmé sur la chaîne Bloomberg TV qu’« après la visite de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi à Taïwan, la situation est devenue particulièrement compliquée » pour prendre une décision.

« Le président pèse ses options », a‑t‑elle assuré. « Il est très prudent. Il veut s’assurer que nous ne faisons rien qui puisse nuire à l’emploi et aux travailleurs américains. »

Donald Trump a utilisé les droits de douane comme levier pour faire pression sur la Chine et parvenir à signer la première phase d’un accord en janvier 2020. Plus tard cette année‑là, cependant, il a mis un terme aux négociations lorsque la dissimulation par le PCC de l’épidémie initiale de Covid‑19 dans la ville de Wuhan a contribué à la propagation rapide de la maladie dans le monde entier.

Selon un document publié au mois de juillet par le Peterson Institute for International Economics, la Chine n’a pas respecté sa part de l’accord conclu lors de la première phase. Le PCC a atout mis sur le compte de la pandémie.

Reuters a contribué à cet article.

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