L’OMS révèle comment la récente épidémie de variole du singe se propage

Par Jack Phillips
25 mai 2022 20:11 Mis à jour: 26 mai 2022 05:38

La récente épidémie du virus de la variole du singe en Amérique du Nord et en Europe se propage principalement par voie sexuelle, selon les responsables de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ce lundi, tout en confirmant environ 200 cas à ce jour.

Le virus lui‑même ne se transmet pas par voie sexuelle, mais les responsables de l’OMS ont affirmé que la récente recrudescence des cas est imputable aux hommes homosexuels. Ils ont toutefois précisé que tout le monde peut contracter la variole du singe, qui est généralement circonscrite à l’Afrique centrale et occidentale.

« Nous avons vu quelques cas en Europe au cours des cinq dernières années, uniquement chez des voyageurs, mais c’est la première fois que nous voyons des cas dans de nombreux pays en même temps chez des personnes qui n’ont pas voyagé dans les régions endémiques d’Afrique », a déclaré le Dr Rosamund Lewis, qui dirige les recherches sur la variole à l’OMS, lors d’un événement diffusé en continu sur les médias sociaux.

Jusqu’à présent, les États‑Unis ont confirmé au moins deux cas et un troisième cas suspect fait l’objet d’une enquête par les autorités de Floride. Ces cas ont été signalés dans la ville de New York et dans le Massachusetts.

« De nombreuses maladies peuvent être transmises par voie sexuelle. Vous pouvez attraper une toux ou un rhume lors d’un contact sexuel, mais cela ne signifie pas qu’il s’agit d’une maladie sexuellement transmissible », explique Andy Seale, qui conseille l’OMS sur le VIH, l’hépatite et les autres maladies sexuellement transmissibles, ou MST. Andy Seale affirme que la variole du singe ne fait pas partie des MST.

Entre‑temps, le Dr David Heymann, qui a présidé une réunion du groupe consultatif de l’Organisation mondiale de la santé sur les maladies infectieuses, a déclaré à l’Associated Press que la principale théorie pour expliquer la propagation de la maladie serait la transmission sexuelle à l’occasion d’événements organisés en Espagne et en Belgique. La variole du singe n’a jamais déclenché d’épidémies à grande échelle en dehors de l’Afrique, où elle est endémique chez les animaux.

« Nous savons que la variole du singe peut se propager en cas de contact étroit avec les lésions d’une personne infectée, et il semble que le contact sexuel amplifie désormais cette transmission », a déclaré M. Heymann.

« Il est tout à fait possible que quelqu’un ait été infecté, qu’il ait développé des lésions… et qu’il ait ensuite transmis le virus à d’autres personnes lors de contacts sexuels ou physiques étroits », a déclaré M. Heymann, ajoutant que « ces événements internationaux… ont propagé l’épidémie à travers le monde, aux États‑Unis et dans d’autres pays européens. »

La semaine dernière, les autorités belges ont fait savoir qu’elles mettraient en place une quarantaine obligatoire de 21 jours pour les personnes contaminées par le « monkeypox ». L’Allemagne compte quatre cas avérés liés à une exposition lors de « fêtes … où des activités sexuelles ont eu lieu » dans les îles Canaries en Espagne et à Berlin, selon un rapport du gouvernement pour les parlementaires récupéré par l’AP.

« Ce n’est pas le Covid », a déclaré M. Heymann à l’AP. « Nous devons le ralentir, mais il ne se propage pas dans l’air et nous avons des vaccins pour nous en protéger. »

David Heymann estime que des études doivent être menées rapidement pour déterminer si la variole du singe peut être transmise par des personnes qui ne présentent pas de symptômes. Les populations exposées à la maladie doivent prendre des précautions pour se protéger.

Les symptômes incluent la fièvre, des douleurs corporelles et des éruptions cutanées. Bien qu’apparentés au virus de la variole, les symptômes sont généralement moins graves pour la variole du singe. Cette dernière se distingue notamment de la variole par l’apparition de ganglions lymphatiques enflés lors de la phase symptomatique du virus, précédant immédiatement une éruption cutanée boursouflée qui s’étend à l’intérieur de la bouche, aux mains et aux pieds.

L’Associated Press a contribué à cet article.

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