Nouvelle étude: les non-vaccinés diabolisés inutilement

Refuser le vaccin Covid avait des répercussions, mais pas sur le système de santé
Par Jennifer Margulis
16 juillet 2022 21:14 Mis à jour: 16 juillet 2022 21:14

Des travaux internationaux menés auprès des personnes non vaccinées contre le Covid révèle qu’elles ont été victimes de discrimination, et ce, malgré un taux d’hospitalisation relativement faible.

Le processus de sélection des personnes non vaccinées, qui ont choisi elles‑mêmes d’y participer, constitue une des limites de l’étude. Ces travaux indiquent toutefois que les personnes ayant refusé d’être vaccinées contre le Covid, n’ont finalement pas surchargé le système de santé. Pourtant, beaucoup ont prétendu le contraire. Le preprint est disponible sur ResearchGate depuis le début du mois.

Les conclusions indiquent le rôle prédominant des décideurs politiques. Selon Our World in Data, 60% de la population mondiale est entièrement vaccinée contre le Covid‑19. Les 40% qui ne le sont pas ont souvent été tenus pour responsables de la durée et de la gravité de la pandémie. Pourtant dans certains pays, les taux de vaccination atteignaient les 90%.

Alors que le gouvernement, les médias d’information et les algorithmes des réseaux sociaux ont ignoré ou déformé les statistiques scientifiques relatives au Covid‑19, les non‑vaccinés ont été soumis à d’intenses pressions pour se faire vacciner.

« L’objectif de l’enquête était de recueillir des informations sur les résultats en matière de santé, les choix et la discrimination subis par la sous‑population marginalisée de personnes issues de divers milieux socio‑économiques, ethniques et culturels qui ont choisi d’exercer leur droit de refus des injections Covid‑19 », ont déclaré les auteurs de l’étude.

Dans de nombreux endroits, les personnes ayant refusé les vaccins Covid ont été marginalisées, discriminées, stigmatisées. Des infirmières et des travailleurs de la santé ont été licenciés, des cadets de l’armée de l’air se sont vus refuser des postes. Dans bien des cas, les non‑vaccinés ont été ostracisés au sein de leur propre famille.

La diabolisation des non‑vaccinés va de pair avec la censure des scientifiques ou des personnes victimes d’effets secondaires liés au vaccin.

De nombreux médecins, infirmières, scientifiques et autres professionnels de la santé ayant exprimé leurs doutes quant à la sécurité et la nécessité des vaccins ont été menacés de perdre leur licence médicale, suspendus des réseaux sociaux, écartés des événements professionnels, et parfois licenciés.

La Control Group Cooperative (CGC)

L’étude repose sur les statistiques recueillies par la Control Group Cooperative (CGC), fondée en juillet 2021 par des citoyens du Royaume‑Uni pour représenter et mettre en relation les personnes ayant choisi de ne pas être vaccinées contre le Covid.

L’objectif du CGC a été d’analyser les résultats sur la santé à long terme et les expériences de ces personnes, par le biais d’enquêtes autodéclarées. Selon le site Web de la CGC, plus de 300.000 participants non vaccinés provenant de plus de 175 pays ont participé à cette étude de longue durée.

L’étude a été menée par Robert Verkerk, fondateur de l’Alliance for Natural Health International, une filiale de la CGC. Une équipe de scientifiques internationaux a contribué à la recherche. L’étude analyse les données de l’enquête de la CGC au cours des cinq premiers mois de son fonctionnement – de septembre 2021 à février 2022.

La cohorte

La cohorte analysée par le Dr Verkerk était composée de 18.497 personnes sur les 297.618 ayant rejoint l’étude à la fin du mois de février.

La plupart des participants étaient originaires du continent européen (40%), suivi de l’Océanie (27%) et de l’Amérique du Nord (25%), 3% des participants venaient d’Amérique du Sud et d’Asie, et moins de 1% d’Afrique. Les âges variaient de 1 à plus de 90 ans, la plupart des participants étant d’âge moyen.

Motif du refus

Les personnes participant à l’étude ont refusé la vaccination Covid pour diverses raisons. Parmi celles‑ci, on peut citer les blessures causées par des vaccins antérieurs, la préférence pour des remèdes plus naturels, le manque de confiance dans les sociétés pharmaceutiques et les entités gouvernementales, et des inquiétudes sur la validité des études réalisées sur la sécurité des vaccins.

Un tiers des participants ont déclaré avoir été vaccinés dans leur enfance. Ce chiffre sous-évalue surement le nombre réel de participants vaccinés dans leur jeunesse, car un certain nombre ne s’en souvenaient probablement pas.

Dans l’ensemble, la cohorte était principalement sceptique quant à  la sécurité, l’efficacité et la nécessité des vaccins Covid, et non quant aux vaccins en général.

La discrimination

Entre 20 et 50% des répondants, selon leur lieu de résidence, ont déclaré avoir été victimes de médisance et de discrimination. Nombre d’entre eux ont été pris pour cible en raison de leur statut vaccinal, en particulier les participants basés en Europe, en Australie, en Nouvelle‑Zélande et en Amérique du Sud.

Ils ont été discriminés sur leur lieu de travail, par leurs amis, leurs proches ou par les autorités.

Les préjugés subis sur le lieu de travail ont entraîné de lourdes charges financières pour bon nombre de répondants. Par exemple, 29% des personnes interrogées en Australie et en Nouvelle‑Zélande ont perdu leur emploi au cours des cinq mois pendant lesquels l’enquête était menée.

Les résultats de cette enquête correspondent à ce que les personnes non vaccinées ont dû affronter dans le monde entier. Ceux qui n’ont pas succombé à la pression de leur entourage, à la propagande ou aux incitations ont alors été menacés via un ultimatum : se faire vacciner ou être licencié.

Selon un reportage de Fox News en septembre 2021, c’est ce qui est arrivé à Destiny Carpenter, anciennement infirmière au Colorado Canyons Hospital. Mme Carpenter fait partie des centaines d’infirmières américaines licenciées pour avoir refusé de se faire vacciner.

Mme Carpenter a été nommée trois fois pour le prix Daisy, qui récompense des soins infirmiers extraordinaires, au cours de son mandat à l’hôpital. Ce prix est décerné à l’infirmière la plus méritante pour avoir prodigué des soins compatissants à ses patients.

En février, FiercePharma a rapporté que plus de 15.500 travailleurs de la santé aux États‑Unis ont été licenciés, suspendus ou ont choisi de démissionner, ne voulant pas se faire vacciner.

Environ 40% des personnes interrogées, quel que soit leur âge, ont déclaré avoir connu des problèmes psychologiques légers ou modérés pendant la durée de l’enquête, tandis qu’environ 20% ont déclaré avoir connu des problèmes de santé mentale graves.

Dans l’analyse portant sur les problèmes de santé mentale de la cohorte, les scientifiques ont noté que le fardeau de santé mentale « peut être davantage associé à la réponse humaine à la pandémie, plutôt qu’à des réactions psychologiques, basées sur la peur, à toute menace posée par le virus SRAS‑CoV‑2 lui‑même ».

En d’autres termes, les problèmes de santé mentale des personnes interrogées résultent principalement de la stigmatisation et de la marginalisation sociale.

Les personnes non vaccinées coupables d’avoir aggravé la pandémie ?

Si l’étude donne un aperçu de l’expérience des personnes non vaccinées, elle soulève également des questions sur les affirmations selon lesquelles ceux‑ci constituent un lourd fardeau pour le système de soins de santé.

« Seuls 74 répondants sur les 5196 (1,4%) ayant déclaré une infection suspectée ou avérée par le SRAS‑CoV‑2 ont également déclaré avoir été hospitalisés à la suite de l’infection. Par conséquent, l’hospitalisation ou la consultation externe n’a été signalée que par 0,4% de la cohorte complète de l’enquête. Parmi ces personnes, 15 n’ont été hospitalisées qu’en ambulatoire, 15 autres ont été hospitalisées pendant moins de 3 jours, 26 ont été hospitalisées entre 3 et 7 jours, 11 entre 7 et 14 jours et seulement 10 pendant plus de 14 jours », peut‑on lire dans l’étude.

Bien que l’étude soit potentiellement sujette à des biais en raison du bassin de sélection, un rapport infection‑hospitalisation de 0,4% remet certainement en question de nombreuses affirmations selon lesquels les personnes non vaccinées ont surcharger le système de santé.

Une étude publiée dans le Journal of Public Health Management and Practice en mai 2021 a révélé que le ratio global d’infection‑hospitalisation de 2,1% variait davantage en fonction de l’âge, la race ou le sexe.

« Les estimations du ratio infection‑hospitalisation allaient de 0,4% pour les personnes âgées de moins de 40 ans à 9,2% pour les personnes âgées de plus de 60 ans. »

L’étude a également révélé que les taux d’hospitalisation basés sur le nombre de cas surestimaient le ratio infection‑hospitalisation par un facteur de 10, « mais cette surestimation différait selon les groupes démographiques, notamment l’âge ».

La plupart des répondants de la CGC ayant déclaré avoir attrapé le Covid‑19 n’ont que des symptômes légers et ont été malades moins d’une semaine. La fatigue et la toux étaient les symptômes les plus couramment enregistrés.

Outre le fait qu’ils n’étaient pas vaccinés, un autre caractéristique unique de la cohorte du CGC : leur propension à essayer divers traitements pour leurs infections au Covid‑19.

À contre‑courant

Les participants ont déclaré qu’un vaccin était superflu pour atténuer leurs symptômes : la plupart des infections étaient légères et ils se sont majoritairement tournés vers des remèdes naturels.

Les participants ont déclaré avoir choisi de soutenir naturellement leur système immunitaire en prenant des vitamines telles que le zinc, la vitamine C, la vitamine D ou la quercétine.

Une étude publiée en juin 2021 dans la revue Inflammopharmacology par une équipe internationale de chercheurs d’Inde, d’Italie et des États‑Unis, montre que l’utilisation de remèdes naturels est un choix scientifiquement fondé.

Cette étude a exploré les propriétés de renforcement du système immunitaire des vitamines et des minéraux dans la lutte contre les infections au Covid‑19. Les scientifiques ont constaté que, si elles étaient administrées à des doses quotidiennes plus élevées que celles recommandées, de nombreuses vitamines pouvaient réduire la charge virale et le risque d’hospitalisation.

La décision de combattre le Covid‑19 par des interventions non pharmacologiques de renforcement du système immunitaire peut également contribuer à expliquer pourquoi les taux d’hospitalisation des personnes non vaccinées dans l’étude étaient si faibles.

Qu’en est‑il de l’ivermectine ?

Une partie des participants ont également déclaré avoir pris de l’ivermectine, un antiparasitaire qui a été à la fois promu et vivement critiqué pour traiter le Covid.

Alors que l’ivermectine reste controversée, une méta‑analyse publiée en juin 2021 dans l’American Journal of Therapeutics affirme : « Des preuves modérées montrent que des réductions importantes des décès dus au Covid‑19 sont possibles en utilisant l’ivermectine. L’utilisation de l’ivermectine au début de l’évolution clinique peut réduire le nombre de maladies graves. La sécurité apparente et le faible coût suggèrent que l’ivermectine est susceptible d’avoir un impact important sur la pandémie de SRAS‑CoV‑2 au niveau mondial. »

Injection chez les nourrissons

Le 18 juin, les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont annoncé qu’ils autorisaient l’utilisation d’urgence des vaccins Moderna et Pfizer pour les bébés de 6 mois et plus. Environ 20 millions d’enfants américains se situent dans cette tranche d’âge.

Cette annonce a suscité des inquiétudes quant au fait que les effets secondaires du vaccin ne sont pas évalués par rapport aux avantages potentiels.

Au 12 juin, le système américain de signalement des effets indésirables des vaccins (VAERS) indiquait que les vaccins Covid‑19 avaient provoqué 1.301.354 effets indésirables et 28.859 décès. Un examen récent des rapports VAERS effectué par deux journalistes en Israël a révélé qu’il y avait eu 58 effets indésirables graves chez des bébés avant même le lancement de l’autorisation du vaccin chez les tout‑petits. Il n’était pas indiqué dans le VAERS comment ces enfants avaient reçu le vaccin avant l’heure, s’ils avaient participé à l’essai clinique de Pfizer ou autre.

Le Dr Verkerk est profondément inquiet par le fait que les CDC autorisent la vaccination d’enfants de moins de 5 ans. Il est titulaire d’une maîtrise et d’un doctorat de l’Imperial College de Londres et est coauteur de plus d’une soixantaines d’études dans le domaine de la santé, de l’agriculture et de l’environnement. Il est également coprésident du comité « Santé et humanité » du Conseil mondial de la santé. Il a déclaré à Epoch Times par courriel que de nombreux parents souhaitent vacciner leurs enfants, voulant faire le mieux pour leur enfants.

« Cependant, ils ont été induits en erreur quant aux données scientifiques connues, tant sur les avantages que sur les risques », a‑t‑il écrit. « Il pourrait y avoir des conséquences désastreuses à long terme pour certains enfants s’ils sont exposés à la protéine spike via le vaccin avant d’être exposés aux coronavirus en circulation, y compris le SRAS‑CoV‑2, ce qui, autrement, entraînerait une immunité acquise naturellement plus large et plus robuste. »

Pour le Dr Verkerk, c’est une question de choix et ceux qui ont compté sur l’immunité naturelle ou ont refusé les vaccins pour des raisons religieuses, médicales ou éthiques n’auraient jamais dû être discriminés.

« Nous venons d’assister à un terrible sabotage de l’éthique médicale, » a‑t‑il écrit.

L’autonomie de chacun aurait dû être respectée (le droit des adultes compétents et informés de prendre des décisions personnelles sur la façon dont ils veulent se soigner), personne n’aurait dû être puni, et les principes de bienfaisance et de justice n’auraient pas dû être bafoués, a‑t‑il conclu.

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