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Polémique sur la phrase d’Emmanuel Macron : La France devenue « une nation de 66 millions de procureurs »

Emmanuel Macron a regretté la "traque incessante de l'erreur" en France, devenue "une nation de 66 millions de procureurs", lors de l'annonce jeudi à Saclay d'un plan d'investissement national dans les technologies quantiques.

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Le Président Emmanuel Macron.

Photo: :JEAN-FRANCOIS BADIAS/POOL/AFP via Getty Images

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Durée de lecture: 4 Min.

Le chef de l’État a défendu l’action de l’exécutif tout en critiquant la « traque incessante de l’erreur » en France.
Emmanuel Macron a regretté jeudi la « traque incessante de l’erreur » en France, devenue « une nation de 66 millions de procureurs », lors de l’annonce le 21 janvier à Saclay (Essonne) d’un plan d’investissement national dans les technologies quantiques.
Dans une allusion aux nombreuses critiques sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, le chef de l’État a également estimé que « celui qui ne fait pas d’erreur, c’est celui qui ne cherche pas, qui ne fait rien ou qui mécaniquement fait la même chose que la veille », a-t-il déclaré lors de son discours sur le plateau de Saclay.

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« Une nation de 66 millions de procureurs »
Vantant ce plan d’investissement de 1,8 milliard d’euros, il a estimé que « cette stratégie assume la part de risques et d’erreurs ». « Et je le dis parce que ce qui va avec la défiance française c’est aussi cette espèce de traque incessante de l’erreur. C’est-à-dire nous sommes devenus une nation de 66 millions de procureurs. Ce n’est pas comme ça qu’on fait face à la crise ou qu’on avance », a-t-il dénoncé.
Emmanuel Macron a estimé que « l’un des problèmes de la France c’est la défiance », « largement documentée par beaucoup de chercheurs », a-t-il poursuivi, insistant aussi sur la nécessité de « toujours continuer à regarder l’horizon et préparer le lendemain ».
Exaspération dans la classe politique
Sur Twitter, les réactions n’ont pas tardé de la part de responsables politiques, fustigeant une nouvelle « petite phrase » du chef de l’État. « Virus ou pas, il y a au moins une chose qui ne change pas, c’est la propension d’Emmanuel Macron à vilipender les Français à tout bout de champ », a lancé la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.

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« Il perd ses nerfs », a renchéri le président des Patriotes, Florian Philippot.

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Côté LR, l’eurodéputée Nadine Morano a jugé « incroyable » ces déclarations du chef de l’État. « C’est incroyable de qualifier les Français de procureurs… l’erreur est excusable, ce qui ne l’est pas c’est de de ne pas en tirer les conséquences pour ne pas refaire les mêmes erreurs… »

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« Garant de l’unité nationale, il flétrit notre peuple en parlant avec autant de mépris. Inadmissible », selon le maire de Chalon-sur-Saône Gilles Platret.
Depuis le début de la crise du virus chinois, l’exécutif a été très critiqué sur sa gestion de l’épidémie, notamment sur les masques, les tests et désormais la campagne de vaccination, jugée trop poussive au démarrage.
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