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Rapport: 1850 pratiquants de Falun Gong détenus en deux mois en Chine

septembre 19, 2022 16:16, Last Updated: novembre 6, 2023 8:55
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Le Parti communiste chinois (PCC) a commencé à réprimer brutalement les pratiquants de Falun Gong à travers tout le pays en 1999, une persécution qui se poursuit encore aujourd’hui. Du 1er juillet au 31 août, au moins 1850 pratiquants de Falun Gong ont été harcelés, détenus, torturés, soumis à des tests sanguins forcés et privés de leurs biens personnels et de leurs pensions de retraite, selon un rapport publié le 13 septembre sur Minghui.org.

Minghui.org est une plateforme numérique d’information sur le Falun Gong qui répertorie les actions menées par le PCC pour persécuter les pratiquants de cette discipline en Chine.

Le Falun Gong, également connu sous le nom de Falun Dafa, est une discipline spirituelle qui permet d’améliorer le tempérament. Cinq exercices lents et paisibles sont accompagnés d’enseignements moraux basés sur la vérité, la compassion et la tolérance.

Selon le rapport de Minghui, en deux mois, le régime communiste a perquisitionné les domiciles de 614 pratiquants de Falun Gong, suspendu la retraite de 14 pratiquants et prélevé de force des échantillons de sang et de cheveux sur 31 pratiquants. Le rapport indique que 18 pratiquants de Falun Gong sont morts en détention ou chez eux après avoir été libérés de prison, en raison des tortures et des traitements sévères qu’ils avaient subis.

Pratiquants de Falun Gong participant à un rassemblement sur le National Mall, à Washington, le 21 juillet 2022, pour commémorer le 23e anniversaire du début de la persécution du Falun Gong par le régime chinois. (Samira Bouaou/Epoch Times)

La persécution du Falun Gong par le PCC a été lancée par le chef du PCC de l’époque, Jiang Zemin. Il considérait la popularité du Falun Gong comme une menace pour son pouvoir et pour le Parti.

En juin 1999, Jiang Zemin a créé deux appareils extrajudiciaires – le « Groupe de direction pour le traitement de la question du Falun Gong » et le bureau des opérations appelé « bureau 610 » – avec pour unique objectif l’éradication du Falun Gong.

Depuis 1999, les pratiquants de Falun Gong en Chine ont été soumis à la détention, à l’emprisonnement, à plus de 100 méthodes de torture, aux travaux forcés et aux prélèvements forcés d’organes.

Cas de persécution

Selon le rapport publié en septembre par Minghui, le PCC a intensifié ses opérations contre le Falun Gong à la veille du 20e Congrès national du Parti communiste chinois, prévu pour la mi-octobre de cette année. Ci-dessous quelques exemples de pratiquants de Falun Gong persécutés au cours des deux derniers mois.

Battue

Zhang Xiufen, une pratiquante de Falun Gong de Pékin âgée de plus de 70 ans, a été enlevée par la police de Qingta dans le district de Fengtai, à Pékin, le 5 juillet alors qu’elle rentrait chez elle. Quatre agents de la police régulière et quatre agents de la police auxiliaire l’ont battue au poste de police. Le centre de détention local a refusé de la prendre en charge, compte tenu de son état de santé.

Selon l’hôpital central de la China Aerospace Corporation, Mme Zhang présentait des fractures des vertèbres thoraciques, des côtes et des fractures par compression des vertèbres lombaires.

Détenue

Lyu Wei est une pratiquante de Falun Gong de la ville de Harbin, dans la province de Heilongjiang (nord-est). Mme Lyu a été enlevée de son appartement le 11 juillet lorsqu’une douzaine de policiers ont fait irruption chez elle. Les agents ont ensuite mis à sac son domicile et ont confisqué une boîte contenant environ 300 brochures sur le Falun Gong.

La police n’a pas présenté de mandat d’arrêt ni de mandat de perquisition.

Mme Lyu, ancienne professeure d’anglais dans un lycée, a été arrêtée en 1999, 2000 et 2007. Elle a perdu son emploi en 2007 pour avoir refusé de renoncer à sa croyance dans le Falun Gong.

Elle n’est pas autorisée à rencontrer un avocat ou sa famille, selon Minghui.

Lyu Na, la sœur de Lyu Wei, vit aux États-Unis. Elle a lancé un appel aux élus américains pour qu’ils aident à la libération de Lyu Wei.

Un fils pris en otage

Ma Ping, un pratiquant de Falun Gong âgé de 60 ans de la ville de Jilin, dans la province de Jilin, est tombé malade chez lui le 20 juillet. Il avait déjà été arrêté et emprisonné pendant quatre ans en 2009 à la prison de Gongzhuling, dans la province de Jinlin, où il avait été gravement torturé.

Plusieurs gardiens de prison ont utilisé des matraques électriques pour lui envoyer des décharges sur tout le corps, y compris ses parties génitales et son anus. Il a également été soumis à un gavage brutal, à des tortures sur le « lit de la mort » et à un isolement dans une petite cellule pendant un mois. Son corps porte les cicatrices de ces tortures et sa santé s’est détériorée. Régulièrement, il ne parvient à sortir qu’en fauteuil roulant à l’aide de son fils.

Dans la nuit du 20 juillet, des policiers ont brisé une fenêtre pour pénétrer dans la maison de Ma Ping alors que sa femme avait refusé d’ouvrir la porte. Voyant que M. Ma était en mauvaise santé, ils ont emmené son fils au poste de police en guise d’otage pour forcer son père à renoncer à sa foi dans le Falun Gong. Devant le refus de M. Ma de se soumettre, les policiers ont gardé son fils au poste de police tard dans la soirée du 23 juillet.

Vol d’argent et de biens personnels

Le 12 août, les pratiquantes de Falun Gong Li Chaoqun et Zhang Yixin (mère et fille) ont été kidnappées par la police dans le district de Chaisang, ville de Jiujiang, province de Jiangxi, et n’ont pas pu récupérer les 102.97 yuans (environ 15.000 euros) et les 2800 euros en espèces que la police avait confisqués.

Le 19 juillet à 20 heures, la police locale a enlevé Zhao Qingping et sa belle-mère, toutes deux pratiquantes de Falun Gong dans la ville de Wuchang, dans la province du Heilongjiang, à leur domicile.

Couverture de « Les vingt ans de persécution du Falun Gong en Chine ». (Minghui Pub.)

La police a mis à sac leur domicile et a confisqué une cinquantaine de livres sur le Falun Gong, un ordinateur de bureau, un ordinateur portable, deux imprimantes, deux lecteurs MP3, 30 clés USB, quatre téléphones portables et 373.000 yuans (environ 80.000 euros) en espèces qui avaient été récemment retirés de la banque pour aider le fils de Mme Zhao à acheter un appartement.

La police a refusé de lui rendre l’argent. La belle-mère de Mme Zhao a été libérée le lendemain matin. Mme Zhao a été maintenu en détention pour des raisons pénales.

La famille de Mme Zhao a engagé des avocats spécialisés dans la défense des droits de l’homme pour la défendre devant les tribunaux.

Ces exemples illustrent la persécution dont sont victimes les pratiquants de Falun Gong en Chine. En raison du pare-feu Internet instauré par le PCC et de la censure, il est impossible d’obtenir des informations complètes sur l’ampleur de la persécution.

Les parlementaires du monde entier appellent à la fin de la persécution

L’Inter-Parliamentary Alliance on China (IPAC) est constituée des représentants de divers partis de plusieurs pays démocratiques. L’IPAC a publié le 20 juillet une déclaration exigeant la fin de la persécution menée par le PCC à l’encontre des groupes religieux et des personnes emprisonnées pour avoir défendu leurs droits à la religion.

« Aujourd’hui marque l’anniversaire solennel du début de cette brutale campagne de persécution organisée par le régime chinois contre les pratiquants de Falun Gong. 23 ans plus tard, nous nous souvenons de tous ceux qui, en Chine, ont été privés de leur liberté de croyance religieuse », a déclaré l’IPAC dans son communiqué.

« Nous appelons une fois de plus nos gouvernements à se lever et à s’exprimer pour mettre fin à une telle répression. Le gouvernement chinois doit être tenu responsable du respect des droits de l’homme et de la liberté de croyance de tous ses citoyens. »

En tant que groupe international multipartite, le rôle de l’IPAC est d’œuvrer à ce que les pays démocratiques adoptent une position plus ferme à l’égard du PCC et de ses activités au niveau du commerce, de la sécurité et des droits de l’homme.

Li Jiesi et Minghui.org ont contribué à cet article.

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