BIEN-êTRE

La sagesse du non-effort

Progresser dans la vie ne nécessite pas toujours des efforts et du stress
mars 4, 2023 21:33, Last Updated: avril 28, 2023 20:27
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Pour ceux d’entre nous qui se trouvent constamment occupés et en activité, il est souvent difficile d’imaginer une vie avec moins d’efforts à faire.

La vie, c’est s’efforcer, pousser pour que les choses se produisent, essayer de rattraper le retard, surmonter l’inertie, essayer de rester au sommet des choses. Une approche du « non‑effort » peut sembler un peu absurde.

Mais on remarque que les gens constamment occupés sont assez tendus la plupart du temps. La mâchoire peut être douloureuse à force de serrer les dents, le torse est tendu, on est fatigué par tant d’activités, tout ressemble constamment à une lutte ou un marathon.

Que se passerait‑il si la vie était plus facile, plus détendue, si on était plus confiant dans le déroulement des événements ?

Explorons cette question et voyons les options qui s’ouvrent à nous.

Pour commencer, cet article n’est pas destiné aux personnes qui ont besoin de réduire un peu leurs efforts. Il n’est pas destiné aux personnes détendues, qui ont de la marge dans sa vie mais qui ont l’impression qu’elles ne se donnent pas la peine d’entreprendre des choses difficiles. Ces personnes‑là pour probablement faire davantage d’efforts dans certains domaines, mais cela nécessite une approche différente. Pour trouver l’approche qui convient le mieux, il faut faire le « bon effort » – ni trop, ni trop peu.

À quoi ressemble le non‑effort ?

Il est difficile de décrire ce qu’est le non‑effort, car il s’agit d’une chose absente. De même qu’il est difficile de décrire le vide – la définition ne peut que se borner à décrire une chose caractérisé par un manque, par le fait qu’il n’y a rien.

Prenons donc quelques exemples de ce à quoi le non‑effort peut ressembler.

La méditation : la méditation avec effort, c’est mettre beaucoup d’énergie pour rester concentré sur un point, se frustrer quand on s’en éloigne, transpirer à grosses gouttes en essayant de le faire correctement. La méditation sans effort consiste à s’asseoir de manière détendue, à prêter attention à ce qui se passe dans l’instant, à remarquer lorsque l’attention se porte sur des pensées, à observer les pensées pendant un moment avec la curiosité de regarder un nuage passer, puis à revenir facilement au moment présent. Ce n’est pas un effort nul, mais c’est beaucoup plus facile.

L’écriture : l’absence d’effort consiste à aller se promener et à prêter attention à ce qui vient à l’esprit comme sujet d’écriture, et à faire confiance à cela. Puis il est question de s’asseoir dans un endroit calme, sans distractions, et laisser les mots jaillir. Parfois, rien ne vient, alors il n’y a qu’à rester assis et respirer, jusqu’à ce que quelque chose vienne. Puis on laisse couler les mots du bout des doigts. Ce n’est pas un effort zéro, mais ce n’est pas non plus un effort tendu.

Les projets : il est question d’inviter d’autres personnes à travailler sur le projet, de mettre en place la structure et de présenter le projet tous ensemble. Cela peut ressembler à une pièce de théâtre. Ensuite, il n’y a qu’à organiser une activité entre les réunions, et une autre réunion dans un avenir proche. À chaque étape, on peut apporter une dimension ludique et créative. On prend les décisions sans effort en choisissant avec le cœur et en se faisant confiance. Le projet commence à se développer comme un jardin entretenu avec joie.

Ce n’est pas ce à quoi le non‑effort doit ressembler. Ce sont des exemples de ce à quoi il pourrait ressembler. En vérité, il se présente comme il se présente lorsqu’on s’exerce, même en incluant un certain effort.

Voir la sagesse dans le non‑effort

Le non‑effort ne consiste pas seulement à se faciliter la vie, même si c’est un avantage considérable. Bien sûr, il est question de ne plus être dans une lutte permanente, mais il s’agit de bien plus que cela.

Quelque chose de différent émerge lorsqu’on se relâche dans le non‑effort. Pas seulement un résultat différent, mais une sagesse différente.

Dans l’exemple de la méditation ci‑dessus, dans le premier modèle, celui de l’effort, on pourrait en réalité s’améliorer dans la concentration sur un seul point, avec beaucoup d’effort. Mais dans le second modèle, sans effort, on accède à une partie de soi‑même pleine de confiance, qui a une relation différente avec le monde. Elle voit la beauté du monde tel qu’il est, et se comprend comme faisant partie de ce miracle.

Et si nous commencions à cultiver ce type de relation avec la vie, en nous détendant un peu, en poussant moins et en reprenant notre place dans le flux de l’existence ?

Comment pratiquer le non‑effort ?

Ceux que cette approche intéresse, ou qui sentent qu’elle pourrait les aider, se demandent probablement comment s’y prendre.

La première étape consiste à remarquer quand on fait des efforts. Ce n’est pas nécessairement une erreur de poursuivre ce qu’on est en train de faire, mais il faut simplement remarquer qu’on ressent une contraction de l’estomac, la mâchoire serrée, un froncement de sourcils ou une tension générale. Il faut juger le degré de tension ressentie. Quelle peur est à l’origine de cela ? Il est question de regarder cette peur.

Ensuite, il faut faire une pause, respirer un moment et détendre son corps. Se laisser aller dans l’instant présent, dans tout ce qui se trouve là : les émotions, les craintes d’être en retard, les pensées, l’envie d’en finir.

Il faut alors réfléchir sur ce qui pourrait émerger du non‑effort. Lorsqu’on est détendu, qu’on respire plus profondément, qu’on est calme.

Ayez confiance dans le fait que quelque chose va émerger. Une idée, une clarté, un choix du cœur, quelque chose vers lequel vous êtes appelé.

Alors faites confiance à cela. Laissez‑le émerger et se déployer. Vous pouvez agir à partir de là, mais faites en sorte que ce soit à partir d’un endroit détendu mais dévoué.

Cela demande de la pratique. Et faites en sorte que cette pratique ne soit pas pénible – détendez‑vous simplement et laissez‑vous aller à cette pratique, encore et encore.

 

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