Scandale Buitoni : après la mort de son enfant de 8 ans, un père interpelle Olivier Véran

Par Emmanuelle Bourdy
14 mai 2022 08:57 Mis à jour: 14 mai 2022 08:57

Yohan, le père d’un enfant mort après avoir mangé une pizza Fraich’Up de Buitoni, est venu témoigner ce jeudi 12 mai sur RMC. Il demande au gouvernement « des actions fortes et que tout cela n’arrive plus ».  

Dans l’émission Apolline Matin sur RMC, le père de Nathan s’est livré sur le décès de son fils. L’enfant avait consommé une pizza surgelée de la marque du groupe Nestlé, il en est mort quinze jours plus tard.

« Que des sanctions soient prises à l’encontre des industriels qui ne respectent pas les règles »

Les faits remontent au 4 février dernier. Ce soir-là, Nathan avait mangé une pizza Buitoni de la gamme Fraich’Up, que son père avait achetée. Mais quelques jours plus tard, le garçon a dû être hospitalisé en urgence et tout s’est accéléré. « Je n’oublierai jamais ce 17 février, quand l’hôpital m’a appelé en urgence. J’ai trouvé mon fils Nathan dans son lit avec une personne debout en train de le masser. Il en était à son deuxième arrêt cardiaque de la soirée. C’est la dernière image que j’ai de mon fils », a-t-il raconté à RMC.

Très éploré par la mort subite de son fils, Yohan a expliqué avoir éprouvé un sentiment de culpabilité. « J’ai eu le sentiment d’assassiner mon fils », confie-t-il. « Moi j’ai fait un enfant pour en prendre soin, pas pour qu’il meure à 8 ans. Cela fait depuis le 18 février que mon enfant est parti, tous les jours je trouve la force pour me lever mais ce n’est pas facile », a-t-il ajouté.

Yohan, comme d’autres familles impactées, souhaite une réaction du ministre de la Santé. « Monsieur Véran ne fait rien. On attend tous qu’il prenne la parole et qu’il arrête de se défiler, que des sanctions soient prises à l’encontre des industriels qui ne respectent pas les règles. Il faut prendre position pour qu’il y ait des actions fortes et que tout cela n’arrive plus », a réclamé le père de famille.

56 cas graves d’intoxication alimentaire répertoriés, dont deux mortels

Juste après le témoignage de Yohan, Olivier Véran s’est exprimé. « C’est poignant, je m’associe pleinement à la douleur de ce père », a-t-il signifié. Il a précisé qu’en raison du secret médical il n’avait « pas le droit » de contacter les familles des victimes, ajoutant que si ces dernières souhaitent le contacter directement, il leur répondra. Yohan a aussitôt réagi. Il compte bien demander à rencontrer le ministre de la Santé ainsi que celui de l’Économie. Il se fera accompagner de son avocat, Maître Pierre Debuisson.

Selon les autorités, 56 cas graves d’intoxication alimentaire ont été répertoriés, dont deux mortels. Il s’agit d’enfants âgés de 1 à 17 ans. Si le parquet de Paris ne s’est officiellement saisi que de 11 plaintes, au moins 35 ont été déposées, certaines pour « homicides involontaires », « blessures involontaires » et « tromperie sur une marchandise », rapporte encore RMC. Par ailleurs, dans cette affaire, aucun juge d’instruction n’a été désigné, bien que les familles des victimes et leurs avocats le réclament. Au total, trois gammes de la marque Buitoni sont mises en cause.

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