OPINION

Comment le progressisme est en train de ravager notre société

juillet 25, 2019 16:29, Last Updated: juillet 26, 2019 20:44
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États-Unis – Chaque année, la société devient de plus en plus sombre à mesure que la moralité décline. Le fait de voir défiler sur scène des petits garçons de 10 et 12 ans, vêtus comme des drag-queens, jouant des rôles de strip-teaseuses et financés à l’échelle nationale par la chaîne américaine CBC, est une indication que quelque chose ne va pas du tout. Récemment, l’euthanasie, la marijuana et les clubs sexuels ont été légalisés aux États-Unis. Le mariage a été redéfini et l’unité familiale est attaquée, l’utilisation de mots tels que « mère » et « père » étant découragée.

Notre système éducatif a abandonné la vérité et l’a remplacée par le relativisme, l’idée que la vérité absolue ne doive pas être poursuivie. Les institutions ont jeté la science, la biologie et la chimie à la poubelle en faveur de la théorie de la fluidité entre les sexes, qui permet de changer son sexe sur un coup de tête. La liberté individuelle a été remplacée par de l’étatisme. La religion est maintenant ridiculisée dans la société.

Cela va de mal en pis. Des juges nommés et non élus font des lois de politique sociale contraires à la vérité historique et aux valeurs traditionnelles. Si quelqu’un ose exercer la liberté d’expression, cela est considéré comme une offense à la société et on se moque souvent de lui, on le hue, l’empêchant de se faire entendre ou même on l’attaque. La croyance en Dieu est bafouée dans les salles d’enseignement supérieur.

Comment en est-on arrivé là ? Certains estiment que c’est la progression naturelle de la société ; cependant, il n’y a aucune preuve empirique ou historique pour appuyer une telle affirmation. La réponse est claire : Fredrick Nietzsche, Karl Marx, Fredrick Engels, Charles Darwin, Sigmund Freud et Michel Foucault ont commencé une révolution socialiste qui transforme les fondements culturels de la société. De vastes secteurs de la société sont maintenant dominés presque exclusivement par leur philosophie, y compris les universités, les médias, la bureaucratie et la magistrature.

L’économiste britannique John Maynard Keynes a souvent cité la déclaration de Vladimir Lénine selon laquelle : « Il n’y a pas de moyen plus subtil et plus sûr de renverser les bases de la société que de corrompre la monnaie. Le processus dirige toutes les forces cachées du droit économique vers la destruction, et le fait d’une manière que pas un homme sur un million n’est capable de diagnostiquer. » « Ce même principe est à l’œuvre aujourd’hui, non pas économiquement mais socialement. Alors que les socialistes s’attaquent aux forces cachées du relativisme moral, ils détruisent le tissu de notre société – et pas un seul sur un million ne le reconnaît. »

Karl Marx a enseigné que le socialisme est un état social de transition entre le renversement du capitalisme et la réalisation du communisme. Billy Graham nous a mis en garde contre ce changement culturel en 1954 lorsqu’il a déclaré que le communisme « est là pour rester ». « C’est une bataille à mort : soit le communisme doit mourir, soit le christianisme doit mourir. […] Politiquement, un communiste est celui qui croit que l’État est suprême et que l’individu n’existe que pour le bien-être de l’État, détruisant ainsi le statut donné par Dieu de la dignité de l’individu. »

Les philosophes socialistes ont habilement dissimulé leurs principes dans une pensée naturelle soutenue par la science. Fredrick Nietzsche est considéré comme le Moïse du socialisme. Il a déclaré que Dieu était mort, il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter des conséquences de vos actes. Il n’y a ni jugement, ni enfer, ni punition éternelle pour un comportement immoral, alors vous pouvez faire ce que vous voulez, suivre votre instinct, profiter de ce que vous pouvez, et ensuite prendre votre vie quand le plaisir s’épuise.

Il a également fait valoir qu’il n’y a pas de récompense pour une bonne conduite, donc vous pouvez vous amasser des plaisirs et des excès sans égard pour les autres. La pensée nihiliste soutient qu’Adolf Hitler et Mère Teresa reçoivent le même sort à la fin. Une telle pensée est attrayante pour ceux qui désirent suivre leurs penchants plutôt que de tempérer leurs actions à un code moral. En d’autres termes, faites ce que vous voulez, vivez et laissez vivre, mangez, buvez et soyez joyeux, car demain vous mourrez.

Résultats catastrophiques

Le résultat de cette révolution devient catastrophique. Le taux de suicide monte en flèche un peu partout dans le monde. À titre d’exemple, citons les quelque 200 tentatives de suicide par jour au Canada. En 2015, Statistiques Canada a signalé que plus de 10 % de sa population, soit environ 3396 000 personnes de plus de 12 ans, envisageaient de s’enlever la vie. Le suicide chez les jeunes et les jeunes adultes est particulièrement préoccupant, étant la deuxième cause de décès en importance et la neuvième cause de décès en général.

Parmi les autres résultats, mentionnons la dépression, la toxicomanie, les agressions sexuelles et les fusillades dans les écoles. Au Canada, une femme sur trois est victime d’agression sexuelle au cours de sa vie, selon le gouvernement fédéral.

15 % des jeunes deviendront cliniquement déprimés et 10 % sont connus pour consommer des opioïdes et des psychotropes. Le meurtre de masse par ceux qui imitent les divagations insignifiantes de la vie des tireurs de la fusillade de Columbine, une tuerie en milieu scolaire, est devenu un phénomène courant. Les clivages raciaux s’accentuent en raison de l’enseignement de Darwin sur les « races favorisées » à partir de L’origine des espèces par la sélection naturelle, ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie (On the Origin of Species by Means of Natural Selection, or the Preservation of Favoured Races in the Struggle for Life), ouvrage qui est devenu le fondement de la pensée dans la plupart de la société.

Fait remarquable, la liberté d’expression, la pensée critique, la raison, la rationalité et la vérité objective sont devenues des ennemis de l’État. Le post-modernisme a maintenant qualifié cette pensée de misogynie, de sectarisme, de racisme et de haine dans une tentative de réduire au silence l’opposition. Si vous citez des statistiques, vous serez condamné. Si vous visez la pensée raisonnable, vous serez attaqué.

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Il n’est pas permis de présenter de façon critique des données empiriques dans le but de se rapprocher de l’authenticité. Tout doit être subjectif et correspondre au discours progressiste. Les progressistes radicaux ne peuvent pas argumenter les mérites de l’insignifiance ou les avantages de l’amoralité, alors ils ont recours aux injures, cette tactique classique de l’intimidation dans les cours d’école : l’utilisation d’injures racistes et d’expressions stéréotypes sont très courantes.

Les 100 dernières années ont été les plus meurtrières de l’histoire de l’humanité, avec près de 200 millions de personnes massacrées par la guerre. Presque toutes ces guerres ont été menées par des dirigeants proclamant la philosophie socialiste. Vladimir Lénine, Joseph Staline, Adolf Hitler, Mao Zedong et Pol Pot ont tous claironné l’absence d’un créateur, la théorie de l’évolution, l’opposition systématique à la morale religieuse et le caractère aléatoire de la vie. Il en a résulté des décès et des souffrances humaines massives, conséquences logiques de l’immoralité et de l’insignifiance.

La guerre n’est pas le principal mécanisme du socialisme de ce siècle. Cela est passé à un niveau beaucoup plus profond et est en voie de récolter des conséquences tout aussi dévastatrices. Le philosophe Max Horkheimer a déclaré que « la Révolution n’aura pas lieu avec des fusils, mais progressivement, année après année, génération après génération. Nous infiltrerons progressivement leurs institutions éducatives et leurs bureaux politiques, les transformant lentement en entités marxistes à mesure que nous avancerons vers l’égalitarisme universel ».

Il y a une bataille qui fait rage pour l’âme de notre société. Ce n’est pas une bataille de chair et de sang, mais une lutte entre la liberté et le progressisme. Ne vous y trompez pas, les progressistes ont maintenant le dessus et sont prêts à intervenir pour tuer : voilà le but du socialisme à grande échelle.

Le Dr Charles McVety est président du Collège universitaire chrétien du Canada et de la School of Graduate Theological Studies à Whitby, en Ontario, Canada.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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