FAITS DIVERS

Un trentenaire amoureux d’une femme fictive avoue avoir tué sa concubine

mars 13, 2024 15:20, Last Updated: mars 13, 2024 15:22
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Un trentenaire déféré lundi en vue de sa mise en examen, a avoué avoir tué sa compagne le 28 janvier à Beussent (Pas-de-Calais) afin de concrétiser une relation virtuelle avec une femme qui s’est avérée être un escroc aux sentiments, un « brouteur ».

Placé en garde à vue, l’homme a reconnu avoir prémédité le meurtre de sa compagne, dans l’espoir de pouvoir « concrétiser » sa relation virtuelle nouée sur internet, a indiqué le procureur de Boulogne-sur-Mer, Guirec Le Bras, dans un communiqué.

Le 28 janvier dans la matinée, le corps d’une jeune femme avait été retrouvé à son domicile de Beussent, présentant des « traces de blessures au niveau du torse », selon le procureur de Boulogne-sur-Mer. Une enquête pour « homicide volontaire » a été confiée à la section de recherche de Lille et à la brigade de recherche de la compagnie de gendarmerie d’Écuires.

La victime née en 1995, et le mis en cause né en 1994 vivaient en concubinage et un mariage était en projet, a indiqué à l’AFP le procureur de la République. Selon les informations du Parisien, il occupait un poste d’agent d’entretien des espaces verts dans une mairie d’une commune voisine, tandis que sa compagne était secrétaire médicale dans un centre hospitalier. Le couple envisageait de se marier et d’avoir un enfant.

Un escroc aux sentiments

Le concubin, qui a alerté les gendarmes, déclare dans un premier temps avoir retrouvé sa compagne décédée en rentrant de la boulangerie, émettant l’hypothèse d’un vol qui aurait mal tourné « au regard de la disparition d’une tire-lire, » précise le procureur dans un communiqué.

Mais l’enquête a écarté cette hypothèse et mis en cause l’homme, qui « entretenait une relation affective sur internet » avec une personne dont il ne connaissait pas la véritable identité.

Selon Le Parisien qui a révélé les faits, cette personne se présentait sur Facebook sous le profil de « Béatrice Leroux, commerçante (sic) à Brest ». Cette amante virtuelle s’est avérée un personnage fictif crée par un escroc aux sentiments, un « brouteur », poursuit le communiqué du parquet, ajoutant que le mis en cause avait versé 2200 € à cet escroc, « localisé selon les premières investigations en Côte d’Ivoire ».

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