Une adolescente ayant subi une double mastectomie regrette son « parcours transgenre »

Par Brad Jones
2 juillet 2022 21:57 Mis à jour: 3 juillet 2022 03:52

Une jeune fille de 17 ans regrette d’avoir subi l’ablation de ses deux seins suite à de prétendus « soins d’affirmation du genre ». Elle a témoigné devant une commission de l’Assemblée de Californie le 28 juin, exhortant les parlementaires de l’État à rejeter le projet de loi proposé qui ferait de la Californie un État sanctuaire pour les transgenres.

« J’ai été médicalement transitionnée de 13 à 16 ans », a déclaré Chloe Cole, de la Central Valley, au comité de sécurité publique, affirmant avoir subi des conséquences irréversibles à la suite d’opérations chirurgicales et de traitements hormonaux.

La commission a adopté le controversé projet de loi 107 du Sénat, qui, selon ses partisans, « offre un refuge » aux jeunes transgenres, à leurs parents et à ceux qui défendent et fournissent des « soins de santé d’affirmation du genre » aux mineurs.

Le projet de loi interdirait aux forces de l’ordre d’arrêter ou d’extrader des parents accusés dans d’autres États ou nations de maltraitance d’enfants ou d’autres crimes liés au fait de permettre à des enfants mineurs de recevoir ces traitements médicaux.

Une commission de l’Assemblée de Californie adopte le projet de loi 107 du Sénat à Sacramento, le 28 juin 2022. (Capture d’écran)

Chloe Cole a déclaré que lorsqu’elle était plus jeune, ses parents l’ont emmenée chez un thérapeute qui a « affirmé mon identité masculine » et a « balayé » les préoccupations concernant l’efficacité des hormones, des bloqueurs de puberté et des opérations chirurgicales.

« On a fait peur à mes parents avec la menace du suicide pour me faire avancer dans ma transition. »

À l’âge de 15 ans, elle a dit à son thérapeute qu’elle voulait se débarrasser de sa poitrine. On l’a alors envoyé suivre un cour sur la chirurgie esthétique avec une douzaine d’autres filles de son âge ou plus jeunes.

« Aucune d’entre nous n’est devenue un homme, on fuyait juste le sentiment inconfortable de devenir une femme. »

Elle a subi l’opération et son endocrinologue lui a prescrit des bloqueurs de puberté et de la testostérone injectable après deux ou trois rendez‑vous.

« Bien que j’aie un thérapeute et que j’aie suivi le meilleur cours de chirurgie, je ne comprenais vraiment pas toutes les ramifications des décisions médicales que je prenais. J’étais incapable de comprendre, et tout était toujours banalisé. » D’un autre côté, mes parents ont été poussés à poursuivre mon prétendu « parcours transgenre » avec la menace du suicide.

« Je ne serai jamais capable d’allaiter un enfant. J’ai des caillots de sang dans les urines. Je suis incapable de vider complètement ma vessie. Je ne sais pas encore si je suis capable de porter un enfant à terme. En fait, même les médecins qui m’ont mise sous bloqueurs de puberté et testostérone ne le savent pas. »

Elle a exhorté le comité à rejeter le projet de loi sur l’État sanctuaire trans et à mettre en place des garanties afin que des expériences « douloureuses » comme la sienne ne se répètent pas.

« Les enfants ne peuvent pas consentir. »

Erin Friday, une avocate, a plaidé contre le projet de loi, affirmant qu’il est inconstitutionnel pour la Californie de ne pas respecter les lois des autres États.

Elle a affirmé que le SB 107 n’offrirait pas seulement un sanctuaire aux parents qui fuient la loi dans d’autres États, mais ferait de la Californie un refuge pour tous les enfants qui veulent avoir accès à la médecine et à la chirurgie transgenre.

« Aucune question n’est posée. Pas de véritable évaluation de la santé mentale, pas de diagnostic minimal et pas de consentement parental. Tant que l’enfant mineur peut se rendre en Californie, il peut commander tout type de traitement irréversible. »

Erin Friday lors d’une réunion de la commission de l’Assemblée à Sacramento, le 28 juin 2022. (Capture d’écran)

Mme Friday, est la mère d’un adolescent qui a souffert de ce qu’on appelle la dysphorie de genre à déclenchement rapide, mais qui ne s’identifie plus comme trans. Selon elle, le SB 107 serait une grave erreur qui ne ferait qu’aggraver le « plus grand scandale médical de l’histoire » et propager l’idéologie transgenre, qu’elle décrit comme une « contagion sociale ».

Le sénateur d’État Scott Wiener (Parti démocrate‑San Francisco), auteur du projet de loi, a déclaré que celui‑ci visait à protéger les familles, les jeunes transgenres et les professionnels de la santé contre les poursuites pour maltraitance des enfants dans d’autres États.

Le Texas, par exemple, sévit contre l’utilisation de bloqueurs de puberté, d’hormones transsexuelles sur des mineurs et, dans certains cas, contre la chirurgie de genre sur des mineurs.

Ces parents, qui essaient simplement de bien faire pour leurs enfants, de les accepter tels qu’ils sont et de les soutenir, se voient dire : « Vous êtes un criminel de faire cela », a déclaré M. Wiener. « C’est dégoûtant ; c’est méprisable, et la Californie ne devrait pas prendre part à cela. »

Le sénateur d’État Scott Wiener (Parti démocrate-San Francisco) lors d’une audition de la commission de l’Assemblée sur le projet de loi 107 du Sénat, à Sacramento, le 28 juin 2022. (Capture d’écran)

Martin Campos, des Trans Family Support Services, a déclaré que le groupe travaille actuellement avec des résidents de l’extérieur de l’État qui doivent décider s’ils doivent ou non « déraciner leur famille et leurs moyens de subsistance pour chercher refuge dans un État ouvert comme la Californie » afin de fuir la « législation antitrans ».

« Les parents ne devraient pas avoir à craindre de faire face à des ramifications juridiques alors qu’ils cherchent à obtenir des services d’affirmation du genre médicalement nécessaires pour leur jeune. Les jeunes ne devraient pas non plus avoir à endurer le traumatisme créé par le fait que leurs parents doivent faire face à ces ramifications », a déclaré M. Campos. « Tout ce que ce projet de loi cherche à faire, c’est de permettre aux jeunes transgenres de s’épanouir. »

Ebony Harper, directrice exécutive de California Transcends, a partagé une histoire personnelle avec le comité.

« Je m’identifie comme la femme trans noire », a déclaré Mme Harper. « … J’étais une jeune transgenre à 13 ans. J’ai grandi dans le centre‑sud de la Californie et à 13 ans, j’ai été mise à la porte de ma maison, ce qui était l’histoire de la plupart des personnes transgenres de mon époque, si vous étiez entre les intersections particulières d’être noir et transgenre. J’ai passé de nombreuses années dans la rue, dans des institutions, car c’était l’âge des ténèbres. Les personnes transgenres étaient considérées comme des personnes souffrant de troubles mentaux et ne pouvant avoir de rôle dans la société. »

Dans les années 1990, beaucoup de personnes transgenres sont mortes parce qu’elles ne recevaient pas les soins de santé dont elles avaient besoin, mais aujourd’hui, la communauté transgenre en Californie est florissante et prospère, dit Mme Harper.

« La fille que j’étais à 13 ans pensait qu’elle allait mourir avant d’atteindre 21 ans. Et me voilà, à la quarantaine, en train de plaider pour la cause transgenre, toujours forte et bénéficiant du soutien de sénateurs comme Scott Wiener, du lieutenant‑gouverneur et d’autres membres du gouvernement. »

« Je pense que la transgression transcende la politique », a ajouté M. Harper. « …Et donc vous avez vu que notre communauté a récemment été politisée, ce qui cause beaucoup de traumatisme et de douleur dans notre communauté. »

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