Vaccination obligatoire : 15.000 soignants suspendus et 2.000 démissions

Photo: : Sergio Flores/Getty Images
Dès ce samedi 16 octobre, tous les personnels soignants devront présenter un schéma vaccinal complet pour pouvoir continuer à exercer, auquel cas ils seront suspendus. Une situation qui risque d’aggraver le manque de personnel.
Selon le site service-public, à partir de ce samedi 16 octobre 2021, les soignants devront présenter « un schéma vaccinal complet », au risque d’être « suspendus » et donc ne plus pouvoir se rendre à leur travail ni d’être rémunéré s’ils ne sont pas double-vaccinés.
Mercredi 13 octobre, Olivier Véran, le ministre de la Santé, a indiqué sur FranceInfo qu’environ 2,7 millions de professionnels de santé étaient concernés. Et que sur la totalité, seuls 15.000 soignants, soit 0,6%, ne sont actuellement pas vaccinés. « C’est un pourcentage très faible. Le plus important, c’est que les hôpitaux n’ont pas fermé. Les Ehpad n’ont pas fermé. Il n’y a pas eu de transfert massif de malades et tout le monde a été responsable », a-t-il précisé.
Aussi, le ministre de la Santé a indiqué que seul 0,1% des professionnels ont pris la décision de démissionner, soit entre 1.500 et 2.000 personnes. Quant au 15.000 autres, ils ont déjà été suspendus, a rapporté Actu.fr.
Voyant ce chiffre inférieur à 1%, Olivier Véran a affirmé : « C’est très peu : quand l’obligation vaccinale a été décidée, il n’y avait que 60% des soignants qui étaient à jour de leur vaccination. Aujourd’hui, on parle de plus de 99%, donc cela a fonctionné ».
Toutefois, bien que très faible, ce petit pourcentage n’en reste pas moins important.
En effet, depuis l’annonce de ce nombre, les représentants des soignants s’inquiètent : « Il manque déjà 100.000 soignants dans nos établissements. Alors si on en suspend 15.000, la situation va encore plus s’aggraver. Ils sont indispensables », a déploré Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France et médecin au Samu 93.
Un autre problème, selon Christophe : c’est que des lits ferment tous les jours dans les hôpitaux. Les patients seront donc les premiers impactés par cette situation.
« Il y a quelques mois, le gouvernement ne voyait aucun problème à mobiliser les soignants positifs au Covid. Aujourd’hui, les politiques doivent prendre leurs responsabilités », a déclaré Christophe, qui demande désormais à ce que les soignants non vaccinés restent en poste tant qu’ils ne seront pas remplacés.
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